Visualisation du fichier CSV pour l'export des fiches de type : Formulaire de saisie HOFRAME - Total des fiches : 88
"datetime_create","datetime_latest","Nom Usuel","Dénomination","Type d'Etablissement *","Département *","Adresse postale","Lieu-dit","Numéro INSEE (code officiel géographique 2019) *","Code postal *","Ville","Ancien diocèse","Doyenné","Ancienne paroisse","Date de première mention","Certitude des dates de 1ère mention *","Date de dernière mention","Certitude des dates de dernière mention *","Localisation sur le terrain","Coordonnées Lambert","Topographie du site actuel","Microtoponymie","Description des vestiges","Mobilier archéologique","Fouilles archéologiques","Cimetière proche","Population de l'établissement","Centre d'examen de la lèpre","Règle, statut, règlement","Sceau","Mention dans les pouillés","Première reconnaissance pontificale","Première reconnaissance ecclésiastique","Première reconnaissance autorité laïque","Temporel","Pratiques Religieuses","Mutation institutionnelle","Devenir de l'établissement","Sources manuscrites","Sources imprimées","Iconographie","Cartes et Plans","Etat du bâti *","Source Site Internet","Bibliographie","bf_latitude *","bf_longitude *","Email *","Commentaires"
11/05/2020 14:03:59,11/05/2020 14:03:59,"Hôpital de Chorges",,"Hôpital","Hautes-Alpes (05)","mairie","mairie","05040","05230","Chorges","Diocèse d'Embrun","","","1382-01-01","","2020-06-07","","","","","",,"","","","","","","","//Item, hospitale de Caturicis // Compte de décimes de 1382. Pouillés d'Aix, Arles et Embrun - Clouzot - 1923",,,,"","","","","","","",,"Autres","","","44.5457287","6.2750914","didier.cremades@univ-lyon2.fr",""
11/05/2020 14:26:47,11/05/2020 14:30:25,"Hôpital sans vocable - Saint Laurent du Var",,"Hôpital","Alpes-Maritimes (06)","mairie","mairie","06123","06700","Saint-Laurent-du-Var","Vence","","","1351-01-01","","2020-06-07","","","","","",,"","","","","","","","Compte de décimes de 1351: //Preceptor hospitalis de Varo// Pouillés d'Aix, Arles et Embrun - Clouzot - 1923
Compte de procurations de 1376: //Preceptor hospitalis de Varo impotens nec habet curam// Pouillés d'Aix, Arles et Embrun - Clouzot - 1923",,,,"","","","","","","",,"Autres","","","43.675190799999996","7.191851118751976","didier.cremades@univ-lyon2.fr",""
11/05/2020 14:44:49,11/05/2020 14:46:04,"Infirmerie - Pignans",,"Infirmerie","Var (83)","mairie","mairie","83092","83790","Pignans","Aix en Provence en 1274 puis Fréjus en 1351. ","","","1274-01-01","","1351-01-01","","","","","",,"","","","","","","","Compte de décimes de 1274 et 1363: //Infirmarius Piniacensis// Pouillés d'Aix, Arles et Embrun - Clouzot - 1923",,,,"","","","","","","",,"Autres","","","43.301082","6.228775188095238","didier.cremades@univ-lyon2.fr",""
18/05/2020 11:27:31,18/05/2020 11:27:31,"Hôpital Saint-Esprit",,"Hôpital","Maine-et-Loire (49)","mairie","mairie","49007","49000","Angers","","","","1288-01-01","","1710-01-01","","","","","","","","","","","","","","////Cette ville reçut, dès le courant du XIIIème siècle, une colonie de l'hôpital de Dijon. La maison était déjà florissante en 1288 et dépassait son chef par le nombre de ses filiations. Elle jouissait à ce moment là d'une léproserie en dehors des portes de la ville, de l'hôpital du Lion d'Angers et des maladreries d'Ambillou, Brissac, Chemillé, Fontis Londone, Longué, La Magdeleine, Mérannes, Pont de Cé, Les Rosiers, Sablé et Teurdres. Malgré son importance, Angers fut toujours sous la dépendance de Dijon. L'ordre de Saint Lazare en prit possession, en vertu de l'édit de 1672. Mais le recteur de Dijon, frère Joseph Dupont, ayant prouvé son droit par une suite de titres, par devant l'Intendant, M de Chauvelin, obtint en 1710 un arrêt qui lui rendit cette maison dans laquelle quatre frères donnaient l'hospitalité à 250 pauvres (Arch Nat M45, S4913). Voici les noms de quelques recteurs: frères françois Hudrin, nommé e 1519. Bulles, à partir de Grégoire IX (1372)",,,,"","","","","","","",,"Autres","https://archive.org/details/histoiredelordr00brungoog/page/n379/mode/2up","","47.5679214","-0.4190696","didier.cremades@univ-lyon2.fr",""
24/05/2020 15:25:59,24/05/2020 15:58:55,"Hôpital de la Caritat",,"Hôpital","Aude (11)","rue du four  ","","11296","11120"," Pouzols-Minervois","","","","1362-11-30","Année confirmée","1683-11-30","","","","","","bâtiment barlong d'architecture type XIV ième ","","","","","","","","",,,,"","","","","","","",,"Changement de destination","","","43.287702509814295","2.8233566959347383","didier.cremades@univ-lyon2.fr",""
20/05/2020 20:01:57,26/05/2020 20:56:56,"Maladrerie Saint-Nicolas d'Evreux ",,"Léproserie","Eure (27)","15 rue du Carmel","Néant","27299","27930","Gravigny","Evreux","Doyenné de la Croix-Saint-Leufroy. Archidiaconé d'Evreux. ","Gravigny (Saint-Sulpice). Patronage de l'abbaye de la Sainte-Trinité-du-Mont de Rouen.","1137-01-01","Année approximative","","","Voir travaux de B. Tabuteau dans la bibliographie.","Coordonnées Lambert 93 en km, au centre de l'enclos : X = 565,45 ; Y = 6883,76.","Alt. 57,65 m au centre de l'enclos. Vallée de l'Iton, en aval et au nord d'Evreux. Espace périurbain, encore en partie champêtre. Voir travaux de B. Tabuteau dans la bibliographie.","Néant","Voir travaux de B. Tabuteau dans la bibliographie.","Néant","Néant","Cimetière mentionné au XVIe siècle. Voir travaux de B. Tabuteau dans la bibliographie.","Voir travaux de B. Tabuteau dans la bibliographie.","Néant","Règlement des bourgeois d'Evreux pour la léproserie. Ordonnance du bailli royal, XIVe siècle, ms. français inédit, Arch. dép. Eure. En cours d'étude pour édition par B. Tabuteau.","Mention en 1276 d'un sceau du chapitre, vraisemblablement de la léproserie. Disparu avec l'acte original. Copie du XVe siècle dans le troisième cartulaire du chapitre épiscopal d'Evreux, fol. 83 v°. Arch. départ. Eure, G 124.","Néant","Bulle du pape Innocent III. Confirmation du droit de foire des lépreux. 1206. Arch. départ. Eure, H-dépôt Evreux G 9 (pièce n° 61). Editée par B. Tabuteau dans sa thèse de doctorat d'histoire (voir bibliographie).","Chirographe. 1165-1170.  Pacte entre Dreux, abbé de la Sainte-Trinité du Mont de Rouen, et Milon, maître des lépreux d'Evreux, en présence de Rotrou de Warwick, archevêque de Rouen, et de Gilbert Foliot, évêque de Londres. Voir prochaine édition en ligne du cartulaire de Saint-Nicolas par B. Tabuteau.","Charte de Richard d'Evreux en faveur des lépreux d'Evreux. Avec le consentement d'Amaury III de Montfort et de son fils Simon, comtes d'Evreux, et d'Etienne, seigneur de Huest, et de son fils Hugues. //Ca// 1137. Voir prochaine édition en ligne du cartulaire de Saint-Nicolas par B. Tabuteau.","Voir travaux de B. Tabuteau dans la bibliographie.","Procession à la léproserie le lundi de Pâques. Voir travaux de B. Tabuteau dans la bibliographie.","Voir travaux de B. Tabuteau dans la bibliographie.","Réunion au Bureau des pauvres d'Evreux en 1557. Ferme jusqu'aux années 1980. Voir travaux de B. Tabuteau dans la bibliographie.","","","",,"Classement Monuments Historiques","","Voir la bibliographie et les travaux de Bruno Tabuteau consacrés à cet établissement sur Academia.edu : https://independent.academia.edu/BrunoTabuteau
","49.0420242","1.1616466","","Fiche en cours d'élaboration."
04/06/2020 17:23:49,04/06/2020 17:23:49,"Léproserie Saint-Cler",,"Léproserie","Saône-et-Loire (71)","Rue de Lyon","Levée de Saint-Clément, jouxte le chemin de Mâcon à Saint-Clément du côté du couchant","71270","71000","Macon","","","","1314-01-01","Année confirmée, Jour et mois approximatifs","","Non renseignée","A peu près sur l'emplacement de la cité des Blanchettes. Aux abords de la ville (quelques centaines de mètres), près de la grande route de Mâcon à Lyon.","","","","","","","","","","","","","","","Ordonnance du bailli Karados des Quesnes, prise en 1402, défend au recteur de la maladrerie de recevoir aucun lépreux qui ne soit de la ville sans l'agrément des magistrats municipaux. ","","","","","","","",,"Autres","https://ia601402.us.archive.org/7/items/2020-06-04-16-59-office-lens/2020_06_04%2016_59%20Office%20Lens.pdf","Henri Renaudier "" Maladies, Médecine et hôpitaux à Mâcon aux XIII et XIVème siècle"" 1998","46.29681041377469","4.823169404426509","didier.cremades@univ-lyon2.fr",""
04/06/2020 17:44:56,04/06/2020 17:44:56,"Hospice du Prieuré Saint-Pierre",,"Hôpital","Saône-et-Loire (71)","Place de la barre","","71270","71000","Mâcon","Mâcon","","","967-01-01","Année confirmée, Jour et mois approximatifs","1470-01-01","Année confirmé, Jour et mois approximatifs","A l'intérieur du monastère","","","","","","","Cimetière dans l'enceinte du monastère donc juxtant l'hospice.","Malades et pauvres. 
Religieux du prieuré. En 1339, c'est l'aumônier qui à la charge du soin des pauvres et qui veille au soulagement des malades.","","Statuts promulgués par Séguin, êvéque de Mâcon en 1248","","","","","","","","","","","","",,"Inexistant","https://ia601402.us.archive.org/7/items/2020-06-04-16-59-office-lens/2020_06_04%2016_59%20Office%20Lens.pdf","Henri Renaudier ""Maladies, Médecine et hôpitaux à Macon aux XIII et XIVème siècle""","46.3060713","4.8295887","didier.cremades@univ-lyon2.fr",""
08/06/2020 17:49:57,08/06/2020 17:49:57,"Hôpital Saint-Antoine",,"Hôpital","Saône-et-Loire (71)","15 rue Saint Antoine","","71270","71000","Mâcon","Mâcon","","","1240-01-01","Année approximative, Jour et mois approximatifs","1502-01-01","Année confirmé, Jour et mois approximatifs","","","","","","","","","Personnes atteintes du mal des ardents appelé ergotisme. ","","Statut de Saint-Antoine en Viennois","","","Alexandre VI, le 28 octobre 1502 pour rattacher l'hôpital Saint-Antoine à la Mense conventuelle de la maison mère (Saint-Antoine-en-viennois)","","","","","","","","","",,"Autres","https://archive.org/details/2020-06-08-17-09-office-lens","Maladies, médecine, et hôpitaux à Mâcon aux XIIIème et XIVème siècles de Henri Renaudier","46.3090806","4.8358506","didier.cremades@univ-lyon2.fr",""
08/06/2020 18:17:53,09/06/2020 16:11:32,"Hospice du Bourg Savoureux",,"Hôpital","Saône-et-Loire (71)","Place Saint Antoine","","71270","71000","Mâcon","Mâcon","","","1266-05-01","Année confirmée, Jour et mois approximatifs","1959-01-01","Année confirmé, Jour et mois approximatifs","","","","","","","","","","","","","","","","","","","","Durant le XXème sicèle, le bâtiment a été respectivement collège et lycée jusqu'en 1959.","","","",,"Changement de destination","https://archive.org/details/2020-06-08-17-58-office-lens","Maladie, Médecine et Hôpitaux à Mâcon aux XIIIème et XIVème siècles de Henri Renaudier","46.3083177","4.836221006083875","",""
23/06/2020 17:22:57,23/06/2020 17:22:57,"Hôpital du Saint-Esprit d'Abbeville",,"Hôpital","Somme (80)","Rue du Saint-Esprit","","","80100","Abbeville","Amiens","Saint-Sépulcre d'Abbeville","Saint-Sépulcre d'Abbeville","1231-04-01","Année confirmée, Jour et mois confirmés","1677-01-01","Année confirmé, Jour et mois approximatifs","Près de l'angle avec la chaussée du Bois","","","","Aucun vestige","","","","","","","","","Alexandre IV en 17/06/1257.","","","","","","","","","",,"Inexistant","","Dinet-Lecomte Marie-Claude et Montaubin Pascal Les hôpitaux de Picardie du Moyen Âge à la Révolution, Amiens, Encrage, 2014.","50.1086098","1.8380914","didier.cremades@univ-lyon2.fr",""
24/06/2020 11:40:45,24/06/2020 11:40:45,"Hôpital Jehan Le Scellier d'Abbeville",,"Hôpital","Somme (80)","36, rue des Capucins","","","80100","Abbeville","Amiens","Saint-Eloy d'Abbeville","Idem","1361-09-08","Année confirmée, Jour et mois confirmés","1998-01-01","Année confirmé, Jour et mois approximatifs","","","","","","","","","Filles repenties","","","","","","","07/05/1484","","","","","","","",,"Bâtiment en ruines","","Dinet-Lecomte Marie-Claude et Montaubin Pascal Les hôpitaux de Picardie du Moyen Âge à la Révolution, Amiens, Encrage, 2014.","50.1087927","1.8324803","didier.cremades@univ-lyon2.fr",""
24/06/2020 13:35:17,24/06/2020 13:35:17,"Hôpital Notre Dame de Boulogne",,"Hôpital","Somme (80)","66, chaussée Marcadé","","","80110","Abbeville","Amiens","Saint Jacques d'Abbeville","Saint-Jacques d'Abbeville","1472-01-01","Année confirmée, Jour et mois approximatifs","1617-01-01","Année confirmé, Jour et mois approximatifs","Situé près du pont Touvoyon, le long de la chaussée Marcadé conduisant vers le Nord ","","","","Aucun vestige","","","","Pèlerins allant vers Boulogne sur Mer","","","","","","","","","","","","","","",,"Inexistant","","Dinet-Lecomte Marie-Claude et Montaubin Pascal Les hôpitaux de Picardie du Moyen Âge à la Révolution, Amiens, Encrage, 2014.","50.1106169","1.8296034","didier.cremades@univ-lyon2.fr",""
24/06/2020 13:41:27,24/06/2020 13:41:27,"Hôpital saint Jean l'Evangéliste",,"Hôpital","Somme (80)","Petite rue Notre-Dame","","","80100","Abbeville","Amiens","Notre-Dame du Châtel d'Abbeville","Notre-Dame du Châtel d'Abbeville","1404-01-01","Année confirmée, Jour et mois approximatifs","1579-01-01","Année confirmé, Jour et mois approximatifs","Près du pont de Talance","","","","Aucun vestige","","","","","","","","","","","","","","","","","","",,"Inexistant","","Dinet-Lecomte Marie-Claude et Montaubin Pascal Les hôpitaux de Picardie du Moyen Âge à la Révolution, Amiens, Encrage, 2014.","50.1054541","1.8281273","didier.cremades@univ-lyon2.fr","Fondé par un artisan d'Abbeville. attesté de 1404 à 1579, il disparut à une date inconnue."
24/06/2020 15:09:54,24/06/2020 15:09:54,"Hôtel-Dieu Sainte-Anne",,"Hôpital","Loire (42)","Avenue des Monts du Soir","","","42600","Montbrison","","","","1090-01-01","Année confirmée, Jour et mois approximatifs","","","","","","","","","","","Pauvres et malades et femmes en couche.","","","","","","","","","","","Hôpital actuel","","","",,"Autres","http://forezhistoire.free.fr/hoteldieu.html","","45.6125319","4.0474525","didier.cremades@univ-lyon2.fr","1 - La fondation :

Volonté et persévérance des comtes de Forez, un acte surtout religieux (le pauvre est une figure du Christ).

- En 1090, Guillaume dit l'Ancien, comte de Lyon et de Forez, fonde en l'honneur de Dieu, de la Sainte Vierge et de tous les saints un hôpital de 15 lits munis de draps et couvertures pour le repos des pauvres. Il le place dans l'enceinte de son château de Montbrison (aujourd'hui la colline du Calvaire).

- Guillaume l'Ancien part pour la croisade après le concile de Clermont (1095) et meurt au siège de Nicée, en Asie Mineure, en 1097.

- L'hôpital périclite pendant 30 ans jusqu'à ce que, en 1130, Guy 1er, un autre comte, lui assure un financement, grâce à une taxe perçue sur les marchandises vendues sur les marchés.

- Les comtes suivants, Guy II et Guy III d'Outremer, dote aussi l'hôpital.

2 - L'hôtel-Dieu près de Notre-Dame : foi et charité

- La deuxième fondation est à l'initiative de Guy IV. C'est un excellent administrateur qui encourage le développement de Montbrison, sa capitale comtale située sur le Grand chemin de Forez, une voie de communication nord-sud très importante.

- En 1220, il transfère l'hôpital sur la rive droite du Vizézy, près du chantier de la future collégiale Notre-Dame (commencée en 1223), la ""chapelle"" qu'il voulait faire construire pour son tombeau.

- L'hôtel-Dieu Sainte-Anne et la collégiale Notre-Dame seront donc côte à côte pendant 755 ans. Voisinage révélateur : d'un côté la louange de Dieu, de l'autre l'hospitalité au nom de Dieu (""hôtel-Dieu""). Pour les comtes de Forez (et les gens du Moyen Age) la foi et la charité sont bien liées. Foi et charité... et si l'on ajoute que la collégiale est sous le vocable de Notre-Dame d'Espérance, on retrouve les trois vertus théologales. Nous sommes au temps de Saint Louis - il devient roi en 1226 - qui reçoit des pauvres dans son palais...

                          

Premières lignes de la charte de fondation

3 - Du 14e au 16e siècle
(période où l'on possède peu de documents) : il y a des hauts et des bas suivant la prospérité ou les malheurs du temps.

- En 1301, l'hôpital comprend 2 maisons : une de 25 lits pour les pauvres malades, une autre de 15 lits pour les femmes en couches (c'est la première mention de la maternité, la toute première de la région). La ville est prospère ; il y a de nombreux dons en terres, en argent, en lits garnis ; des ""oblats"" (donateurs) se retirent à l'hôpital pour finir leurs jours et lèguent leur fortune...

- A la veille de la grande épidémie de peste noire (1348-1350) qui tue 1/3 de la population de l'Europe occidentale il y a 30 lits de malades et 20 de femmes en couches.
Peste noire, pillage des grandes compagnies (c'est la guerre de Cent ans), mauvaise gestion, l'hôpital subit une crise grave à partir de 1348 : baisse de la moitié de ses revenus.

- En 1419, on rétablit péniblement 12 lits."
25/06/2020 09:53:46,25/06/2020 09:53:46,"Hôpital Saint-Jacques d'Abbeville",,"Hôpital","Somme (80)","Rue Amiral Courbet","","","80100","Abbeville","Amiens","Saint-Eloy d'Abbeville","Saint-Eloy d'Abbeville","1345-07-07","Année confirmée, Jour et mois confirmés","1871-01-01","Année confirmé, Jour et mois approximatifs","","","","","Aucun vestige","","","","Pèlerins et voyageurs nécessiteux","","Confrérie de Saint-Jacques","","","Bulle de Clément VII 17/07/1394 pour permettre aux fidèles d'assister à la messe.","","","","","","Détruit après 1871","","","",,"Bâtiment en ruines","","Dinet-Lecomte Marie-Claude et Montaubin Pascal Les hôpitaux de Picardie du Moyen Âge à la Révolution, Amiens, Encrage, 2014.","50.1951007","1.5145577","didier.cremades@univ-lyon2.fr",""
25/06/2020 10:02:52,25/06/2020 10:02:52,"Hôpital Saint Julien le Pauvre",,"Hôpital","Somme (80)","Rue Jean Jaurès","","","80100","Abbeville","Amiens","Saint-Paul d'Abbeville","Saint-Paul d'Abbeville","1217-01-01","Année confirmée, Jour et mois approximatifs","1792-01-01","Année confirmé, Jour et mois approximatifs","","","","","Aucun vestige","","","","Pauvres","","","","","","Evêque Evrard de Fouilloy (sd.)","1553","","","","Fermeture lors de la Révolution","","","",,"Bâtiment en ruines","","Dinet-Lecomte Marie-Claude et Montaubin Pascal Les hôpitaux de Picardie du Moyen Âge à la Révolution, Amiens, Encrage, 2014.","50.1037475","1.826991","didier.cremades@univ-lyon2.fr","Chaussée d'Hocquet (lieu précis)"
26/06/2020 13:36:20,27/06/2020 10:12:14,"Hôtel-Dieu Saint-Nicolas",,"Hôpital","Somme (80)","Avenue du rivage","","","80100","Abbeville","Amiens","Saint-Nicolas d'Abbeville","Saint-Nicolas d'Abbeville","1155-03-26","Année confirmée, Jour et mois confirmés","1940-05-01","Année confirmé, Jour et mois approximatifs","","","","","","","","","","","","","","Urbain III 26 mai 1186-1187 confirma à l'évêque d'Amiens la juridiction","","","","","","","","","",,"Bâtiment en ruines","","Dinet-Lecomte Marie-Claude et Montaubin Pascal Les hôpitaux de Picardie du Moyen Âge à la Révolution, Amiens, Encrage, 2014.","50.1019908","1.8326001","didier.cremades@univ-lyon2.fr","Le principal hôpital d'Abbeville apparaît dans les sources au milieu du XIIe siècle et sa création ne semble pas être antérieure. L'institution est attestée à partir du 26 mars 1155: une charte du comte Jean de Ponthieu montre que cette maison des malades était
tenue par des frères, qu'elle accumulait des revenus (en l'occurrence la dime de la forêt de Gaden que lui concédait le comte) et qu'elle était placée sous la haute juridiction de l'évêque d'Amiens (Thierry fut sollicité pour confirmer le transfert de propriété et ce type de démarche fut aussi réalisé par ses successeurs). Le pape Urbain III, par une bulle du 26 mai 1186-1187, confirma à l'évêque d'Amiens la juridiction (tuitio et ordinatio) sur la communauté hospitalière, un privilège que lui avait déjà accordé le pape Alexandre III (en1181 au plus tard).
La générosité des comtes de Ponthieu se manifesta encore da vantes. En 1158, le comte Jean donna un terrain contigu à la maison ns les des décennies frères construire une chapelle en l'honneur de la Vierge, de saint Nicolas sui ce que l'évêque Thierry confirma en 1160. L'établissement porta désormais ln saint Nicolas, dont l'effigie figure sur son sceau dès le siècle. Le de p fut un des grands bienfaiteurs de l'établissement, il en assura le premier
La communauté hospitalière se développa et s'organisa. En 1158, il d, confrérie (fraternitas), dite de Saint-Nicolas, constituée d'un prévôt et de frères novembre 1164, et l'un d'entre chargé protection, de gérer à la condition les revenus de de lui la verser communauté. cinq sous En le 1176, jour de l'évêque la Saint-Firmin. .d'Amiens la prit sous sa le droit d'élire son prévôt. ce dernier était aussi parfois appelé provisor (1197), puis habituellement maitre (dès 1201 et jusqu'à la Révolution). Les frères tenaient un 1184. Quant aux sœurs, elles n'apparaissent dans les sources qu'à partir de 1233, est probable que leur présence à l'hôpital ait été bien antérieure ; elles étaient placées sous le patronage de Sainte Marthe dès 1646.
L'établissement fit rapidement confirmer ses droits et ses biens par la papauté, qui les prit sous sa protection : bulles d'Alexandre III (12 mai 1160-1176, 29 novembre 1164), Urbain III (26 mai 1186-1187), Célestin III (2 juin 1193), Innocent III (1er juin 1201), Grégoire IX, (22 avril 1233, 27 janvier 1237), etc. Les rois de France apportèrent aussi leur protection à l'hôpital : lettres d'amortissement de Philippe IV (mai 1295), de Charles VI (16 décembre 1407), de confirmation des droits et biens par Louis XI (février 1476), etc,
L'évêque d'Amiens Arnould de la Pierre donna des statuts à l'Hôtel-Dieu d'Abbeville en avril 1243 (ancien style), qui fixaient la discipline interne et la composition de la communauté : deux prêtres (dont un était élu maître), un clerc, quatre frères lais et cinq sœurs. Le noviciat devait durer un an au bout duquel étaient prononcés les trois vœux (chasteté, obéissance, renoncement aux biens) ; l'habit était fait de laine écrue avec une croix verte. La propriété était collective et un procureur, homme ou femme, était chargé des affaires temporelles, de la garde de l'argent et devait présenter les comptes au maitre et au conseil au moins sept fois par an. Ce règlement de 1243 fut confirmé par l'évêque Guillaume de Mâcon en 1285. Mais après une visite, ce prélat apporta quelques modifications aux statuts le 13 mai 1296. Pour assurer l'équilibre économique de l'hôpital, il limita la communauté à 15 personnes (deux prêtres, un clerc, quatre convers lais, six sœurs, deux servantes) et le nombre des malades hébergés à 12 en même temps, hommes ou femmes, les convalescents ne pouvant rester plus de sept jours. Une maîtresse des sœurs est attestée dès 1246 ; elle était élue parmi les sœurs pour trois ans, avec possibilité d'être réélue une fois.
La juridiction épiscopale s'exerça sur l'établissement jusqu'à la Révolution, mais elle fut contestée à plusieurs reprises. Les registres de la municipalité d'Abbeville montraient que cette dernière faisait des dons à l'Hôtel-Dieu aux Xve et XVIe siècles

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27/06/2020 10:40:45,27/06/2020 10:40:45,"Hôtel-Dieu Saint-Nicolas d'Airines","","Hôpital","Somme (80)","mairie","","","80270","Airaines","Amiens","Saint-Denis d'Airaines","Saint-Denis d'Airaines","1199-01-01","Année confirmée, Jour et mois approximatifs","1792-01-01","Année confirmé, Jour et mois approximatifs","","","","","","","","","","","","","","","","","","","","Actuellement une maison de retraite.","","","",,"Bâtiment en ruines","","Dinet-Lecomte Marie-Claude et Montaubin Pascal Les hôpitaux de Picardie du Moyen Âge à la Révolution, Amiens, Encrage, 2014.","49.96428619170223","1.9425102672745667","didier.cremades@univ-lyon2.fr","L'hôpital d'Airaines, attesté dès 1199, était placé sous la juridiction des comtes de Ponthieu."
27/06/2020 16:00:16,27/06/2020 16:00:16,"Hôtel-Dieu Saint-Jean-Baptiste d'Albert","","Hôpital","Somme (80)","Rue Gambetta","","","80300","Albert","Amiens","Saint-Gervais-Saint-Protais-d'Albert","Saint-Gervais-Saint-Protais-d'Albert","1197-01-28","Année confirmée, Jour et mois confirmés","1932-01-01","Année confirmé, Jour et mois approximatifs","","","","","","","","","Pauvres de la paroisse à partir du XVIIème siècle","","","","Pouillé de 1301.","Bulle de Célestin III du 28 janvier 1197 autorisant à avoir un chapelain prêtre dans l'oratoire de l'hôpital","","","","","","","","","",,"Bâtiment en ruines","","Dinet-Lecomte Marie-Claude et Montaubin Pascal Les hôpitaux de Picardie du Moyen Âge à la Révolution, Amiens, Encrage, 2014.","50.0038367","2.6471341","didier.cremades@univ-lyon2.fr","Léproserie en fonction dès 1175 à Encre (devenue Albert en 1620), l'hôpital est quant à lui attesté à partir de la bulle du pape Célestin III, le 28 janvier 1197, qui l'autorisait à avoir un chapelain prêtre dans son oratoire. Cette chapelle, taxée de 10 sous dans le pouillé de 1301, était dédicacée à saint jean (Baptiste) dès 1202. A cette date, une soeur (pauper hospitalaria) se rendit à la curie romaine pour se plaindre des exactions du curé d'Encre qui extorquait le paiement d'une dîme à l'hôpital. La communauté hospitalière était aussi formée par un maître et des frères qui sont connus à partir de 1281. 
Les seigneurs d'Albert étaient considérés comme les fondateurs de l'Hôtel-Dieu, soit au XIIème siècle les comtes de Saint-Pol, puis à l'époque moderne le duc d'Humières, le comte de Toulouse, puis le duc de Penthièvre. 
L'établissement développa une politique d'acquisition de biens temporels que l'on repère à partir de 1227.  "
27/06/2020 17:00:55,27/06/2020 17:00:55,"Hôpital Saint-Jacques","ou Liénart le Secq d'Amiens","Hôpital","Somme (80)","178, rue Saint-Leu","","","80000","Amiens","Saint-Sulpice d'Amiens","Saint-Sulpice d'Amiens","Saint-Sulpice d'Amiens","1314-01-01","Année confirmée, Jour et mois approximatifs","1603-01-01","Année confirmé, Jour et mois approximatifs","Situé sur le grand axe Nord-Sud de la ville d'Amiens, dans le quartier Saint-Leu, devant le pont ""où Dieu ne passa oncques"" à la limite des paroisses de Saint-Leu et Saint-Sulpice. ","","","","","","","","Pauvres.","","","","","","","Délibération communale du 25/02/1466","","","","","","","",,"Inexistant","","Dinet-Lecomte Marie-Claude et Montaubin Pascal Les hôpitaux de Picardie du Moyen Âge à la Révolution, Amiens, Encrage, 2014.","49.9004357","2.3002868","didier.cremades@univ-lyon2.fr","Hôpital fondé en 1314 par le testament de Liénart le Sec (ou le Secq), un riche marchand qui fut six fois maire d'Amiens entre 1296 et 1311. L'établissement resta aux mains de la famille sous le contrôle de la commune qui en surveillait l'administration et en défendait les biens. En 1358, en raison de la déchéance de Jacques de Saint-Fuscien (fils de Robert de Saint-Fuscien, héritier de Liénart le Sec, accusé de n'avoir pas repoussé les Navarrais, il tomba entre les mains du roi et fut attribué aux Augustins en novembre 1358, mais la ville fit appel au Parlement qui lui donna gain de cause le 16 août 1365: le bailli dut rechercher les héritiers.
Au milieu du XVème siècle, le maître et administrateur Jaquot le Petit, géra mal les biens et laissa les bâtiments tomber en ruines, si bien que les fonctions hospitalières ne pouvaient plus être remplies. Le nouveau maître Colinet Clabaut voulut redresser la situation. Le 19 mai 1460, la municipalité organisa une commission d'enquête chargée de constater sur place l'état délabré de l'hôpital; elle accepta de remettre le calice à Colinet et les ornements liturgiques pour rétablir le service religieux dans la chapelle de l'hôpital. Dans son oeuvre de redressement, Colinet obtint l'appui du roi Louis IX et de la municipalité d'Amiens (délibération du 25/02/1466), remettant en cause les baux à 50 u 60 ans moyennant un petit loyer concédés par son prédécesseur.
Par délibération du 24/12/1478, la commune y installa 6 soeurs grises chassées de Montreuil par la guerre, avec la mission de garder les malades. Le 23/10/1481, les échevins décidèrent que l'établissements n'hébergerait plus pour la nuit que les hommes tandis que les femmes et les enfants iraient à l'hôpital Saint-Nicolas en Coquerel. Le 26/02/1482, la municipalité entendit désormais avoir un double des titres de l'hôpital afin de mieux surveiller les biens et la gestion."
27/06/2020 17:09:48,27/06/2020 17:09:48,"Hôpital Saint-Julien","Minor hospitale (par rapport au grand hôpital Hôtel-Dieu de la Somme)","Hôpital","Somme (80)","21, rue Saint-Leu","","","80000","Amiens","Saint-Leu d'Amiens","Saint-Leu d'Amiens","Saint-Leu d'Amiens","1233-11-01","Année confirmée, Jour et mois confirmés","1792-07-14","Année confirmé, Jour et mois approximatifs","","","","","","","","","Dès 1466 il se spécialise dans l'accueil des femmes et de enfants. Dès 1482, la commune lui impose de recevoir aussi les hommes.","","","","","","","1466 - L'échevinage imposait un maître, en contrôlait les comptes et exerçait un droit de visite ","","","","","","","",,"Bâtiment en ruines","","Dinet-Lecomte Marie-Claude et Montaubin Pascal Les hôpitaux de Picardie du Moyen Âge à la Révolution, Amiens, Encrage, 2014.","49.8977919","2.3006685","didier.cremades@univ-lyon2.fr","Il s'agit sans doute d'une fondation bourgeoise, placée sous le patronage de la commune."
27/06/2020 17:23:31,27/06/2020 17:23:31,"Hôpital Saint-Nicolas des Pauvres Clercs ","","Hôpital","Somme (80)","Rue des Otages","","","80000","Amiens","Saint-Michel d'Amiens","Saint-Michel d'Amiens","Saint-Michel d'Amiens","1237-01-01","Année confirmée, Jour et mois approximatifs","1850-01-01","Année approximative, Jour et mois approximatifs","","","","","","","","","Clercs pauvres","","","","","Innocent IV 19/11/1246","","","","","","","","","",,"Bâtiment en ruines","","Dinet-Lecomte Marie-Claude et Montaubin Pascal Les hôpitaux de Picardie du Moyen Âge à la Révolution, Amiens, Encrage, 2014.","49.889708","2.3027341","didier.cremades@univ-lyon2.fr","La maison-hôpital Saint-Nicolas fut créée en 1237 ou peu avant, pour accueillir des clercs pauvres qui y étaient nourris et logés, mais qui devaient suivre les cours de l'école capitulaire. Le magister et les fratres sont mentionnés dès 1246. Le projet de construction de la chapelle entraîna un litige avec le curé de Saint-Michel, paroisse territoriale de l'hôpital. Un accord fut trouvé grâce à un arbitre délégué par le cardinal-légat Eudes de Châteauroux, ce que le pape Innocent IV confirma le 19 novembre 1246. En août 1253, le chanoine Hugues de Courcelles acheta et donna une maison située en face du prieuré Saint-Denis, alors hors les murs dans le faubourg sud-est de la ville, sur la route de Paris. par la suite (avant 1378), des maisons et jardins mitoyens faisant face au couvent des Jacobins furent acquis pour agrandir l'établissement. L'écolâtre exerçait sur lui la juridiction au nom du chapitre cathédral et en nommait le maître. Il est fort probable que cette institution découlait de la volonté de l'évêque et du chapitre de réorganiser l'éducation des clercs à Amiens, dans la suite de l'institution de l'écolâtre en 1219. Une chapellenie y fut fondée le 29 juin 1296 par l'échevinage d'Amiens avec les biens et revenus que lui avait légués Drieu Malherbe, ancien maire, et son épouse Marie. La municipalité versait la rente au chapelain (30 livres, encore en 1730) et le chapitre cathédral en était le collateur.

L'hôpital fut reconstruit en 1364 par Guillaume Barbier, pénitencier du chapitre d'Amiens, après le coup de force des Navarrais en 1358, qui ravagèrent les anciens faubourgs, situés entre la muraille du XIIe siècle et celle alors inachevée du milieu du XIV siècle."
27/06/2020 18:40:33,27/06/2020 18:40:33,"Hôpital Saint-Nicolas en Coquerel","","Hôpital","Somme (80)","Rue du Général Leclerc","","","80000","Amiens","Saint-Germain-l'Ecossais d'Amiens","Saint-Germain-l'Ecossais d'Amiens","Saint-Germain-l'Ecossais d'Amiens","1380-01-01","Année approximative, Jour et mois approximatifs","","Non renseignée","","","","","","","","","Pauvres","","","","","","","","","","","","","","",,"Bâtiment en ruines","","","49.8953796","2.2936072","didier.cremades@univ-lyon2.fr","L'hôpital Saint-Nicolas a été fondé entre 1359 et 1380, par don testamentaire de dame Colaye (Nicole) le Monnier (Monnoyer), veuve de Gilles Ravin, ancien maire d'Amiens, afin d'y loger les femmes pèlerines. Il fut établi sur le terrain de l'hôtel de Cocquerel, détruit en 1358, dans le faubourg de la Hotoie, quartier commerçant que venaient de quitter les béguines. Dans son testament, Nicole Le Monnier laissait 3000 écus pour fonder un hôpital de 20 lits destiné à héberger 40 pauvres. Elle dotait l'établissement de rentes sur des moulins dans Amiens. Il serait placé sous le contrôle du maire qui toucherait 100 sous par an pour cela. S'il restait des biens disponibles à l'issue de l'exécution testamentaire, ils seraient affectés à la fondation d'une chapellenie dans l'hôpital. Elle désignait comme administrateur Hurés de la Trenquie, puis ce serait au maire d'Amiens de choisir l'administrateur, rétribué par 10 livres de rente et un logement dans l'hôpital. Plusieurs documents du XVe siècle montrent que l'établissement était en effet dirigé par un maître, gouverneur et administrateur (clerc ou laïc) qui était nommé et contrôlé par la municipalité, en concertation avec les héritiers de la fondatrice. Les échevins supervisaient aussi la gestion et les biens.

Par délibération du 13 février 1481, l'échevinage autorisa les religieuses du Tiers Ordre de saint François, ou soeurs grises de Sainte-Élisabeth, qui avaient quitté leurs monastères artésiens d'Hesdin et de Mainneville en raison des guerres, à s'installer dans les bâtiments de l'hôpital Saint-Nicolas-en-Coquerel, à charge pour elle de s'occuper des femmes nécessiteuses et à condition de n'être pas plus de 12 soeurs. Elles obtinrent de la

municipalité, le 23 octobre 1481, de ne plus héberger les hommes la nuit dans leur établissement (ils étaient renvoyés vers l'hôpital Sire Liénard) pour ne garder que les femmes et les enfants. Elles oeuvraient aussi au soin des malades à domicile et à l'instruction des jeunes filles. L'établissement des soeurs grises fut confirmé par le pape Sixte IV le 9 septembre 1483 ; elles avaient entre autres le droit d'avoir un chapelain et un cimetière ou encore de faire des quêtes. Mais l'échevinage continuait à contrôler la gestion de l'hôpital. Il repoussa en 1506 la plainte des saieteurs contre les sœurs accusées de faire de la concurrence déloyale en fabriquant des saies dans leur couvent, entre autres grâce aux jeunes filles pauvres qu'elles hébergeaient. Elles retapèrent l'hôpital entièrement dès le 4 mai 1514, lorsque l'échevinage les autorisa à y rester à perpétuité."
27/06/2020 19:24:19,27/06/2020 19:24:19,"Hôpital Saint-Pierre","","Hôpital","Somme (80)","Rue Eloi Morel","","","80000","Amiens","Amiens","Amiens","Saint-Pierre d'Amiens","1328-01-01","Année confirmée, Jour et mois approximatifs","1404-10-28","Année confirmé, Jour et mois confirmés","","","","","","","","","","","","","","","","","","","","","","","",,"Bâtiment en ruines","","Dinet-Lecomte Marie-Claude et Montaubin Pascal Les hôpitaux de Picardie du Moyen Âge à la Révolution, Amiens, Encrage, 2014.","49.9018256","2.3045591","didier.cremades@univ-lyon2.fr","Hôpital éphémère Saint-Pierre fondé vers 1328 par le prêtre Guérard de Warloy dans la maison qu'il possédait  hors la porte Saint-Pierre, dans le faubourg situé au nord-est de la ville. Le 07/02/1378, sa nièce Englais de Villiers et son époux Jean le Huchier, se désistèrent d'un procès intenté à l'échevinage pour revendiquer une rente sur et hôpital. Ruiné par l'attaque des Navarrais en 1358, l'établissement périclita en raison de la diminution de ses revenus. Le 31/05/1384, l'échevinage d'Amiens acheta le manoir du sire de Mailly, situé à l'intérieur de l'enceinte urbaine près de la porte Saint-Pierre, a prix de 425 florins d'or, dans l'intention de renforcer la dotation de l'hôpital Saint-Pierre. Mais le projet de relèvement de l'établissement fut abandonné et ses biens furent affectés au nouveau couvent des Célestins, fondé par le roi Charles VI et son frère le Duc d'Orléans, qui fut installé en 1392 dans le manoir du sire de Mailly. Le 28/10/1404, le maire, Fremin Piédeleu, délivrait aux célestins la copie des actes de l'ancien hôpital Saint-Pierre."
28/06/2020 13:41:27,28/06/2020 13:41:27,"Hôpital Saint Quentin","","Hôpital","Somme (80)","Rue au Lin","","","80000","Amiens","Saint Martin au Bourg","Saint Martin au Bourg","Saint Martin au Bourg","1475-01-01","Année confirmée, Jour et mois approximatifs","1795-01-01","Année confirmé, Jour et mois approximatifs","","","","","","","","","Malades atteints d'hydropisie.","","","","","","","Roi Philippe V en février 1317","","","","","","","",,"Bâtiment en ruines","","Dinet-Lecomte Marie-Claude et Montaubin Pascal Les hôpitaux de Picardie du Moyen Âge à la Révolution, Amiens, Encrage, 2014.","49.89463439573421","2.2851562500000004","didier.cremades@univ-lyon2.fr","L'hôpital de la chapelle Saint-Quentin tire son origine du pèlerinage à une source miraculeuse située au centre de l'ancienne cité, au nord de l'église Saint-Martin-au-Bourg et de l'Hôtel des Cloquiers (siège des réunions échevinales de 1316 à 1595), à l'emplace_ ment de la prison où avait été enfermé saint Quentin. Les malades atteints d'hydropisie (ou maladie Saint-Quentin) venaient y boire l'eau d'une fontaine abritée dès 1316 par une voûte. Par voie testamentaire, Liénard le Sec, ancien maire de la ville mort en 1314, fonda une chapelle, qui fut confirmée et amortie par le roi Philippe V en février 1317 et fut construite à l'emplacement de deux maisons d'une superficie de 36 sur 22 pieds. Le 10 juillet 1334, ses exécuteurs testamentaires firent une transaction avec l'évêque au sujet du droit de présentation à la chapelle de Saint-Quentin.

Un important pèlerinage s'y développa au XV siècle. En 1436, la confrérie de la chapelle acquit une maison contiguë pour accueillir les malades; l'échevinage nomma Jeanne Agaches pour la garder. L'hôpital disposait de deux lits en 1550. L'échevinage en avait l'administration.
Hôpital situé dans la rue Saint-Martin aux Waides"
28/06/2020 14:00:39,28/06/2020 14:10:33,"Hôtel-Dieu Saint-Jean-Baptiste","","Hôpital","Somme (80)","43, rue Saint-Leu","","","80000","Amiens","Saint-Firmin-le-Confesseur (1169-1181 / 1236-1241)","Saint-Firmin-le-Confesseur","Saint-Firmin-le-Confesseur","1203-01-01","Année approximative, Jour et mois approximatifs","1940-05-01","Année confirmé, Jour et mois approximatifs","","","","","","Les bâtiments de l'Hôtel-Dieu d'Amiens ont brûlé dans les bombardements allemands de 1940. Par arrêté du Ministère d'État char des Affaires culturelles en date du 9 Février 1965, '(z inscrits sur l'inventaire supplémentaire Monuments historiques les vestiges de la • Salle Jean » située rue Saint Leu (figurant au cadastre dans la section G, quartier de l'Hôtel-Dieu, parcelle 12 p, contenance 615 mi).

4.1.1 Amiens, Musée de Picardie

M.P.998.5.1 : Cloche de l'Hôtel-Dieu — Datation: 1715. Matériau: fonte de fer. Dimensions: diamètre 0,58 m. ; hauteur 0,64 m. ; circonférence de la base = 1,76 m. ; circonférence au le plus haut 1 m. Mode et date d'acquisition : dépôt par la commune d'Amiens en 1998.

Les trois objets suivants on été donnés par la commission des hospices au Musée de Picardie sans que l'établissement qui jadis en était propriétaire ne soit précisé dans les inventaires du musée M.P,554: Bas-relief représentant la Nativité Datation : s.d. Matériau: pierre. Dimensions: hauteur s 0,35 m, ; longueur = 0,89 m, ; profondeur = 0,13 m. Mode et date d'acquisition: don de la commission des hospices, en 1887 ?

M.P.555: Sculpture représentant la Circoncision — Datation: s.d. Matériau: pierre. Dimensions: hauteur s 0,35 m, ; longueur 0,85 m. ; profondeur = 0,13 m. Mode et date d'acquisition: don de la commission des hospices en 1887.

P.992.4.41: Sculpture représentant la Présentation au temple — Datation : XVIème siècle. Matériau: chêne, Dimensions: hauteur 0,30 m. ; longueur 0,35 m. Mode et date d'acquisition: don de la commission des hospices, en 1875","","","","","","","","Confirmation de Innocent IV le 9 février 1245","","","","","","","","","",,"Bâtiment en ruines","","Dinet-Lecomte Marie-Claude et Montaubin Pascal Les hôpitaux de Picardie du Moyen Âge à la Révolution, Amiens, Encrage, 2014.","49.8966205","2.3003417","","Il devait y avoir à Amiens une institution d'assistance liée à l'église cathédrale depuis la fin de l'Antiquité, mais rien ne l'atteste avant le XIIe siècle. Une maladrerie existait hors les murs dès 1152 et portait le vocable de Saint-Lazare dès 1221. Les origines de l'Hôtel-Dieu d'Amiens restent mal connues. L'évêque Thibaud Briton (1169-1204), issu par sa mère des seigneurs d'Heilly et grand réformateur des établissements religieux de son diocèse, en apparaît le fondateur principal. Entre 1169 et 1181, avec le consentement des prêtres de la cité, puis la confirmation du pape Alexandre III, il affecta la caritas (sans doute des revenus gérés par les curés et redistribués aux pauvres dans le cadre paroissial) pour doter le nouvel hôpital, ce qui expliquerait l'absence à Amiens de tables des pauvres ailleurs fréquentes dans les villes de la France du Nord. Thibaud fournit aussi le terrain pour la construction, aux abords nord-ouest du groupe cathédral situé dans L'établissement à l'angle nord est du vieux castrum gallo-romain, à proximité de la rivière du Hocquet.

Placé sous le vocable de Saint-Jean, attesté dès juin 1223, resta la seule institution charitable connue de la cité avant 1233. Il ne reste aucune trace de cette première qui comprenait une chapelle, une aula (grande salle) et qui fut abandonnée malgré la résistance d'une partie de la communauté en 1236-1241 pour laisser place à la construction de la nouvelle église collégiale et paroissiale Saint-Firmin-le-Confesseur, elle-même transférée en raison de l'élévation de la cathédrale gothique, décidée après l'incendie de 1218 et décision qui impliquait de l'évêque une complète Évrard restructuration de Fouilloy (1211-1222), du quartier suivi par ses successeurs, et en concertation avec les autres partenaires ecclésiastiques et les autorités civiles (roi, commune), l'hôpital fut déménagé 450 mètres plus au nord sur le côté ouest de l'ancienne romaine, ici dénommée Chaussée Saint-Leu, dans un quartier dynamique de fonds de vallée parcouru par une douzaine de bras de la Somme et protégé par la nouvelle enceinte de la fin du XIV siècle. Il fallut trouver un arrangement en 1238, puis en 1248 avec le monastère Saint-Martin-aux-Jumeaux, patron de la paroisse Saint-Leu, sur le territoire de laquelle s'installait l'institution, ce qui n'empêcha pas des litiges par la suite (par exemple en 1249-1279, 1396). L'établissement se développa à cet emplacement, récupérant au fil des ans maisons et parcelles limitrophes pour s'agrandir au nord et à l'ouest, jusqu'aux bombardements allemands de mai 1940 qui le ruinèrent totalement.

L'aménagement des nouveaux bâtiments reste méconnu avant l'époque moderne. Une porte donnait sur la rue Saint-Leu. Selon les statuts de 1233, il faut supposer la juxtaposition de pièces spécifiques pour le personnel : trois dortoirs (pour les prêtres, les frères, les sœurs), deux réfectoires (pour les frères et pour les soeurs). La salle de réunion du chapitre et la chapelle Saint-Jean étaient communes. Une seconde chapelle, dédiée à Saint Nicolas (dite aussi de la Conception à partir du XVe siècle) fut construite peu avant 1279 aux frais d'Isabelle et Marie de Béthisy dans le cimetière. Elle fut démolie en 1851. La salle des malades longeait un bras de la Somme ; elle fut réparée après l'incendie de 1386 et se trouvait de nouveau en piteux état vers 1527. Elle fut reconstruite en style gothique flamboyant de 1529 à 1531, grâce en particulier au mécénat d'Adrien de Hénencourt, doyen du chapitre cathédral, et de Jeanne de May, veuve de l'échevin Jean du Gard. On peut encore voir sa carcasse ruinée depuis 1940. En raison de la multiplication des épidémies, la municipalité finança la construction d'une salle pour les pestiférés en 1520, dans les jardins de l'Osière sur l'île du béguinage, à l'ouest; la municipalité autorisa à la démolir le 4 décembre 1675.

La communauté hospitalière apparaît structurée dès la fondation en 1169-1181 : elle comptait un maître (magister), Osbertus étant le premier connu, et des frères. Un chapelain est attesté dès 1199. La première mention des soeurs ne date que de mars 1221, mais cette apparition plus tardive tient sans doute à la nature des sources conservées. Pour régler les affaires temporelles, un provisor était pris parmi les frères ou les dignitaires du chapitre cathédral. En juin 1233, l'évêque Geoffroy d'Eu accorda des statuts, dont le modèle aurait été pris à l'hôpital de Montdidier. Le pape Innocent IV les confirma le 9 février 1245. La communauté hospitalière comptait 15 personnes: 2 prêtres, 1 clerc, 4 convers laïcs, 8 soeurs,

Outre les serviteurs laïques dans l'hôpital et ses domaines ruraux. Ils élisaient parmi les prêtres le magister, qui détenait le pouvoir de correction sur tout le personnel; les hommes désignaient une sœur chargée de commander aux autres sœurs et aux servantes. Ils élisaient aussi un procurator exteriorum (frère, sœur ou tiers), chargé pour un an de traiter les affaires externes et de garder l'argent. Les postulants étaient soumis à un noviciat d'un an, avant d'être éventuellement cooptés par la communauté et de prononcer les trois vœux d'obéissance, de chasteté et de renonciation à la propriété Personnelle. Frères et soeurs vivaient séparément, au rythme des prières, des repas et du repos en commun selon le modèle augustin. Les frères disparurent au XVIème siècle.

Pour faire face à ses obligations, l'institution disposait d'une solide dotation économique commencée dès sa fondation, comme en témoigne le privilège de confirmation des biens délivré par Alexandre III en 1169-1181, qui accordait quelques exemptions fiscales. Rapidement et tout au long des siècles, l'Hôtel-Dieu bénéficia de la générosité de multiples donateurs de tout rang: évêques, chanoines, rois, princes, seigneurs bourgeois, etc. Il accumula ainsi une grande quantité de biens fonciers, s, qui étaient gérés de dynamique comme en témoignent le chartrier (à partir de 1169-1181), les deux cartulaires (XIIIe siècle) et cueilloirs (avant 1238, 1277, 1416), les séries de comptes et de baux à 
Cet enrichissement traduit l'intérêt des donateurs pour les prières des malades pauvres et de la communauté hospitalière, qui se manifeste dès la fin du XII' des fondations de chapellenies, d'obits, de messes, et des dons de diverses natures par recensent les chartes et les obituaires. Une confrérie des archers Saint-Sébastien était établie à l'Hôtel-Dieu dès 1695, 1439. enregistrée S'ajouta par au arrêt Parlement du Conseil le 3 du mars roi 1696, du 13 le juillet rattachement 1695 et lettre patente de septembre maladreries de la Madeleine d'Amiens, de celles de Villers-Bocage, Béhencourt, pont.

Noyelle, Bussy-lès-Daours, Flesselles, Hébécourt, Tronville, de Bonnay décembre et de 1697, Boves, enregistrées puis par arrêt du Conseil du roi du 22 juin 1697 et lettres patentes au Parlement le 6 mars 1698, le rattachement de l'hôpital de Boves.

L'Hôtel-Dieu d'Amiens fut dès l'origine sous le contrôle de l'évêque, comme l'indiquent le privilège pontifical de 1169-1181 et encore les statuts de 1233, qui réclament du maître une obéissance totale au prélat. Toutefois, en 1219, l'évêque Évrard de Fouilloy délégua la supervision de l'hôpital au pénitencier, nouveau dignitaire créé dans le chapitre cathédral. La commune et le roi cherchèrent à maintes reprises, surtout à partir du XIVe siècle, à s'ingérer dans l'administration de l'Hôtel-Dieu, sans réussir à évincer l'évêque. Néanmoins, l'hôpital dut reconnaître devant le bailli en 1326 que la police appartenait au roi et à la commune (titulaire de la prévôté depuis 1292) à l'intérieur de [112] son enceinte hormis la chapelle. En 1343, l'échevinage obtint de l'établissement qu'il accueille les enfants trouvés de la ville. Il entretint dès 1447 un chirurgien à l'Hôtel-Dieu, nommant alors maître Jean de Dury, avec un salaire de 8 livres par an, en remplacement de feu maître Robert de Rieu. Plus pressantes à la fin du XVe siècle et durant tout le XVIt siècle, les ingérences de l'échevinage débouchèrent sur de longs procès devant le bailliage et le Parlement de Paris. Mais, les évêques et, en particulier Geofroy de la Marthonie, proche de la Ligue, résistèrent. Ainsi, le statut de l'Hôtel-Dieu resta inchangé jusqu'à la Révolution pour le plus grand déplaisir de Jean Colombier, inspecteur général des hôpitaux qui ne manqua pas de relever cet «archaïsme» lors de sa visite en décembre 1784. Or, loin d'être une simple survivance du passé, la tutelle épiscopale profita de la Réforme catholique pour s'imposer davantage aux XVIle et XVIlle siècles. À la faveur de la refondation de la communauté religieuse, l'évêque appliqua avec zèle les prescriptions hospitalières du concile de Trente. François Faure et ses successeurs réformèrent, visitèrent et confièrent la totalité du gouvernement des pauvres à la supérieure des religieuses sans que le maître en prenne ombrage, puisque élu par les religieuses, il apparaissait comme l'homme de confiance de la communauté et de l'évêque. À l'image des autres communautés religieuses, l'oraison y était très pratiquée, mais elle ne devait pas gêner le service des malades.

Désormais, la supérieure qui cumulait la fonction d'économe, veillait à la bonne marche de l'établissement. Elle présentait les comptes à l'évêque, aux receveurs de la ville et, le cas échéant, à l'intendant. Elle prenait soin d'alimenter une caisse subsidiaire' appelée « coffre fort » dans les comptes depuis 1708 où elle déposait dons et dots de façon à compenser les déficits en cas de crise. Avec l'aide des « dépensières » et du prêtre revenus procu-en reur, elle gérait un patrimoine Comme dans foncier la plupart et immobilier des hôtels-Dieu, qui fournissait le tiers les restant 2/3 des était assuré

argent et en nature. rapport entre des dons, 30 et des dots du et total des des pensions. dépenses. Selon Les les gages années, des le domestiques poste alimentaire et la pharmacie ne représentaient qu'une part infime des dépenses alors que le paiement de rentes et le montant des réparations des bâtiments grevaient davantage le budget ; à tel point que la supérieure demanda d,aliéner si 72 l'affaire maisons, n'aboutit devenues pas, trop car onéreuses, contraire selon pour Calonne acquérir des aux biens dispositions plus intéressants des édits de 1749 et 1780 relatifs aux biens de mainmorte, elle témoigne néanmoins d'une volonté de rentabiliser le patrimoine (estimé à la fin de l'Ancien Régime à 85 maisons et plus de 1800 hectares de terres ou de bois) pour servir les intérêts des pauvres malades. En 1792, on estimait les revenus de l'établissement à 86116 livres avant la Révolution.

Depuis longtemps, l'hôpital accueillait un public important. Aux dires de la communauté en 1434, 300 pauvres y trouvaient logement et nourriture chaque jour. Les comptes de 1459-1460 révèlent une aire d'attraction des malades qui couvre l'ensemble du diocèse d'Amiens, voire un peu au-delà. À quelques nuances près, les effectifs, variables selon la conjoncture, des sont familles comparables bourgeoises."
29/06/2020 09:44:30,29/06/2020 09:44:30,"Hôtel-Dieu Sainte-Radegonde","","Hôpital","Somme (80)","mairie","","","80200","Athies","Noyon","Athies","Athies","1380-01-01","Année approximative, Jour et mois approximatifs","","Non renseignée","","","","","Aucun vestige","","","","","","","","","","","","","","","","","","",,"Bâtiment en ruines","","Dinet-Lecomte Marie-Claude et Montaubin Pascal Les hôpitaux de Picardie du Moyen Âge à la Révolution, Amiens, Encrage, 2014.","48.7939627","-0.4060516","didier.cremades@univ-lyon2.fr","Aucune information précise sur cet établissement si ce n'est qu'une mention vers 1380 (aucune source)// ""Domus hospitalis Sancte Radegundis"" //"
29/06/2020 10:15:18,29/06/2020 10:15:18,"Hôpital Saint-Julien","","Hôpital","Somme (80)","rue du 11 novembre 1918","","","80460","Ault","Amiens","Gamaches","Saint-Pierre d'Ault","1266-08-01","","","Année confirmé, Jour et mois confirmés","","","","","Aucun vestige","","","Cimetière de l'église paroissiale Saint-Pierre d'Ault.","","","","","","","","","","","","","","","",,"Bâtiment en ruines","","Dinet-Lecomte Marie-Claude et Montaubin Pascal Les hôpitaux de Picardie du Moyen Âge à la Révolution, Amiens, Encrage, 2014.","50.0988793","1.451085","didier.cremades@univ-lyon2.fr","Fondé en août 1266 par Gauthier Carrue, bailli de Saint-Valéry sur Somme et son épouse Marguerite  en l'honneur de Dieu, de Notre-Dame et de tous les saints. En novembre 1267, Marie, comtesse de Dreux, dame de Braine et son fils Robert, comte de Dreux et de Montfort et sire de Saint-Valéry- sur Somme, lui firent don de 159 journaux et 41 verges de terre sis à Ault, ainsi que de tout l'enclos où l'établissement était situé et d'un four à son usage. Il se trouvait attenant au cimetière entourant l'église paroissiale Saint-Pierre d'Ault. Dès 1371, sa chapelle Saint-Julien était taxée à 12 livres dans les comptes de décimes.  "
29/06/2020 10:23:21,29/06/2020 10:23:21,"Hôtel-Dieu de Bazoches","","Hôpital","Aisne (02)","mairie","","","02220","Bazoches","Soissons","Bazoches","Bazoches","1243-01-01","Année confirmée, Jour et mois approximatifs","","Non renseignée, Année confirmé, Jour et mois approximatifs","","","","","","","","","","","","","","","","","","","","","","","",,"Inexistant","","Dinet-Lecomte Marie-Claude et Montaubin Pascal Les hôpitaux de Picardie du Moyen Âge à la Révolution, Amiens, Encrage, 2014.","48.8156047","-0.2416711","didier.cremades@univ-lyon2.fr","Date et conditions de fondation de l'hôpital inconnues. Première mention en 1263 lorsque Robert, chevalier et châtelain de Bazoches, y fonda une chapellenie dotée d'une rente de deux muids de blé par an."
27/06/2020 10:20:16,29/06/2020 10:42:54,"Hôtel-Dieu d'Acy-en-Multien","","Hôpital","Oise (60)","Rue de la Libération","","","60620","Acy-en-Multien","Meaux","Saint Pierre et Saint Paul d'Acy-en-Multien","Saint Pierre et Saint Paul d'Acy-en-Multien","1238-01-01","Année confirmée, Jour et mois approximatifs","1836-01-01","Année confirmé, Jour et mois approximatifs","","","","","","","","","","","","","","","","","","","","","","","",,"Inexistant","","Dinet-Lecomte Marie-Claude et Montaubin Pascal Les hôpitaux de Picardie du Moyen Âge à la Révolution, Amiens, Encrage, 2014.","49.1021022","2.9548992","","L'Hôtel-Dieu existait dès octobre 1238, lorsqu'il est mentionné avec la maladrerie d'Acy comme affectataire de dons de la part de l'aristocratie locale. Son histoire demeure obscure jusqu'au XVII ème siècle."
29/06/2020 10:54:43,29/06/2020 10:54:43,"Hôpital Saint-Thomas des pauvres clercs de Beauvais","","Hôpital","Oise (60)","rue Saint-Pierre","","","60000","Beauvais","Beauvais","Basse-Oeuvre de Beauvais","Basse-Oeuvre de Beauvais","1189-01-01","Année confirmée, Jour et mois approximatifs","1791-01-01","Année approximative, Jour et mois approximatifs","","","","","Depuis la destruction des caves médiévales en 1963, au cours du chantier de construction du temple protestant, il n'existe plus de vestiges de l'hôpital Saint-Thomas médiéval, sauf peut-être un pan de mur rue de l'Ecole de chant. Les maisons à colombage des XV-XVIème siècle situées dans la partie ouest de la rue de l'Ecole de chant et dans la partie nord de la rue du Tourne Broche faisaient partie du complexe de l'école de chant qui a succédé à l'hôpital.","","Fouilles archéologiques en 1963 ont révélé que la chapelle avait une crypte cruciforme, d'abord voûtée de plein cintre, puis partiellement reconstruite aux XIII-XIVème siècle, avant d'être détruite et comblée après le siège de 1472.","","Clercs pauvres, en voyage ou malades.","","","","","","Protection par l'êveque Philippe de Dreux en 1189","","","","","","","","",,"Bâtiment en ruines","","Dinet-Lecomte Marie-Claude et Montaubin Pascal Les hôpitaux de Picardie du Moyen Âge à la Révolution, Amiens, Encrage, 2014.","49.432835","2.0786699","didier.cremades@univ-lyon2.fr","L'Hôpital Saint-Thomas des pauvres clercs était situé juste au sud du palais épiscopal et au nord de la collégiale Saint-Nicolas, à l'angle de la rue Saint-Pierre (qui menait à la porte du Limaçon depuis la cathédrale) et de la rue de l'École de Chant.

Il est attesté à partir de 1189, lorsque l'évêque Philippe de Dreux le prit sous la protection épiscopale. Il s'agissait d'une fondation toute récente, dédiée à saint Thomas Beckett, archevêque de Cantorbéry assassiné en 1170 et canonisé en 1173, dont l'hôpital porte le nom dès 1211. Sa vocation spécialisée consistait, comme son nom l'indique dès l'origine, à accueillir les clercs pauvres, en voyage ou malades. L'évêque Philippe de Dreux en était probablement le fondateur; en tout cas, il garantit la juridiction épiscopale sur l'établissement et le combla de sa bienveillance et de ses dons jusqu'à sa mort (1217). Dès 1210, la communauté hospitalière était composée d'un maître et de frères ; plus tard, 5 filles dites de la Vierge assuraient le service de la maison.

L'hôpital était doté d'une chapelle, attestée à partir de janvier 1237 mais existant vraisemblablement depuis l'origine. Son entrée latérale donnait sur la rue Saint-Pierre pour le public et à l'ouest pour la communauté. Elle était dédicacée à saint Thomas Beckett, mais possédait plusieurs autels, dont un dédié à saint Just (Josse), un à la Vierge et un au Saint-Esprit, comme l'atteste la fondation de messes et de chapellenies par Philippe, curé de Saint-André de Beauvais (janvier 1237). Des observations archéologiques en 1963 ont révélé que cette chapelle avait une crypte cruciforme, d'abord voûtée de plein cintre, puis partiellement reconstruite aux XIII-XIVe siècles, avant d'être détruite et comblée après le siège de 1472. Cette chapelle accueillait des sépultures, tel celle de Pierre Cande, prètre, chanoine de Saint-Barthélemy de Beauvais, administrateur de l'hôpital, mort en 1387. La tradition d'inhumation se poursuivit aux XVe-XVIe siècles dans la crypte remblayée,

L'hôpital s'agrandit en 1256 lorsqu'Enguerrand de Cuigy lui vendit son hôtel particulier situé au sud de la chapelle, le long de la rue de l'École de chant.

Le 3 avril 1218, le pape Honorius III accorda un privilège de protection à l'établissement et en confirma les biens et les droits. Grégoire IX fit de même le 12 avril 1237, tout comme Innocent IV le 12 avril 1244. Au cours des XIIe-XIV siècles, la dotation fut enrichie par les dons des évêques, des chanoines et d'autres membres du clergé qu cédaient des terres et maisons, des rentes seigneuriales, des objets, etc. Ainsi, par son testament vers 1194, Lancelin de l'Ile-Adam, doyen de Beauvais, lui laissa 40 s bréviaire et ses ustensiles de cuisine. Le testament de Philippe, évêque de Beauvais, le 2 novembre 1217, concédait une partie (le tiers de la moitié) de ses terres sises Beauvais à Beauvais et à Saint-Just-des-Marais, ainsi qu'une charrette à deux chevaux avec les harnais. Maître Eudes de Mareuil, chapelain perpétuel de la cathédrale de Beauvais, prévoyait dans testament du 13 octobre 1321 une donation de 30 sous pour fonder 3 messes dans la chapelle.

Cependant, les troubles de la Guerre de Cent Ans puis du conflit déclina gnon affectèrent et les bâtiments la prospérité eurent de besoin l'établissement. de réparations. Les revenus En 1383, diminuèrent, l'évêque Milon l'hospitalité de Dormans donna l'hôpital à l'abbaye Saint-Symphorien de Beauvais, à charge pour ces religieux de perpétuer l'ancienne hospitalité, tout particulièrement en faveur des pauvres clercs, pour héberger une nuit ceux qui voyageaient, pour garder jusqu'à leur guérison ceux qui tomberaient malades et pour inhumer ceux qui y mourraient. Le prélat prenait soin de conserver la juridiction sur l'hôpital à l'évêque de Beauvais. En 1439, par peur des troupes anglaises, les chanoines de Gerberoy se réfugièrent à Beauvais et furent accueillis dans la chapelle de Saint-Thomas des pauvres clercs.

La situation ne s'améliora pas suffisamment. En 1467, constatant que les revenus ne s'élevaient plus qu'à 30 livres par an et que l'hospitalité s'était perdue depuis longtemps à cause des guerres, le chapitre cathédral pensa unir l'hôpital Saint-Thomas à la prébende des enfants de choeur de la cathédrale après la mort de l'archidiacre Guillaume de Grumesnil, qui en était l'administrateur. À sa demande, Stefano Nardini, archevêque de Milan et nonce du pape, demanda une enquête à Jean de Villers, abbé de Saint-Lucien de Beauvais. Mais l'affaire traîna, alors que le chapitre offrit en vain 25 livres de rentes à l'administrateur pour qu'il accepte de démissionner. Le siège de 1472 occasionna des dégâts sur les bâtiments.

Le 13 janvier 1480, le légat Giuliano della Rovere, cardinal-évêque de Sabine, relança l'affaire et diligenta une enquête qu'il confia à l'abbé de Saint-Lucien, à l'abbé de Saint Quentin-lès-Beauvais et à l'official de Beauvais. L'évêque Jean de Bar et Guillaume de Grumesnil consentirent au projet, d'autant que les revenus, réduits à 24 livres, suffisaient à peine à entretenir l'administrateur. Guillaume céda son poste contre une rente viagère de 10 livres et les pains de sa prébende. Ainsi, le 5 avril 1480, Jean de Villers-Saint-Paul, abbé de Saint-Lucien de Beauvais, délégué du légat, procéda à l'union de l'hôpital à la prébende des enfants de chœur de Beauvais, tout en préservant la juridiction épiscopale et en réservant une chambre pour l'accueil des clercs indigents afin que la charité y soit toujours exercée.

Appuyé par le roi en 1497, Jean Standhondt, chanoine de Beauvais, convainquit ses confrères du chapitre cathédral le 2 novembre 1498 d'affecter le revenu de sa prébende pour financer l'enseignement à des étudiants à Beauvais qui seraient logés dans les bâtiments de l'ancien hôpital Saint-Thomas. Le chapitre cathédral décida en 1507 que les enfants de choeur auraient désormais leurs cours dans la maison de Saint-Thomas.

Le projet prit une autre ampleur à partir de 1545 grâce aux donations de Nicolas Pastour, chanoine de Beauvais. C'est l'origine du Collège de Beauvais.

En 1484, le chanoine Pierre le Découpeur donna sa maison, permettant ainsi au complexe de se développer au sud et d'occuper tout l'îlot, délimité par les rue Saint-Pierre, de l'École de Chant, du Tourne Broche et Saint-Nicolas. En 1489, la maison Saint-Thomas fut réparée, avec une chambre pour le nouvel administrateur, le chanoine Cabournel. L'école de chant des enfants de chœurs, sous le gouvernement du chapitre cathédral, Y prospéra jusqu'à la Révolution. "
29/06/2020 16:14:36,29/06/2020 16:14:36,"Hôtel-Dieu Saint-Jean de Beauvais","","Hôpital","Oise (60)","Rue Gambetta","","","60000","Beauvais","Beauvais","Saint Laurent de Beauvais","Saint Laurent de Beauvais","1035-01-01","Année confirmée, Jour et mois approximatifs","1986-01-01","Année confirmé, Jour et mois approximatifs","","","","","","","","","Pauvres et malades.","","Règle inspirée de l'Hôtel-Dieu de Noyon (elle-même issue de l'Hôtel-Dieu de Mondidier, dès septembre 1246. Puis règle de Saint-Augustin à partir de 1316","","","Bulle d'Alexandre III du 06 mars 1172 (hôpital passant sous sa protection), bulle de Lucuis III du 07/05/1183, bulle de Jean XXIII du 08/10/1319, bulle de Alexandre IV du 13/11/1259 confirmant la règle.","","","","","","","","","",,"Bâtiment en ruines","","Dinet-Lecomte Marie-Claude et Montaubin Pascal Les hôpitaux de Picardie du Moyen Âge à la Révolution, Amiens, Encrage, 2014","49.433567","2.0850389","didier.cremades@univ-lyon2.fr","L'hôpital lié à l'église cathédrale de Beauvais remonte sans doute à la période carolingienne. Pierre Louvet, historien dans la première moitié du XVIIe siècle, estimait que sa fondation datait de 840, mais sans avancer de preuve ; sans doute parce qu'Hincmar, archevêque de Reims (845-882) invita son suffragant de Beauvais à recevoir les pauvres dans des hôpitaux auxquels le personnel nécessaire devait être affecté. Mais l'établissement n'est pour la première fois mentionné qu'en 1035, lorsque l'évêque Dreux affecta la dîme qui le finançait pour doter le monastère Saint-Symphorien qu'il venait de fonder.

L'institution fut réorganisée à partir des années 1170, sous l'épiscopat de Barthélemy de Montcornet (1162-1175). La meilleure conservation des archives traduit les changements, marqués par la structuration de la communauté hospitalière et l'accroissement du temporel. Ainsi, une donation de Raoul, comte de Clermont, et d'Alix, son épouse, en 1171 semble être la plus ancienne de celles indiquées dans la liste des biens confirmée par la bulle d'Alexandre III du 6 mars 1172. Le pape prenait l'hôpital sous la protection apostolique et plusieurs de ses successeurs réitérèrent. Plusieurs rois prirent aussi l'Hôtel-Dieu sous leur garde : Charles V (1365), Louis XI (1463), François Ier (1546), Charles IX (1561), Henri 111 (1587), Louis XIII (1640) et Louis XIV (1643).

On ignore la localisation du premier établissement charitable sous tutelle de l'évêque. Sans doute était-il à l'intérieur de l'enceinte gallo-romaine, près de la cathédrale. Mais selon un récit de miracles de saint Vaast, l'hôpital des pauvres de tout le diocèse (pauperum hospitale totius episcopatus) se trouvait juste à côté de l'église Saint-Vaast de Beauvais (actuelle église Saint-Étienne). Si l'on accepte l'historicité de ce récit, l'hôpital, dans la seconde moitié du IXe siècle, se serait alors trouvé à une centaine de mètres au sud-est du castrum, c'est-à-dire à un endroit inhabituel pour un hôpital cathédral, mais cela peut s'expliquer par le fait que cette zone offrait plus de commodités qu'aux abords encombrés de la cathédrale et c'est d'ailleurs dans ce nouveau quartier que se développa la place du marché, futur cœur de la ville bourgeoise. C'est à ce texte que faisait allusion Robert de Gynès en rédigeant le cartulaire de 1677. Certains historiens locaux ont proposé de voir dans l'hôtel dit des Trois Piliers, situé sur la place Jeanne Hachette, presque à l'angle de rue de la Madeleine, la localisation originelle de l'hôpital, mais rien ne vient justifier cette assertion, sinon que l'Hôtel-Dieu possédait cet immeuble dès 1210 et que l'obituaire e la collégiale Saint-Michel évoque de manière vague une Domus Dei sur la grand place l'appellation pouvant renvoyer au propriétaire ou à une activité hospitalière annexe celle des bâtiments principaux). Quoi qu'il en soit, à partir de 1179 et jusqu'en 1346, l'Hôtel-Dieu est clairement localisé en dehors de la nouvelle enceinte au nord de la cité, juste au delà de la porte Saint-Laurent, au départ de l'importante route vers Amiens. Cette implantation dans le dynamique faubourg Gaillon marquait un nouveau départ prometteur.

La communauté hospitalière apparaît à cette époque déjà bien organisée. Elle se compose de frères dès 1172 et de soeurs, affectées au soin des pauvres et des malades, dès 1210 et sans doute déjà présentes à la fin du XIIe siècle, mais sans reconnaissance dans les actes officiels. Tous étaient placés sous l'autorité d'un maître mentionné dès 1183. Une certaine spécialisation distinguait les frères; un chapelain est attesté dès 1186 et en 1190, on mentionne au moins six frères : le maître, deux prêtres, un frère preceptor (sans doute responsable de la gestion temporelle) et un frère elemosinarius (sans doute chargé des malades et des pauvres). L'institution du maître apparaît récente lorsqu'une bulle de Lucius III, le 7 mai 1183, permit aux frères d'admettre parmi eux des clercs ou des laïcs libres qui chercheraient à fuir le siècle, mais après avoir fait profession ; il est stipulé qu'un frère ne pouvait partir sans la permission du maître, sauf pour mener une vie religieuse plus difficile.

Jusqu'en 1246, la communauté hospitalière n'avait pas de règle et n'appartenait aucun ordre. Elle en réclama une au cardinal-légat Eudes de Châteauroux qui délégua la tâche à Garin, archidiacre de Beauvais, et au frère Vincent, sous-prieur des Dominicains de la ville (le célèbre lettré Vincent de Beauvais). En septembre 1246, le légat promulguait la règle qu'ils avaient compilée et qui s'inspirait largement de la règle de l'Hôtel-Dieu de Noyon (elle-même issue de celle de l'Hôtel-Dieu de Montdidier). Les aspects de la vie commune (dortoir, réfectoire, office) étaient organisés et les voeux d'obéissance, de chasteté et de pauvreté individuelle étaient exaltés, mais certains usages locaux anciens étaient préservées, tel l'habit. Les soeurs portaient une robe de laine blanche, à manches étroites, un rocher de toile blanche avec une ceinture blanche, un voile noir doublé d'un blanc (il était tout blanc pour les novices), une guimpe barbette et des souliers blancs; elles revêtaient une chape noire pour le chœur et la ville (leur apparence était alors proche du costume masculin, sinon que les hommes ne portaient pas de voile et étaient tonsurés). Les frères assuraient le service divin, administraient les sacrements aux malades et aux religieuses et gouvernaient le temporel. Désormais, la communauté dans les documents hospitalière pontificaux était assimilée au groupe de celles qui suivaient la règle de saint Augustin. Le 13 novembre 1259, le Alexandre IV confirmait la nouvelle règle de l'hôpital dans une bulle qui s'adressait conjointement au maître, aux frères et aux sœurs, qui figuraient désormais officiellement à part entière dans les actes. Le chapitre hospitalier élisait le maître à vie parmi les responsable frères prêtres. 
En raison de l'accroissement inconsidéré de la communauté hospitalière causé par les ingérences des grands, des amis et des parents, l'évêque Simon de Clermont fixa pour la première soit 23 personnes. fois l'effectif Mais du ce personnel chiffre dut en s'adapter 1308: 11 à frères la conjoncture, (3 prêtres particulièrement et 8 laïcs) et 12 soeurs, défavorable durant la guerre de Cent Ans. Les comptes ne laissent apparaître que 15 frères et sœurs en 1377, 7 en 1379 et seulement 6 en 1404. Quand les frères vinrent à se raréfier à partir des XIV-XV siècles, il arriva que les sœurs élisent un maître choisi parmi les clercs réguliers extérieurs à l'hôpital.

En 1646, Mgr Augustin Potier, évêque soucieux des institutions charitables s'il en fut et fondateur du premier Bureau des pauvres, souhaita réformer la communauté hospitalière; les sources indiquent en effet parfois un certain relâchement. Il ajouta un règlement pour les sœurs, insistant tout particulièrement sur l'assistance à la prière, la méditation et l'obéissance. Il fit venir trois soeurs augustines de l'Hôtel-Dieu d'Abbeville pour les instruire de leur mode de vie. Elles changèrent d'habit pour signifier leur nouveau statut de sœurs cloîtrées; le costume des frères et des sœurs avait changé au XVIe siècle, celui des femmes consistant en une robe de laine noire non teinte (en fait rousse) avec un rochet blanc et un tablier noir, recouverts, pour le chœur et la ville, par une chape noire ; à partir de 1646, l'habit des soeurs devint entièrement noir comme celui des religieuses d'Abbeville. En juillet 1651, l'établissement comptait la mère supérieure, 21 religieuses et encore 3 religieux, mais les derniers frères disparurent en 1664. Vers 1789, l'Hôtel-Dieu avait 21 professes, 4 novices, 7 tourières et données ; y travaillaient aussi 3 prêtres, 2 chantres, un clerc, un agent, 2 domestiques et un jardinier.

De fondation épiscopale comme le rappelle un acte émanant de la chancellerie royale en 1368, l'Hôtel-Dieu n'en a pas moins gagné une grande autonomie à partir du XIIIeme siècle et les évêques de Beauvais essayèrent périodiquement de faire peser leur tutelle. En 1035, il est évident que la dotation était à la disposition de l'évêque Dreux qui choisit de la diminuer au profit de sa fondation : le monastère Saint-Symphorien. En 1183, le privilège de Lucius III sauvegardait la juridiction épiscopale sur la communauté hospitalière. Le maître se trouvait sous l'autorité de l'évêque-comte de Beauvais, mais ce dernier n'intervenait pas dans son choix. La règle promulguée par le cardinal-légat en 1246 garantissait l'élection du maître par la communauté. En 1308, en concertation avec les frères et les sœurs, l'évêque Simon de Clermont fixait un numerus clausus ; il reconnaissait à la communauté son droit d'élire le maître et la maîtresse, et d'une enquête, mais il le  subordonnait à son approbation finale. À la suite d'un nouveau litige et d'une enquête, l'évêque Jean de Marigny, le 31 mars 1328, dut admettre que le droit d'élire le maître appartenait aux religieux et religieuses, tout comme celui de recevoir de nouvelles recrues et d'exercer la correction sur les membres de la communauté en fonction des règles. Par qui conséquent,auraient été reçus en habit séculier, pour approbation au bout d'un an n'avait qu'une juridiction majeure qui ne s'exerçait que par voie d'appel ; la juridiction spirituelle immédiate sur les frères et les sœurs relevait du maître, ainsi que le choix des confesseurs et de la maîtresse des religieuses. Le pape Jean XXII ratifia ces dispositions le 19 décembre 1321. Et encore après la réforme de 1646, les religieuses conservèrent leur privilège d'élire leur supérieur, qui fut toujours un chanoine régulier de saint Augustin, voire un Prémontré à une occasion.

Au cours du XIV siècle, de nombreux procès opposèrent l'évêque et la communauté hospitalière qui cherchait à s'émanciper. En 1358, le Parlement reconnut à la communauté hospitalière le droit d'examiner les comptes rendus par le procureur (choisi par le maître) sans la présence de l'évêque qui prétendait avoir un droit de regard. Mais le 9 janvier 1394, le Parlement confirmait à l'évêque le droit de visite et de correction sur l'Hôtel-Dieu que lui contestaient les frères et les sœurs. Par conséquent, l'évêque réussit à s'ingérer quelque peu dans la vie de l'établissement. Ses représentants furent présents en 1401 lors de la reddition des comptes réalisée devant la communauté hospitalière. Mais en 1458, le Parlement débouta l'évêque qui prétendait que les comptes soient rendus en sa présence et non devant le chapitre hospitalier seul...

La tutelle de l'évêque sur l'Hôtel-Dieu fut de plus en plus disputée par la municipalité, le roi et le chapitre cathédral (à qui l'on avait demandé de participer aux frais de reconstruction en 1366). D'une manière générale, la recherche de contrôle royal sur l'administration des hôpitaux se fit plus pressante au XV ème siècle. Le 25 juillet 1561, un édit de François II tenta pour la première fois de mettre l'hôpital en la main du roi par l'intermédiaire d'administrateurs devant être commis par le corps de Ville (les maire et pairs). Mais cette décision se heurta à la résistance de l'Hôtel-Dieu et resta sans exécution malgré un arrêt du Parlement du 25 janvier 1563. Une crise aiguë s'ensuivit. Le 30 avril 1565, un arrêt du Parlement ordonna que le maire et les pairs de Beauvais instituent 5 administrateurs, mais la communauté hospitalière répliqua que leur maison n'étant pas mal administrée, la disposition royale ne pouvait s'appliquer à eux. Un arrêt du 26 juillet 1565 confiait l'administration de l'Hôtel-Dieu à la municipalité et au chapitre cathédral, mais ce dernier recula devant l'hostilité des frères et des sœurs et le 2 octobre 1565, un arrêt de la chambre des vacations du Parlement exemptait le chapitre de l'administration de l'hôpital et réduisait son intervention à la présence de 2 chanoines à la rédaction des baux à terme. En février 1566, la municipalité chercha à effectuer une visite de l'Hôtel-Dieu, mais les sœurs se révoltèrent. Par conséquent, un nouvel arrêt du Parlement, le 17 mai 1566, accordait aux sœurs le droit de participer au gouvernement de leur maison. Mais la situation restait conflictuelle, au détriment de la bonne marche de l'établissement. Un accord plus stable déboucha sur l'arrêt du Parlement du 29 novembre 1570, qui confiait de nouveau l'administration spirituelle et la gestion temporelle au maître (élu par les frères et les soeurs) et à sa communauté, mais les administrateurs gardaient un droit de contrôle. En effet, le maître conservait la gestion des revenus, mais il ne pouvait faire des baux ou constituer des rentes sans en rendre compte aux Trois-Corps: l'évêque' le chapitre cathédral et le Corps de Ville, dont les représentants se réunissaient en bureau tous les premiers lundis du mois et avaient le droit de visite dans l'établissement. 

En 1346, les troupes du roi d'Angleterre Edouard III, après avoir nargué le Valois Philippe VI en approchant Paris, remontèrent vers le nord. Devant le danger, le capitaine de la garnison de Beauvais fit détruire l'hôpital, afin qu'il ne puisse constituer un refuge pour les Anglais. Le roi Plantagenet, pressé par les hommes du roi de France, se contenta de brûler le faubourg Gaillon avant de se diriger vers Amiens. Ayant perdu leurs bâtiments, les frères et sœurs de l'Hôtel-Dieu se replièrent avec les malades à l'intérieur de l'enceinte urbaine, dans diverses maisons qui leur appartenaient (comme celle des Trois-Piliers) et d'autres qui leur étaient prêtées ou louées. L'emplacement du nouvel hôpital fut vite une maison avec cellier, qui servait à l'entrepôt de leur vin, située sur l'importante rue menant à la Porte Saint-Laurent et juste en face de l'église collégiale Saint-Laurent. juin 1367, l'évêque-comte Jean de Dormans autorisa la communauté à avancer sur la voirie les cinq piliers de fondation de sa nouvelle chapelle. Les travaux de reconstruction des bâtiments s'étalèrent sur un tiers de siècle. En 1379, on apportait les cloches. L'ensemble immobilier s'étirait le long de la chaussée d'Amiens et était cloisonné à l'ouest l'hôpital par la butte était Sainte-Marguerite circonscrit par une et au maison, nord par donnée le rempart en 1235 et par la porte Pierre Saint-Laurent. de la Fromenterie, Au sud,et par l'hôtel des religieux de Breteuil, qui longeaient tous les deux la rue de la porte de Grez (actuelle rue Gui Patin). Le bâti présentait la structure qu'il conserva en grande partie jusqu'au XIXème siècle. La grande salle des malades se trouvait au nord de l'ensemble, contre le rempart; cette situation trop exposée aux dangers explique le repli des malades dans le réfectoire pendant le siège de 1472. Elle était éclairée côté nord par 4 baies qui donnaient malheureusement sur le mur de l'enceinte; en 1548, un verrier réalisa un vitrail représentant une apparition de la Madeleine et une Vierge à l'Enfant Jésus. Des plans de l'époque moderne montrent que cette salle avait deux nefs, avec des planches de bois qui séparaient les hommes et les femmes. Elle donnait aussi sur la cuisine des pauvres et, à son extrémité orientale, sur une chapelle. Une entrée, constituée d'un vestibule, jouxtait aussi la chapelle et la salle des malades et donnait sur la rue principale. À l'ouest de la salle des malades se trouvait une cour peu étendue avec les bâtiments utilitaires (foulerie, fournil, pressoir, grange à bois), dont la disposition et la destination ont sans aucun doute évolué au fil du temps. Ainsi, en 1483, on aménagea un dortoir pour les nourrices dans une ancienne étable. La partie sud de l'îlot était réservée à la communauté (le « moùtier» du XVe siècle), connu par des plans qui ne sont pas antérieurs au XVIIIe siècle. On y trouvait le dortoir et le réfectoire et, donnant sur la rue principale, la chapelle de l'Hôtel-Dieu (qui bénéficia sans doute d'une reconstruction au début du XVIe siècle, car un testament la nomme «église neuve» en 1512). Elle était dédiée à saint Jean-Baptiste dès 1197 et comportait un autel Saint-Eustache dès 1269. La prière pour les morts occupait une place importante dans les offices dès le début du XIIIe siècle. Source de revenus pour la communauté hospitalière et les malades, elle donna lieu à la confection d'obituaires. Le cimetière particulier de l'Hôtel-Dieu resta après 1346 à son ancien emplacement extramuros.

Les personnes accueillies à l'Hôtel-Dieu de Beauvais étaient dès l'origine diverses: malades, pèlerins, orphelins et toutes personnes dépendantes. Toutes étaient logées dans la grande salle des malades. Dès 1471, on établit à part les accouchées et les orphelins (« maison des enfants», on en comptait 16 en 1521), de même que les pestiférés étaient isolés dans une maison à part au XVIe siècle. En 1522, 240 pauvres étaient hébergés l'Hôtel-Dieu. Dans les périodes normales, la capacité d'accueil était d'une centaine de personnes. En effet, un plan du XVIIIème siècle permet de compter 48 lits dans la grande salle des malades, sachant qu'on pouvait coucher deux personnes par lit. Un autre plan de la même époque désigne l'église comme « salle militaire » ; en effet, depuis Louis XIV, l'hôpital se plaignait de recevoir de nombreux soldats qui monopolisaient les lits d'hommes. Toutefois, depuis la création du Bureau des pauvres en 1653, une partie des assistés n'avait plus à solliciter l'Hôtel-Dieu qui, vers 1789, accueillait 800 malades par an, sans compter les externes. La médicalisation avait progressé au cours du XVIIème siècle, quand est attestée une apothicairerie administrée par une « sœur apothicairesse» qui fournissait en « drogues » auprès des apothicaires de la ville mais préparait également les confitures, onguents et autres huiles utilisés pour le soulagement des malades.

Soutenir autant de malades et de pauvres impliquait une solide dotation. Son noya était sans doute à l'origine issu de la mense épiscopale, ce qui expliquerait pourquoi l'évêque Dreux retira une dîme en 1035. Mais les sources conservées attestent d'un afflux de dons à partir de la fin du XIIe siècle, provenant de la générosité des évêques et des chanoines de Beauvais, de l'aristocratie régionale, des bourgeois de la cité, etc., de leur vivant ou par testament: maisons et terres, cens et loyers, récoltes agricoles, rentes seigneuriales, objets (livres, literie, tonneaux, etc.). Il faut aussi compter les petites aumônes manuelles anonymes. Un tronc pour l'Hôtel-Dieu est attesté à la Porte de Grez en 1261


L'hôpital traversa la Révolution, mais les soeurs augustines furent remplacées par des hospitalières libres en 1792. En vertu de la loi du 16 vendémiaire an V (7 octobre 1796), l'Hôtel-Dieu et le Bureau des Pauvres furent unis et renommés Hospices Civils de Beauvais. Les Augustines y firent leur retour en 1817. Les bâtiments furent reconstruits au XIXe siècle et l'activité hospitalière s'y poursuivit jusqu'en 1986."
29/06/2020 16:53:31,29/06/2020 16:53:31,"Hôpital de Beauval","","Hôpital","Somme (80)","mairie","","","80630","Beauval","Amiens","Doullens","Saint-Nicolas de Beauval","1341-11-04","Année confirmée, Jour et mois approximatifs","1844-01-01","Année confirmé, Jour et mois confirmés","Indéterminée","","","","Aucun vestige","","","","","","","","","Urbain III (1185-1187) le place sous sa protection.","","","","","","","","","",,"Inexistant","","Dinet-Lecomte Marie-Claude et Montaubin Pascal Les hôpitaux de Picardie du Moyen Âge à la Révolution, Amiens, Encrage, 2014.","49.1154103","3.0621911","didier.cremades@univ-lyon2.fr","Maladrerie attestée à Beauval dès le pontificat d'Urbain III qui le plaça sous sa protection.
Hôpital connu à partir d 1341, lorsque Jehan de Louches, bailli de Beauval, y fonda une chapellerie avec obligation d'y célébrer une messe chaque jour et la dota de terres, ce qui fut confirmé par Bobert, sire de Beauval, et son épouse Mahaut de Diliève, le 04 novembre 1341, puis par le Roi Philippe VI en 1344."
29/06/2020 17:00:36,29/06/2020 17:00:36,"Hôtel-Dieu Saint-Jean de Béthisy-Saint-Pierre","","Hôpital","Oise (60)","mairie","","","60320","Béthisy-Saint-Pierre","Soissons","Saint-Pierre de Béthisy-Saint-Pierre","Saint-Pierre de Béthisy-Saint-Pierre","1206-01-01","Année approximative, Jour et mois approximatifs","","Non renseignée","Indéterminée","","","","Aucun vestige en 1836 déjà.","","","","","","","","","","","","","","","Ecole au milieu du XIXème siècle","","","",,"Inexistant","","Dinet-Lecomte Marie-Claude et Montaubin Pascal Les hôpitaux de Picardie du Moyen Âge à la Révolution, Amiens, Encrage, 2014.","49.3054","2.8032","didier.cremades@univ-lyon2.fr","Aurait été fondé en 1206. Disposait d'une chapelle dédié à Saint Jean, dont le revenu était estimé à 15 livres, 12 sous et 6 deniers selon les comptes de décimes de 1362 (en fait 1371)."
29/06/2020 17:09:35,29/06/2020 17:09:35,"Hôpital Saint Jean-Baptiste","","Hôpital","Somme (80)","mairie","","","80220","Bouttencourt","Amiens","Gamaches","Saint-Etienne-en-Séry","1204-02-25","Année confirmée, Jour et mois confirmés","1672-01-01","Année confirmé, Jour et mois approximatifs","Indéterminée","","","","Aucun vestige","","","","","","","","","","","","","","","","","","",,"Bâtiment en ruines","","Dinet-Lecomte Marie-Claude et Montaubin Pascal Les hôpitaux de Picardie du Moyen Âge à la Révolution, Amiens, Encrage, 2014.","49.9364321","1.6289629","didier.cremades@univ-lyon2.fr","Le 25 février 1204, Guillaume seigneur de Cayeux, fonde à Bouttencourt un hôpital en l'honneur de Dieu et saint Jean-Baptiste. Il était destiné à abriter douze personnes au moins : sept pauvres et cinq personnes à leur service : un prêtre, un clerc, un religieux ad disponendum ipsi domui (appelé magister dès 1225), deux domestiques rémunérés. Les convers et les converses ne devaient être admis que sous le contrôle de l'abbé de Séryet du fondateur. Guillaume lui assura une dotation foncière et des revenus, dont une rente de mille anguilles par an.

L'établissement est mentionné à plusieurs reprises entre 1269 et 1318. Un maître, des frères et des sœurs sont attestés en 1315. Mais il fut sans doute ruiné durant la guerre de Cent Ans."
29/06/2020 17:16:01,29/06/2020 17:16:01,"Hôtel-Dieu Saint-Nicolas","","Hôpital","Somme (80)","rue Victor Hugo","","","80440","Boves","Amiens","Fouilloy","Saint-Nicolas de Boves","","Non renseignée","","","","","","","Aucun vestige","","","","","","","","","Grégoire IX le place sous sa protection le 01/07/1240","","","","","","","","","",,"Inexistant","","Dinet-Lecomte Marie-Claude et Montaubin Pascal Les hôpitaux de Picardie du Moyen Âge à la Révolution, Amiens, Encrage, 2014.","49.8446541","2.3834692","didier.cremades@univ-lyon2.fr","L'Hôtel-Dieu de Boves, situé dans la vallée de l'Avre près du pont et d'une écluse (attestée en 1569), fut fondé par les seigneurs de Boves au début du XIIIe siècle. Ils lui firent plusieurs dons, à commencer par Robert de Boves qui confirma une donation de son père en 1224. L'hôpital mena une active politique d'acquisition foncière au cours du XIIème siècle. Le 1er juillet 1240, le pape Grégoire IX prit l'établissement, dédié à saint Nicolas, le maître (attesté dès 1231) et les frères sous la protection apostolique, ce que le pape Urbain IV renouvela le 12 décembre 1263. Le 19 décembre 1263, ce même pontife permit la construction d'une chapelle avec un cimetière et une cloche.

L'établissement fut incendié, sans doute à la fin de la guerre de Cent Ans ou durant le conflit franco-bourguignon et sa vocation à accueillir les pauvres et les malades ne semble plus être régulièrement respectée aux XVIe et XVIle siècles. Gilles Dufour avait reçu du duc de Lorraine et sire de Boves, René II (1473-1508), l'administration de l'hôpital pour en jouir avec sa femme et ses enfants à titre viager, mais avec la charge de tout réédifier. Il avait ainsi fait bâtir un dortoir et une chapelle."
29/06/2020 17:28:04,29/06/2020 17:28:04,"Hôtel-Dieu Saint-Antoine","","Hôpital","Aisne (02)","mairie","","","02220","Braine","Soissons","Vailly-sur-Aisne","Braine","1201-04-30","Année confirmée, Jour et mois confirmés","1790-11-01","Année confirmé, Jour et mois confirmés","jusqu'en 1768: dans le château comtal médiéval et ensuite rue des Juifs","","","","Aucun vestige","","","","","","","","","","","","","","","","","","",,"Inexistant","","Dinet-Lecomte Marie-Claude et Montaubin Pascal Les hôpitaux de Picardie du Moyen Âge à la Révolution, Amiens, Encrage, 2014.","49.3442899","3.5340221","didier.cremades@univ-lyon2.fr","La Maison-Dieu de braine, avec un chapelain, fut fondée par Agnès de Baudiment, comtesse de Braine et veuve de Robert 1er, par lettre datée du 30 avril 1201. Établie dans le château, elle tirait ses revenus notamment des fours banaux du château et de vignes à Courcelles et à Orphigny, d'une rente notamment de 10 livres des provinoises fours banaux sur du le château, péage d'Arcy, etc 
Sa chapelle était dédicacée à saint Antoine (dès 1572) et se trouvait, tout comme l'établissement lier, sous le patronage des comtes de Braine. En février 1250, Marie, comtesse de Dreux et dame de Braine, nomma Adam comme chapelain pour remplacer Roger, son prédécesseur décédé en Terre sainte. Les revenus du chapelain étaient estimés à 16 livres dans le compte des décimes de 1362 (en fait 1371). Dès mars 1265, l'hôpital était régi par un maître, entouré de frères et de soeurs, puis la direction fut confiée, peut-être au XVe siècle (après 1428), à des administrateurs laïques qui se substituèrent au maître jusqu'au XVII, siècle. Le comte de Braine nommait ces administrateurs; en 1506, la reine Marguerite d'Angoulême, en sa qualité de duchesse du Valois, chercha à la lui Marck, disputer comte cette de prérogative, avant de renoncer par considération envers Robert III de et duc de Bouillon."
02/07/2020 17:56:54,02/07/2020 17:56:54,"Hôtel-Dieu Saint-Nicolas","","Hôpital","Oise (60)","Rue Jean Jaurès","","","60120","Breteuil","Beauvais","Breteuil","Breteuil","1171-01-01","Année confirmée, Jour et mois approximatifs","1945-01-01","Année approximative, Jour et mois approximatifs","","","","","Aucun vestige. Détruit lors de la Seconde Guerre Mondiale. Il subsiste la chapelle du XVIIIème siècle.","","","","","","","","Vers 1320","","","","","","","","","","",,"Bâtiment en ruines","","Dinet-Lecomte Marie-Claude et Montaubin Pascal Les hôpitaux de Picardie du Moyen Âge à la Révolution, Amiens, Encrage, 2014.","49.6349311","2.2947216","didier.cremades@univ-lyon2.fr","Attesté à partir de 1171, se situait dans le bourg, le long de la route d'Amiens. La tradition historiographique en fait la fondation du seigneur et des habitants de Breteuil, mais d'après le pouillé vers 1320, il est certain que le patron de cet établissement, aux revenus estimés à 100 livres était l'évêque de Beauvais et cette tutelle institutionnelle perdura jusqu'à jusqu'à la Révolution."
02/07/2020 18:37:26,02/07/2020 18:37:26,"Hôtel-Dieu de Bruyères","","Hôpital","Aisne (02)","Rue des Etuves","","","02860","Bruyères-et-Montbérault","Laon","Notre-Dame de Bruyères","Notre-Dame de Bruyères","1195-01-01","Année confirmée, Jour et mois approximatifs","1894-01-01","Année confirmé, Jour et mois approximatifs","A l'angle de la rue de la porte-de-Reims et de la rue des Etuves (emplacement de l'actuelle pharmacie)","","","","Aucun vestige.","","","","Pestiférés","","","","","","","","","","","","","","",,"Inexistant","","Dinet-Lecomte Marie-Claude et Montaubin Pascal Les hôpitaux de Picardie du Moyen Âge à la Révolution, Amiens, Encrage, 2014.","49.5236098","3.6659388","didier.cremades@univ-lyon2.fr","Fondation sur l'initiative des notables locaux à la fin du XIIème siècle. Une commission fut créée pour récolter les dons. Elle se composait de Clarembaud II, maire de la commune, de Jean Noveschère son adjoint ou lieutenant, du doyen de la paroisse, d'Arnoud des Montagnes, religieux du monastère du Colinet, d'Evenimard de Chevregny et le Soissonnais, et rassemblèrent les sommes nécessaires en quelques mois. Inauguration en 1195 sous les hospices de l'évêque de Laon, Roger de Rozoy, avec la participation du chapitre de Laon, du clergé de la paroisse et des environs. Le marie de Bruyères, les seigneurs de Monchâlons, de Parfondru, de Monampteuil, de Laval, de Chevregny, d'Urcel et de Chaillevois,... étaient présents. 
Construit en dehors des fortifications, il se composait d'un rez de chaussée avec une chapelle éclairée par deux fenêtres en ogive, l'une donnant sur la rue des étuves, l'autre sur la rue Porte-de-Reims, et une salle pour les malades. Des cellules furent ajoutées par la suite pour accueillir les personnes atteintes de la peste. A l'étage deux salles, l'une pour les religieuses et l'autre pour les convalescents et au dessus, sur toute la surface, un grenier. De chaque côté du portail, deux statues détruites, détruites à la révolution. A l'arrière du bâtiment, une cour communiquait avec les Hauts-Monts, les vastes jardins dits des Normands et la prairie des Chanteraines.  "
03/07/2020 09:37:55,03/07/2020 09:37:55,"Hôpital de Caix","","Hôpital","Somme (80)","mairie","","","80170","Caix","Amiens","Fouilloy","sainte-Croix de Santerre","1252-11-02","Année confirmée, Jour et mois confirmés","","Non renseignée","","","","","Aucun vestige","","","","","","","","","","","","","","","","","","",,"Inexistant","","Dinet-Lecomte Marie-Claude et Montaubin Pascal Les hôpitaux de Picardie du Moyen Âge à la Révolution, Amiens, Encrage, 2014.","49.8167694","2.6462567","didier.cremades@univ-lyon2.fr","Attesté dans le testament d'Ade de Nesle qui lui réservé 20 sous le 02 novembre 1252 et dans celui d'Helvide d'Autrèche en semptebre 1260. Il fut sans doute détruit pendant la guerre de Cent ans."
03/07/2020 09:48:53,03/07/2020 09:48:53,"Hôpital de Campsart","","Hôpital","Somme (80)","Mairie","","","80140","Villers-Campsart","Amiens","Airaines","Villers","1314-08-14","Année confirmée, Jour et mois confirmés","1369-01-01","Année confirmé, Jour et mois approximatifs","Hameau","","","","Aucun vestige","","","","","","","","","","","","","","","","","","",,"Inexistant","","Dinet-Lecomte Marie-Claude et Montaubin Pascal Les hôpitaux de Picardie du Moyen Âge à la Révolution, Amiens, Encrage, 2014.","49.8693554","1.8340798","didier.cremades@univ-lyon2.fr","Fondation de l'hôpital et sa chapelle par Jean Hibon, avec 20 livres tournois de rente annuelle, fut confirmée par le roi Philippe IV le Bel le 14 août 1314. Le 04 juillet 1332, Philippe VI amortit une rente de 12 livres vendue par Guérard de Semicourt ou Selincourt aux exécuteurs testamentaires de Pierre de Cansaars.
Hôpital détruit en 1369 par les troupes de Jean de Gand, duc de Lancastre."
03/07/2020 09:59:03,03/07/2020 09:59:03,"Hôpital de Cappy","","Hôpital","Somme (80)","mairie","","","80340","Cappy","Noyon","Péronne","Saint-Nicolas de Cappy","1380-01-01","Année approximative, Jour et mois approximatifs","","Non renseignée","mairie","","","","Aucun vestige","","","","","","","","Pouillés de la province de Reims vers 1380","","","","","","","","","","",,"Inexistant","","Dinet-Lecomte Marie-Claude et Montaubin Pascal Les hôpitaux de Picardie du Moyen Âge à la Révolution, Amiens, Encrage, 2014.","49.9273871","2.7574371","didier.cremades@univ-lyon2.fr","Attesté que par le pouillé du diocèse de Noyon vers 1380. Il était placé sous la domination du seigneur temporel du lieu, le sire de Nesle. Desservi par des frères et des soeurs. Avait une chapelle Saint-Etienne. Hôpital détruit probablement lors de la guerre de Cent ans."
03/07/2020 10:12:13,03/07/2020 10:12:13,"Hôtel-Dieu Saint-Martin de Chambly","","Hôpital","Oise (60)","mairie","","","60230","Chambly","Beauvais","Beaumont-sur-Oise","Saint-Martin de Chambly","1320-01-01","Année approximative, Jour et mois approximatifs","1803-01-01","Année confirmé, Jour et mois approximatifs","","","","","Aucun vestige","","","","","","","","Pouillés de Beauvais vers 1320","","Evêque de Beauvais dès 1320.","","","","","","","","",,"Inexistant","","Dinet-Lecomte Marie-Claude et Montaubin Pascal Les hôpitaux de Picardie du Moyen Âge à la Révolution, Amiens, Encrage, 2014.","49.1662774","2.2444986","didier.cremades@univ-lyon2.fr","Aurait été fondé par Pierre de Chambly au XIIIème siècle et aurait reçu des dons de Saint Louis. Chapelle érigée en 1292. Il est attesté dans le pouillé du diocèse de Beauvais vers 1320. Il est sous la garde et jurisprudence de l'évêque de Beauvais jusqu'à la Révolution. Une chapellenie y avait déja été fondée par Philippe de Letrasson avant 1320. Taxe de 16 livres de revenus et se trouvait placée sous le patronage de l'évêque de Beauvais."
03/07/2020 10:22:56,03/07/2020 10:22:56,"Léproserie de Chateau-Thierry","","Léproserie","Aisne (02)","mairie","la Charité","","02400","Château-Thierry","Soissons","Saint-Martin de Château-Thierry","Saint-Martin de Château-Thierry","1167-01-01","Année confirmée, Jour et mois approximatifs","","Non renseignée","Située sur une colline au Nord-Est, à 700 mètres hors les murs au bord de la route qui mène à Soissons.","","","","","","","","","","","","","","","","","","","","","","",,"Changement de destination","","Dinet-Lecomte Marie-Claude et Montaubin Pascal Les hôpitaux de Picardie du Moyen Âge à la Révolution, Amiens, Encrage, 2014.","49.03786794532644","3.395041136615054","didier.cremades@univ-lyon2.fr","Léproserie attestée dès 1167. Elle se situait sur une colline au Nord-Est, à 700 mètres hors les murs au bord de la route menant à Soissons."
03/07/2020 10:53:39,03/07/2020 10:53:39,"Hôtel-Dieu de Château-Thierry","","Hôpital","Aisne (02)","11, rue du Château","","","02400","Château","Soissons","Saint-Crépin de Château-Thierry","Saint-Crépin de Château-Thierry","1195-01-01","Année confirmée, Jour et mois approximatifs","","Non renseignée","","","","","","","","","","","","","","Honorius III le place sous sa protection en novembre 1217.","","","","","","Musée depuis 2010 retraçant l'histoire de l'hôtel-dieu depuis le moyen âge.","","","",,"Changement de destination","","Dinet-Lecomte Marie-Claude et Montaubin Pascal Les hôpitaux de Picardie du Moyen Âge à la Révolution, Amiens, Encrage, 2014.","49.03921833915297","3.399583124481467","didier.cremades@univ-lyon2.fr","La première attestation de la maison-Dieu de Château-Thierry remonte à 1195, lorsqu'Aliénor, comtesse de Vermandois, lui fit don d'une rente. L'hôpital se situait dans l'angle sud-est de l'enceinte urbaine, le long d'un des axes principaux (la route Troyes-Soissons respectivement qui traversait attestés la ville). Son personnel se composait d'un et maître, de frères de soeurs respectivement attestés à partir de 1203, novembre 1217 et juin 1232. En juillet 1214, la comtesse Blanche de Troyes lui fit de grandes libéralités et se présenta comme la refondatrice de l'établissement. Il était régulièrement choyé par les comtes et comtesses de champagne au cours du XIIIe siècle. Le pape Honorius III le plaça sous la protection épistolique en novembre 1217. Par conséquent, Jeanne, héritière des rois de Navarre et des comtes de Champagne, reine de France par son mariage avec Philippe IV le Bel, n'est pas la fondatrice, mais une autre refondatrice de cet établissement, qui demeura sans doute sur le même site, même si une relocalisation depuis un ilot initialement hors les murs n'est pas à exclure totalement. Dans son testament du 25 mars 1305 (nouveau style), la reine-comtesse prévoyait la mise en place d'une nouvelle institution hospitalière, avec une chapelle sous le patronage de la Vierge, saint Jean-Baptiste, saint Louis et tous les saints, qui devait être réalisée dans un délai de trois ans après sa mort par ses exécuteurs testamentaires (entre autres Jean des Granges, de l'ordre du Val-des-Écoliers, aumônier du roi). La dotation économique était de 12000 livres tournois, afin de dégager une rente annuelle de 1000 livres tournois. Le codicille du 26 mars 1305 précisa les statuts dans le détail; la règle de vie et le vêtement étaient empruntés à l'Hôtel-Dieu de Paris. La fondation fut approuvée le jour-même par son époux Philippe IV et leur fils le futur Louis X le 31 mars, juste avant la mort de Jeanne le 2 avril 1305. 

Les exécuteurs testamentaires acquirent des terres et des rentes pour constituer le temporel en 1308-1310. Quelques dons importants s'ajoutèrent dans les décennies suivantes. Cependant, la dotation prévue ne fut jamais atteinte en totalité (seules 7335 livres avaient été déboursées sur les 12000). Les difficultés économiques étaient telles en 1463 que la prieure Gillette d'Herbeline se plaignait au roi que ses revenus étaient tombés à 24 livres par an.

L'institution comptait 10 lits au XIVe siècle pour l'accueil des pauvres, des infirmes, des pèlerins, des orphelins et des misérables. La communauté hospitalière prévue par Jeanne en 1305 devait être composée de 4 prêtres (dont un prieur choisi par le patron), 2 clercs, 12 soeurs et 5 frères lais (tonsurés comme les Templiers). Mais dès ses débuts, l'hôpital ne fut desservi que par un seul prêtre chapelain et dirigé par une prieure, instituée en 1317 par les exécuteurs testamentaires. Les tentatives de certains hommes de prendre la direction de l'établissement échouèrent en 1463, 1467, 1562. Les rois de France, comme héritiers du comté de Champagne, étaient les patrons de l'hôpital ; ils exerçaient un droit de visite et de correction, ils instituaient voire destituaient les frères et les sœurs par l'intermédiaire du grand aumônier royal.

La règle de 1305 impliquait une chapelle, des réfectoires et des infirmeries séparés Pour les hommes et les femmes de la communauté. Il subsiste une grande salle des malades (27 x 9 mètres), superposée à un cellier, remontant aux premières décennies du XIVe siècle et noyée dans les constructions postérieures. L'Hôtel-Dieu avait été ruiné par les guerres et l'obligation d'héberger des soldats. Les sœurs n'avaient plus les moyens de rétribuer un chapelain."
03/07/2020 11:19:30,03/07/2020 11:19:30,"Hôtel-Dieu Saint-Antoine ","","Hôpital","Oise (60)","3, rue Sadi Carnot","","","60240","Chaumont-en-Vexin","Rouen","Chaumont-en-Vexin","Laillerie","1204-08-27","Année confirmée, Jour et mois confirmés","","Non renseignée","Faubourg de Laillerie, le long de la route de Paris","","","","Détruit première moitié du XIXème siècle","","","","","","","","","","Acte de Gautier, archevêque de Rouen le 27/08/1204","","","","","","","","",,"Inexistant","","Dinet-Lecomte Marie-Claude et Montaubin Pascal Les hôpitaux de Picardie du Moyen Âge à la Révolution, Amiens, Encrage, 2014.","49.2606922","1.8783055","didier.cremades@univ-lyon2.fr","L'hôpital historique de Chaumont se trouvait dans le un faubourg de Laillerie, le long de de Rouen la route de Paris Attesté dans un acte le 27/08/1204 qui tranche un litige entre le prieur de Laillerie et le chapelain art et les frères de l'hôpital d'autre part au sujet de la chapelle hospitalière. Il fut décidé que l'hôpital avait le droit de posséder une chapelle (qui fut dédiée patron de la paroisse, et devait respecter les droits de la paroisse.

Cette chapelle n'avait ni cloche, ni cimetière et on devait pas en sortir pour organiser des procession; en revanche, les frères de l'hôpital en choisissaient le chapelain ; la chapelle percevait intégralement ses oblations et les legs en sa faveur et demeurait immune face à toute pension. Toutefois, le curé de la paroisse visitait les malades, écoutait leurs confessions et donnait le viatique si nécessaire. Lors d'un décès à l'hôpital, le chapelain de l'hôpital y célébrait la messe la pour les défunts, puis les frères transportaient le corps jusqu'à l'église de Laillerie, où le curé disait à son tour la messe pour le défunt et lui donnait une sépulture. La sonnerie des cloches des moines à cette occasion était réalisée gratuitement.
L'archevêque de Rouen conserva sa juridiction sur l'Hôtel-Dieu mais il dut la défendre à plusieurs reprises face entre autres au Grand Aumônier de France en 1544 (car le roi était comte de Chaumont). Les visites pastorales étaient réalisées par l'archidiacre au nom de l'archevêque, ainsi le 16 septembre et le 20 novembre 1254. Son rapport précise à cette époque que le prêtre-chapelain n'avait pas la cure des frères de l'hôpital ; il partageait en revanche leurs repas et les frères lui fournissaient le nécessaire pour vivre. L'établissement disposait de moyens modestes : il possédait 80 jugères de terres, 9 vaches, 140 moutons, 240 béliers, 6 chevaux, 20 porcs. Ses revenus s'élevaient à 50 sous parisis, mais il avait 12 livres parisis de dettes. La laine de ses moutons lui  rapportait 35 livres parisis par an.Il percevait 2 muids de blé chaque année sur un moulin sis Chaumont.
L'archevêque avait donné ordre à Guillaume, prêtre de cette maison, de rendre compte aux frères des dépenses et recettes et des biens de l'établissement, en présence du curé et du maire de Chaumont, afin qu'il n'oublie pas. L'hôpital entretenait 3 à 4 lits pour les pauvres passants en 1513-1550 et il semble que 3 frères hospitaliers y résidaient."
03/07/2020 11:29:51,03/07/2020 11:29:51,"Hôtel-Dieu de Chauny","","Hôpital","Aisne (02)","mairie","","","02300","Chauny","Noyon","Saint-Martin de Chauny","Saint-Martin de Chauny","1253-01-01","Année confirmée, Jour et mois approximatifs","1917-01-01","Année confirmé, Jour et mois approximatifs","Actuelle mairie","","","","","","","Le 07 mai 1398, l'hôtel-dieu acquiert un terrain pour établir son cimetière, près de celui de l'église Saint-Martin.","Les pauvres de la ville.","","","","","","","","","","","Actuelle mairie","","","",,"Changement de destination","","Dinet-Lecomte Marie-Claude et Montaubin Pascal Les hôpitaux de Picardie du Moyen Âge à la Révolution, Amiens, Encrage, 2014.","49.6148945","3.2189506","didier.cremades@univ-lyon2.fr","Dès 1270 et jusqu'à la Révolution, le maire et les jurés de Chauny étaient les administrateurs des pauvres de la ville ; ils recevaient par conséquent les legs destinés aux pauvres et étaient chargés de leur verser les secours. Ils avaient l'administration et le gouvernement de l'Hôtel-Dieu (dès 1447), mais aussi de la maladrerie Saint-Lazare. C'est en vain que les bourgeois et le curé de Saint-Martin cherchèrent à entrer dans l'administration de l'hôpital en 1698 et au milieu du XVIlle siècle.

L'Hôtel-Dieu de Chauny existait peut-être déjà en 1281, car des frères et sœurs de la Maison-Dieu sont attestés, mais cela peut aussi désigner la maladrerie. Les dons aux pauvres allaient sans doute à la dotation de l'Hôtel-Dieu dès le XIIIe siècle, dans la mesure où on les retrouve dans la dotation et les charges de l'établissement dans les siècles suivants. L'hôpital était doté d'une chapelle dès 1398, mais il est possible qu'une chapellenie y ait été fondée déjà en 1253. Le 7 mai 1398, il acquit un terrain pour établir son cimetière, près de celui de l'église Saint-Martin."
03/07/2020 11:42:43,03/07/2020 11:42:43,"Hôpital de Chepoix","","Hôpital","Oise (60)","mairie","","","60120","Chepoix","Beauvais","Breteuil","Chepoix","1310-01-01","Année approximative, Jour et mois approximatifs","","Non renseignée","Indéterminée","","","","Aucun vestige","","","","","","","","","Le 09/04/1311 par le pape Clément V - deux bulles pour la fondation de l'hôpital.","","","","","","","","","",,"Inexistant","","Dinet-Lecomte Marie-Claude et Montaubin Pascal Les hôpitaux de Picardie du Moyen Âge à la Révolution, Amiens, Encrage, 2014.","49.6061024","2.3814589","didier.cremades@univ-lyon2.fr","Thibaud de Chepoix, chevalier du diocèse de Beauvais, passa sa vie au service du roi Philippe IV le Bel et de son frère Charles de Valois. Avec ses biens, il fonda à Chepoix un hôpital en l'honneur de la Vierge et de Saint-Jean Évangéliste vers 1310. Le 9 avril 1311, il obtint du pape Clément V deux bulles en faveur de sa fondation : l'une confirmait le droit de patronage de Thibaud et de ses successeurs sur l'hôpital (présentation du gardien) et sur les deux chapellenies (présentation des chapelains), avec le consentement de l'évêque de Beauvais; l'autre accordait des indulgences d'un an et 40 jours à ceux qui visiteraient l'établissement les jours des fêtes de la Vierge et de saint Jean l'Évangéliste."
05/07/2020 15:32:07,05/07/2020 15:32:07,"Hôtel-Dieu Sainte-Madeleine","","Hôpital","Oise (60)","Rue de la Madeleine","","","60600","Clermont -de-l'Oise","Beauvais","Saint-Samson de Clermont","Saint-Samson de Clermont","1192-01-01","Année confirmée, Jour et mois approximatifs","","Non renseignée","","","","","","","","","","","","","","","","","","","","Actuel Centre Hospitalier de Clermont","","","",,"Changement de destination","","Dinet-Lecomte Marie-Claude et Montaubin Pascal Les hôpitaux de Picardie du Moyen Âge à la Révolution, Amiens, Encrage, 2014","49.3775561","2.4127822","didier.cremades@univ-lyon2.fr","Première mention en 1192, lorsque l'abbaye de Froidmont acquit une maison lui appartenant, sise rue Saint-André à Clermont. Il faut remettre en question la datation d'un acte du 13 juillet 1146 (sans doute pour 1196) par lequel Louis, comte de Blois et de Clermont (de 1191 à 1205), confirma la donation que Garnier, maître de Lierval, faisait à l'hôpital de toute sa terre située au-delà de la Brèche qu'il tenait en fief d'Eudes d'Angivillers. 
Les comtes de Clermont se trouvaient vraisemblablement à l'origine de la fondation car ils en disposèrent en 1244 et en conservèrent la juridiction et le patronage jusqu'au XVIIIème siècle. L'établissement était installé dans le faubourg près de la Porte de Creil et une communauté formée par des frères dirigés par un maître s'en occupait dès 1228. 
En juillet 1244, Alphonse de Portugal, comte de Boulogne, et son épouse Mahaut, comtesse de Clermont, y installèrent les Trinitaires (ou Mathurins), auparavant établis au bois de Saint-Jean, paroisse de Warty (aujourd'hui Fitz-James), avec la mission d'y poursuivre l'hospitalité. L'évêque de Beauvais, Robert de Cressonsacq, approuva en juin 1248.
Les Trinitaires assurèrent la gestion de l'hôpital jusqu'au XVème siècle. Le 17 mai 1406, en l'absence d'un ministère au couvent Saint-André de Clermont. A ce titre, il conclut un accord avec le chapitre collégial Notre-Dame du Château de Clermont, stipulant que le ministre de l'hôpital devait porter en personne la chasse de l'église paroissiale Saint-Samson de Clermont à la procession annuelle de l'Ascension. Mais il est probable que l'hôpital ait subi des dommages durant la guerre de Cent Ans, tout comme le couvent des Trinitaires (incendié en 1417 et 1429; ses bâtiments reconstruits en 1549, furent occupés par la sous-préfecture à partir de la Révolution). L'hospitalité était encore assurée par les Trinitaires en 1469, mais elle avait sans doute décliné."
17/07/2020 10:40:37,17/07/2020 10:40:37,"Hôpital Saint Antoine","","Hôpital","Aude (11)","Mairie","","11262","11100","Narbonne","","","","","","","","","","","","","","","","","","","","","","","","","","","","","","",,"Autres","","Caille, J., & Veyret, L. (1978). Hôpitaux et charité publique à Narbonne au Moyen Age de la fin du XIe à la fin du XVe siècle. Toulouse: Privat.","43.086809","2.959852500000001","didier.cremades@univ-lyon2.fr",""
17/07/2020 10:37:59,17/07/2020 11:11:44,"Léproserie de la cité.","Saint-Laurent","Léproserie","Aude (11)","mairie","","11262","11100","Narbonne","","","","1080-01-01","Année confirmée, Jour et mois approximatifs","","","Ancien quartier de Malautié","","","","","","","","","","","","","","","","","","","","","","","LeproserieDeLaCiteEtDeBourg_img_20200717_0001-page-001.jpg","Bâtiment en ruines","","Caille, J., & Veyret, L. (1978). Hôpitaux et charité publique à Narbonne au Moyen Age de la fin du XIe à la fin du XVe siècle. Toulouse: Privat.","43.19754270605015","3.0112283250926946","didier.cremades@univ-lyon2.fr","C'est dans le terroir de la Salade qu'en 1080 habitent les lépreux de la cité."
17/07/2020 10:42:32,17/07/2020 11:25:17,"Hôpital Sainte Trinité","","Hôpital","Aude (11)","mairie","","11262","11100","Narbonne","","","","","","","","","","","","","","","","","","","","","","","","","","","","","","","HopitalSainteTrinite_img_20200717_0001-page-001.jpg","Autres","","Caille, J., & Veyret, L. (1978). Hôpitaux et charité publique à Narbonne au Moyen Age de la fin du XIe à la fin du XVe siècle. Toulouse: Privat.","43.183775665586204","3.0066624616099578","didier.cremades@univ-lyon2.fr",""
17/07/2020 10:41:38,17/07/2020 13:11:51,"Hôpital Sainte Eulalie","","Hôpital","Aude (11)","mairie","","11262","11100","Narbonne","","","","","","","","","","","","","","","","","","","","","","","","","","","","","","","HopitalSainteEulalie_img_20200717_0001-page-001.jpg","Autres","","Caille, J., & Veyret, L. (1978). Hôpitaux et charité publique à Narbonne au Moyen Age de la fin du XIe à la fin du XVe siècle. Toulouse: Privat.","43.17918335414111","2.986594689630837","didier.cremades@univ-lyon2.fr",""
17/07/2020 10:37:05,17/07/2020 13:20:56,"Hôpital Saint Paul","","Hôpital","Aude (11)","mairie","","11262","11100","Narbonne","","","","","","","","","","","","","","","","","","","","","","","","","","","","","","","HopitalSaintPaul_img_20200717_0001-page-001.jpg","Autres","","Caille, J., & Veyret, L. (1978). Hôpitaux et charité publique à Narbonne au Moyen Age de la fin du XIe à la fin du XVe siècle. Toulouse: Privat.","43.18108447215871","3.0031304528227936","didier.cremades@univ-lyon2.fr",""
17/07/2020 10:38:49,17/07/2020 13:42:23,"Hôpital Saint Jean de Jérusalem","","Hôpital","Aude (11)","mairie","","11262","11100","Narbonne","","","","","","","","","","","","","","","","","","","","","","","","","","","","","","","HopitalSaintJeanDeJerusalem5_img_20200717_0001-page-001.jpg","Bâtiment en ruines","","Caille, J., & Veyret, L. (1978). Hôpitaux et charité publique à Narbonne au Moyen Age de la fin du XIe à la fin du XVe siècle. Toulouse: Privat.","43.18914987417416","3.0067169413102284","didier.cremades@univ-lyon2.fr",""
17/07/2020 10:39:49,17/07/2020 13:46:20,"Hôpital Saint Jean de Coyran","","Hôpital","Aude (11)","mairie","","11262","11100","Narbonne","","","","","","","","","","","","","","","","","","","","","","","","","","","","","","","HopitalSaintJeanDeCoyran_img_20200717_0001-page-001.jpg","Bâtiment en ruines","","Caille, J., & Veyret, L. (1978). Hôpitaux et charité publique à Narbonne au Moyen Age de la fin du XIe à la fin du XVe siècle. Toulouse: Privat.","43.16512263158296","3.004786668625537","didier.cremades@univ-lyon2.fr",""
17/07/2020 10:44:29,17/07/2020 13:48:48,"Hôpital Saint Jacques","","Hôpital","Aude (11)","mairie","","11262","11100","Narbonne","","","","","","","","","","","","","","","","","","","","","","","","","","","","","","","HopitalSaintJacques2_img_20200717_0001-page-001.jpg","Bâtiment en ruines","","Caille, J., & Veyret, L. (1978). Hôpitaux et charité publique à Narbonne au Moyen Age de la fin du XIe à la fin du XVe siècle. Toulouse: Privat.","43.18577051438422","2.9974334851830395","didier.cremades@univ-lyon2.fr",""
17/07/2020 10:36:10,17/07/2020 13:51:01,"Hôpital Saint Just / Saint Pasteur","","Hôpital","Aude (11)","mairie","","11262","11100","Narbonne","","","","","","","","","","","","","","","","","","","","","","","","","","","","","","","HopitalSaintJustSaintPasteur_img_20200717_0001-page-001.jpg","Autres","","Caille, J., & Veyret, L. (1978). Hôpitaux et charité publique à Narbonne au Moyen Age de la fin du XIe à la fin du XVe siècle. Toulouse: Privat.","43.18099059117688","3.0000806909746918","didier.cremades@univ-lyon2.fr",""
17/07/2020 10:43:28,17/07/2020 13:55:20,"Hôpital Saint Esprit","","Hôpital","Aude (11)","mairie","","11262","11100","Narbonne","","","","","","","","","","","","","","","","","","","","","","","","","","","","","","","HopitalSaintEsprit3_img_20200717_0001-page-001.jpg","Autres","","Caille, J., & Veyret, L. (1978). Hôpitaux et charité publique à Narbonne au Moyen Age de la fin du XIe à la fin du XVe siècle. Toulouse: Privat.","43.18139740772211","3.0006702389337425","didier.cremades@univ-lyon2.fr",""
17/07/2020 14:36:35,17/07/2020 14:36:35,"Hôpital Saint Esprit ","","Hôpital","Doubs (25)","mairie","","25056","25000","Besançon","","","","1203-01-01","Année confirmée, Jour et mois approximatifs","","Non renseignée","","","","","","","","","Les malades, les incurables, les mendiants, les vieillards, les femmes enceintes, les voyageurs, les orphelins indigents, les enfants abandonnés ou exposés, sans distinction d'infirmités, de sexe ou d'origine.","","","","","","","","","","","","","","",,"Autres","","Informations récupérées sur l'inventaire en ligne des Ad 25.","47.3364598","5.9402449","didier.cremades@univ-lyon2.fr","Le fonds des archives de l’hôpital du Saint-Esprit couvre une période d’environ six cents ans, de 1204 au début du XIXe siècle"
17/07/2020 15:33:27,17/07/2020 15:33:27,"Hôpital saint Jacques","","Hôpital","Doubs (25)","mairie","","","25000","Besançon","","","","1182-01-01","Année confirmée, Jour et mois approximatifs","","Non renseignée","","","","","","","","","Lles pèlerins se rendant à Saint-Jacques-de-Compostelle, à Rome et à Jérusalem. Il change de vocation en 1436 : confié à un religieux du Saint-Esprit assisté de quelques religieuses du même ordre, il abrite désormais des malades, des vieillards et des voyageurs.","","","","","","","","","","","","","","",,"Autres","","Informations sur l'inventaire en ligne des Ad25.","47.3364598","5.9402449","didier.cremades@univ-lyon2.fr","L'hôpital Saint-Jacques de Besançon a été fondé en 1182 par le chapitre de Sainte-Madeleine afin d'héberger les pèlerins se rendant à Saint-Jacques-de-Compostelle, à Rome et à Jérusalem. Il change de vocation en 1436 : confié à un religieux du Saint-Esprit assisté de quelques religieuses du même ordre, il abrite désormais des malades, des vieillards et des voyageurs."
17/07/2020 16:40:26,17/07/2020 16:40:26,"Léproserie Saint-Lazare","","Léproserie","Indre et Loir (37)","Rue Charles Gille","","","37000","Tours","","","","","Non renseignée","","Non renseignée","Environ 250 m au sud de la rue Charles-Gille","","","","","","https://www.inrap.fr/tramway-rue-charles-gille-4774","","Lépreux","","","","","","","","","","","","","","",,"Autres","https://www.inrap.fr/tramway-rue-charles-gille-4774","","47.3888582","0.6912462","didier.cremades@univ-lyon2.fr","Les fouilles ont révélé la présence d'une occupation antique dont la nature n'était pas attendue mais aussi et surtout la présence d'un espace funéraire médiéval inconnu avec une fonction originale. L'intervention a donc permis de mieux comprendre les marges sud de la ville durant l'Antiquité et le Moyen Âge.

CONTEXTE ACTUEL
La rue Charles Gille, située immédiatement à l'ouest de l'actuelle gare de Tours, adopte un tracé est-ouest sur 250 m. Le quartier dans lequel elle s'inscrit correspond à l'actuel centre ville de l'agglomération et se trouve fortement urbanisé. Toutefois, jusqu'au XVIIIe siècle cette partie de la ville de Tours se rapporte à un espace rural occupé par quelques fermes et traversé par un chemin (ancienne voie antique) qui sort de Tours pour aller à Saint-Avertin. Une léproserie (Saint-Lazare), située à environ 250 m au sud de la rue Charles-Gille, est implantée depuis le début du XIIe siècle le long de cet axe de circulation et correspond au seul aménagement connu au sud de la ville médiévale.

CONNAISSANCES HISTORIQUES ET ARCHÉOLOGIQUES
Ce secteur de l'agglomération tourangelle a fait l'objet de peu d'attentions archéologiques jusqu'à présent. Toutefois, lors de la construction de la gare à la fin du XIXe siècle, plusieurs découvertes d'urnes funéraires antiques furent réalisées et permirent de supposer la présence d'une nécropole gallo-romaine dans ce secteur. Cependant, sa localisation restait très incertaine, certains érudits la plaçant sous l'actuelle gare de Tours et la considérant donc comme détruite lors de la construction de cette dernière. Les rares interventions archéologiques récentes concernaient le parvis de la gare (1990) où un bastion de la fortification XVIIe siècle fut reconnu mais les vestiges funéraires étaient quasi-inexistants (une inhumation en place et un vase mis au jour dans les déblais). Toutefois, la présence d'une importante couche de cendres contenant des tessons de céramique et des ossements humains et de faune brûlés suggérèrent la présence d'une aire de crémation proche.
L'autre intervention importante fut liée en 1992 à la construction d'une maison de retraite à l'emplacement précis de l'ancienne léproserie dont la chapelle était encore en élévation. La fouille de l'intérieur de l'édifice permit de mettre au jour 57 sépultures parmi lesquelles 20 défunts présentaient des lésions attribuables à la lèpre.

L'opération a permis de confirmer la présence d'une occupation antique mais celle-ci ne s'est pas révélée funéraire comme pouvait le suggérer les nombreux indices mis au jour depuis le XIXe siècle. En effet, aucune structure de ce type n'a été identifiée pour cette période. En revanche, plusieurs maçonneries gallo-romaines (récupérées ou non) ont été reconnues. Si l'interprétation est probablement celle d'un ou de plusieurs bâtiments, il est difficile de se prononcer sur leur fonction précise.
Cette découverte pose la question des marges sud de la cité antique et amène à s'interroger sur le statut de ce secteur de la ville (rural, urbain ou péri-urbain ?). Les investigations menées rue Charles-Gille permettent a priori d'exclure le phénomène urbain en raison de la faible densité de l'occupation mais aussi grâce aux observations sur un autre tronçon du tramway (Place Jean-Jaurès à 200 m au nord-ouest) qui semblent avoir mis au jour l'extension maximale de la ville du Haut-Empire.

UNE SÉPULTURE MULTIPLE DATANT DU MOYEN ÂGE
La surprise la plus importante est venue de la découverte d'ossements humains médiévaux. Les squelettes mis au jour sont au nombre de 34 et sont concentrés sur une superficie n'excédant pas 10 m². L'étude a révélé qu'il existait au minimum six phases d'inhumations distinctes. Les corps, tous allongés sur le dos, ont été déposés avec le crâne à l'ouest et les pieds vers l'est, comme ce qui se pratique habituellement dans les autres cimetières de la ville. L'anomalie pour ces défunts, outre le choix du lieu d'inhumation déconnecté d'un lieu de culte, résidait principalement dans la présence de dépôts de corps simultanés au sein d'une même fosse, pratique que les archéologues et anthropologues désigne sous le terme de « sépulture multiple ». Ce geste n'est pas anodin car il est en général observé dans le  contexte très particulier des crises de mortalité qui peuvent avoir plusieurs origines (accident, catastrophe naturelle, violences inter-humaines ou épidémie). L'absence de lésions traumatiques a permis de rejeter l'hypothèse des violences, de même que l'accident et la catastrophe naturelle pour lesquels aucun argument ne pouvait être retenu. Par conséquent, un contexte de crise épidémique reste le plus plausible.
Des datations radiocarbones parmi les individus les plus récents ont permis de confirmer que les derniers décès étaient intervenus durant le XIVe siècle ou au tout début du siècle suivant.

UN CIMETIÈRE DÉVOLU AUX VICTIMES D'ÉPIDÉMIES ?
L'interprétation proposée pour ces individus est donc celle d'un cimetière dévolu aux victimes tourangelles d'épidémies ou de toutes personnes suspectées de contagion. En effet, les décès semblent intervenir au sein d'un horizon chronologique difficile qui comprend des famines suivies d'épidémies ainsi que la peste noire et ses rechutes. Ces évènements seraient à l'origine d'une réduction par moitié de la population de Tours entre 1320 et 1420. Durant les contextes épidémiques, il était d'usage d'expulser les malades ou les proches survivants d'un pestiféré décédé. Des textes en ce sens, mais plus tardifs, sont conservés aux Archives municipales. Une fois expulsées de la ville, ces personnes pouvaient trouver refuge dans des structures d'assistance aux malades en périphérie de l'agglomération. Toutefois, il est probable que ces asiles n'aient offert que peu de soins et consistaient plus probablement uniquement à un isolement dans le seul but d'éviter la contamination.

UN SECTEUR DÉDIÉ AUX STRUCTURES D'ASSISTANCE
Ce secteur sud de la ville de Tours correspond donc très certainement au premier lieu d'accueil des malades contagieux et la présence de la léproserie Saint-Lazare semble le confirmer. Le regroupement de ces individus infectés pouvait se faire soit au sein même des établissements pour lépreux (comme ce fut le cas provisoirement à Orléans en 1414 puis à nouveau en 1430) ou dans des structures temporaires, ou encore dans des bâtiments construits spécialement pour l'occasion, comme la maison qui est érigée proche de Saint-Lazare à Tours pour accueillir les malades d'une épidémie de grosse vérole (syphilis) en 1496-1497.
Ce rapprochement entre léproseries et hôpitaux pour pestiférés est bien illustré archéologiquement dans d'autres villes (Beauvais par exemple).
Les victimes de ces épidémies, décédées dans ces structures d'accueil n'étaient pas inhumées dans les cimetières urbains mais dans un espace funéraire propre, comme en témoigne le texte de 1497-1498 évoquant la bénédiction et la consécration d'un terrain pour une utilisation en cimetière à l'usage des malades de la syphilis n'ayant pas survécu.
Ce secteur de la ville de Tours regroupe donc durant le second Moyen Âge, les structures d'isolement et/ou d'assistance envers les malades contagieux ainsi que leur cimetière respectif (lépreux, pestiférés, syphilitiques ...)."
18/07/2020 11:43:42,18/07/2020 12:00:52,"Hôpital ","","Hôpital","Hérault (34)","Mairie","","34052","34310","Capestang","","","","","Année confirmée, Jour et mois approximatifs","","Non renseignée","Près d'un faubourg sur la route de Béziers","","","","","","","","Il fut //aussi// un lieu d'asile pour les pèlerins sur le chemin de Saint Jacques de Compostelle (Source: plaque murale apposée sur le bâtiment actuel)","","","","","","","","","","","","https://archive.org/details/img-3236-converti","","","HopitaL_img_20200706_100353-min.jpg","Changement de destination","","","43.3265792","3.0457226","didier.cremades@univ-lyon2.fr","Il est mentionné dès 1262 dans un faubourg de la ville sur la route de Béziers.  Le bâtiment actuel a été reconstruit entre 1746 et 1749 (Source: plaque apposée sur le bâtiment).
Un historien local, Bernard Cauquil, nous informe par mail qu'il subside quelques éléments architecturaux d'origine comme son clocheton. Le bâtiment aurait été, tout à tour, cave viticole, maison d'habitation."
18/07/2020 15:13:29,18/07/2020 15:52:34,"Hôpital Saint-Jacques aux pèlerins","","Hôpital","Paris (75)","Rue Etienne-Marcel","","","75001","Paris","","","","1315-07-10","Année confirmée, Jour et mois confirmés","1823-01-01","Année confirmé, Jour et mois approximatifs"," le quadrilatère occupé comprenait l'espace entre la rue Saint-Denis à l'est, la rue Mauconseil au nord
(proche de la muraille), la rue Mondétour à l'ouest, la rue du Cygne et,
pour une partie, la rue de la Truanderie au sud","","","","5 statues de Saint-Jacques et de 4 autres d’apôtres, probablement oeuvres de Robert de Launoy, récupérées lors des travaux de démolition sont acquises en 1852 par le musée de Cluny et trois autres placées sur la façade d’un magasin «aux statues de Saint-Jacques» ouvert en 1840. Les deux statues visibles au premier étage à l’angle de la rue Saint-Denis et de la rue Etienne Marcel sont des copies. Des décorations de coquilles et bourdons de pèlerins dans deux encadrements de fenêtre de l’immeuble du 17 rue Pierre-Lescot et une plaque sur cet immeuble côté rue du Cygne rappellent son existence (l’hôpital était situé de l’autre côté de la rue).","L’histoire du décor intérieur de l’église de l’hôpital Saint-Jacques-aux-Pèlerins, consacrée sous le vocable de Saint-Jacques-de-l’Hôpital, est bien connue depuis la magistrale étude menée par Françoise Baron à partir des comptes conservés1. L’institution est, au départ, l’émanation d’une confrérie de riches bourgeois parisiens destinée à regrouper ceux qui avaient fait vœu d’effectuer, ou déjà effectué, un pèlerinage dans un lieu saint, pas nécessairement à Compostelle. Apparue à la fin du xiiie siècle, elle prend son essor dans les toutes premières décennies du siècle suivant, et c’est à cette époque qu’est construite l’église elle-même. Les confrères, qui sont autorisés à se réunir aux Quinze-Vingts en 1315, commencent à faire l’acquisition de terrains en 1317 et le 18 février 1319, la reine Jeanne de Bourgogne pose la première pierre des nouveaux édifices qui seront construits en une dizaine d’années. De l’église – finalement fort mal connue en raison du déclin de la confrérie à l’époque moderne, du peu d’intérêt que lui portèrent les historiens de Paris et de sa destruction au début du xixe siècle –, c’est essentiellement le décor intérieur qui retiendra notre attention. Les bâtiments furent vendus par lots entre 1812 et 1821 et ce qui restait de l’église fut détruit en 1829. Les travaux d’aménagement d’un magasin situé à l’angle des rues Mauconseil et Saint-Denis firent apparaître pas moins de quinze statues, dont un Saint Jacques assis, un pèlerin et un collège apostolique complet, y compris le Christ. Une partie de ces statues auraient été réenfouies sur place et ne semblent pas être réapparues depuis. Trois d’entre elles, dont le Saint Jacques assis, furent utilisées comme enseigne pour le magasin et disparurent peu à peu, victimes du désintérêt et du vandalisme quotidien. Cinq autres, enfin, furent livrées en paiement à un sculpteur du nom de Pommateau qui les restaura probablement, et qui est sans doute à l’origine de la disparition de la polychromie. Ces cinq statues furent vendues dix ans plus tard par sa veuve au musée de Cluny, et constituent aujourd’hui le seul témoignage du décor de l’église.

Les circonstances et les étapes de la réalisation ont été clairement établies par Françoise Baron. Entre 1319 et 1324, deux sculpteurs se voient confier la réalisation des apôtres. Guillaume de Nourriche en réalise deux, Robert de Lannoy, auquel est aussi confiée la réalisation de la polychromie de l’ensemble, en réalise quatre, avant que le chantier ne s’interrompe pour une raison inconnue. En 1326-1327, le seul Robert de Lannoy achève le chantier, réalisant les six derniers apôtres et probablement le Christ, bien que les comptes n’en nomment pas le sculpteur. Comme seules cinq sculptures sont aujourd’hui conservées, leur attribution à l’un ou l’autre des sculpteurs est un exercice périlleux, même s’il semble admissible que le Saint Jacques soit bien l’œuvre de Robert de Lannoy et que, de ce fait, par contraste, l’un des autres apôtres soit l’œuvre de Guillaume de Nourriche. Nous avons essayé de pousser plus loin le raisonnement, bien que rien ne prouve que l’on ait effectivement conservé l’un des apôtres de Nourriche ; ceci est d’autant plus crucial que l’apôtre Cl. 18759 a souvent servi de point de comparaison pour construire, de fait, sur des fondations bien instables l’œuvre de Robert de Nourriche.
https://www.sculpturesmedievales-cluny.fr/collection/saint-jacques-de-l-hopital.php","","","L'hôpital contenait plus de 40 lits. D u l""r avril 1368 au 25 juillet (fête de saint Jacques) 1369, 16 690 pèlerins y furent accueillis, soit près de 40 par jour. Ils y recevaient en plus du gîte « chascun soir, un quartier de pain d'un denier et un gobelet de vin à boire » (Jean Chaymol).","","Saint Jacques","","","Arbitrage du pape d'Avignon Jean XXI I qui, par une bulle du 28 juillet 1321","","Louis X le Hutin en 1315","","","","","","","","HopitalSaintJacquesAuxPelerins_hopital_st-jacques_sur_plan_junie_de_1786_avec_les_voies_actuelles.png","Inexistant","https://www.biusante.parisdescartes.fr/sfhm/hsm/HSMx1980x014x001/HSMx1980x014x001x0029.pdf","","48.8651106","2.3438261","didier.cremades@univ-lyon2.fr","L’ancien hôpital Saint-Jacques aux Pèlerins fut fondé par des bourgeois de Paris ayant effectué le pèlerinage de Saint-Jacques, groupés en confrérie pour héberger les pèlerins. Cette création fut autorisée par lettres patentes du roi Louis le Hutin du 10 juillet 1315. Pour apaiser une querelle avec le curé de Saint-Eustache qui craignait un empiètement de l’église de l’hôpital sur sa paroisse, le pape Jean XXII autorisa par une bulle de 1320 la nomination d’un clergé propre à cette institution et son indépendance des autorités religieuses de Paris. L’hôpital administré par des laïcs bénéficiait de donations princières, parmi lesquelles celles de Charles de Valois et de Jeanne de Bourgogne, et celles de riches notables ce qui a permis l’extension du domaine par achat de maisons particulières, l’agrandissement des bâtiments et l’ornementation de la chapelle. Certains dons s’accompagnaient de fondations pieuses (messes ou prières à perpétuité) pour le salut du donateur qui nécessitaient un clergé important, jusqu’à 20 chapelains au XIVème siècle.

Le vaste ensemble pouvait accueillir jusqu’à 1500 convives assis lors des banquets annuels célébrant la fête du Saint patron Jacques le Majeur. L’hôpital comprenait plus de 40 lits pour l’hébergement des pèlerins qui étaient également nourris et accueillait également des pauvres. L’hôpital n’a cependant jamais été un établissement de soins : les malades étaient transférés à l’Hôtel-Dieu.

Sa chapelle était d'architecture semblable à celle de l'église Saint-Leu-Saint-Gilles à proximité et possédait comme celle-ci une cave, s'ouvrant par une trappe en haut des marches de l'église, où étaient entreposés les provisions.

Le déclin et la suppression de l'hôpital
Le déclin du pèlerinage après le Moyen Âge amène celui de l’hôpital Saint-Jacques qui devient principalement un asile hébergeant des pauvres et des mendiants. L’hôpital est rattaché en 1782 aux Enfants-Trouvés et n’a plus que 4 chapelains en 1789. Les bâtiments sont saccagés pendant la Révolution et les œuvres d’art pillées. La confrérie est supprimée par la loi du 18 août 1792. L’administration des hospices de Paris qui était propriétaire de l'hôpital depuis son rattachement aux enfants-trouvés vend l’ensemble en 24 lots de 1811 à 1821. L’église est démolie en 1823.

La rue Saint-Jacques de l’hôpital, (tronçon de l’actuelle rue Pierre-Lescot), est ouverte sur ce domaine à cette époque et la rue Mondétour qui se limitait à la rue du Cygne est prolongée jusqu'à la rue Mauconseil. L'environnement est encore bouleversé sous le Second-Empire par le percement des rues Étienne-Marcel et de Turbigo qui absorbent des tronçons de la rue Mauconseil et de la rue de Mondétour et par la création de la rue Pierre-Lescot en régularisation et prolongement de la rue Saint-Jacques de l’hôpital.
Vestiges

Bas relief sur immeuble du 17 rue Pierre Lescot
5 statues de Saint-Jacques et de 4 autres d’apôtres, probablement oeuvres de Robert de Launoy, récupérées lors des travaux de démolition sont acquises en 1852 par le musée de Cluny et trois autres placées sur la façade d’un magasin «aux statues de Saint-Jacques» ouvert en 1840. Les deux statues visibles au premier étage à l’angle de la rue Saint-Denis et de la rue Etienne Marcel sont des copies. Des décorations de coquilles et bourdons de pèlerins dans deux encadrements de fenêtre de l’immeuble du 17 rue Pierre-Lescot et une plaque sur cet immeuble côté rue du Cygne rappellent son existence (l’hôpital était situé de l’autre côté de la rue).
Evènements

Oraison funèbre aux victimes de la prise de la Bastille
L’hôpital est le lieu choisi pour l’accouchement de la reine Jeanne d’Evreux veuve du roi Charles VI. L’enfant né le 1er avril 1328 est une fille prénommée Blanche qui fut écartée du trône. Son cousin germain choisi pour la succession fut Philippe VI, premier roi de la branche des Valois.

Étienne Marcel qui avait fait en 1344 un don important à l’hôpital, le choisit comme lieu de rendez-vous de ses partisans le 12 janvier 1348.

Une oraison funèbre y fut prononcée le 5 août 1789 par l'abbé Fauchet à la mémoire des citoyens morts lors de la prise de la Bastille."
22/07/2020 17:32:48,22/07/2020 17:32:48,"Hôtel-Dieu Saint-Nicolas","","Hôpital","Oise (60)","Rue Saint-Nicolas","","","60200","Compiègne","Soissons","Béthisy","Saint-Jacques de Compiègne","913-01-01","Année approximative, Jour et mois approximatifs","1894-01-01","Année confirmé, Jour et mois approximatifs","Ilot situé entre la rue Saint-Nicolas, la rue Jeanne D'Arc,, le quai de Harlay, et la rue du Grand Férré.","","","","Monument classé Monument Historique le 15/03/1921","","","","Pauvres","","","","","Eugène III en 1150, Alexandre III en septembre 1164.","","","","","","","","","",,"Classement Monuments Historiques","","Dinet-Lecomte Marie-Claude et Montaubin Pascal Les hôpitaux de Picardie du Moyen Âge à la Révolution, Amiens, Encrage, 2014.","49.4187371","2.8231756","didier.cremades@univ-lyon2.fr","Saisir page 236 et suites."
22/07/2020 17:59:35,22/07/2020 17:59:35,"Hôpital Saint-Jean-le-Petit","","Hôpital","Oise (60)","rue de l'étoile","","","60200","Compiègne","Soissons","Béthisy","Saint-Jacques de Compiègne","1329-01-01","Année approximative, Jour et mois approximatifs","1666-02-15","Année confirmé, Jour et mois confirmés","","","","","Aucun vestige","","","","Pauvres, orphelins","","","","","","","","","","","","","","",,"Inexistant","","Dinet-Lecomte Marie-Claude et Montaubin Pascal Les hôpitaux de Picardie du Moyen Âge à la Révolution, Amiens, Encrage, 2014.","49.40128332390341","2.80700239249037","didier.cremades@univ-lyon2.fr","Hôpital Saint Jean-Baptiste dit Saint-Jean-le-Petit fondé par Jean de Rameru et son épouse Jeanne le Parcheminier pour héberger chaque jour 13 voyageurs pauvres ou orphelins. Jean de Brinvilliers, abbé de Saint-Corneille de Compiègne approuva approuva à condition qu'il soit soumis au monastère sur les terres duquel il était établi. L'abbé en nommait le maître ou prieur. En mars 1331, à la demande de jean de Rameru, le roi Philippe VI concéda à l'hôpital le droit de prendre 52 charrettées de bois par an dans la forêt de Cuise sur les 104 que le roi Philippe V avait octroyées le 01 août 1319 à Jean alors qu'il était son échanson."
28/07/2020 14:48:51,29/07/2020 10:08:05,"Hôpital Chandieu","","Hôpital","Loire (42)","Mairie","","","42600","Champdieu","","","","1460-01-01","Année approximative, Jour et mois approximatifs","1980-11-24","Année confirmé, Jour et mois confirmés","Face au puits d'Archimbaud, en janvier 1484,une maison sise au château de Chandieu, jouxtant l'enceinte de vent.","","","","Ancienne maison de retraite","","","","lieu d'isolement, d'accueil pour les gens de passage ou les contagieux puis 	L'hôpital reçoit donc 12 pauvres, hommes et femmes, 8 de la paroisse de Chandieu et 4 de la paroisse d'Essertines, ayant atteint l'âge de soixante ans.","","","","","Innocent VIII, de février 1488, il obtient l'autorisation de ""fonder, doter et instituer un hôpital pour les pauvres, construit par lui dans l'enceinte de Chandieu"" auquel il assigne la somme de 1000 écus d'or à la couronne.","","","","","","Maison de retraite jusqu'en 1980.","","https://patrimoine.auvergnerhonealpes.fr/dossier/hospice-actuellement-maison-de-retraite-residence-pierre-de-la-batie/3a6e0a84-71e2-4f67-b754-84524b150752","",,"Changement de destination","http://dmd.free.fr/champdieu/hospice.html","","45.6456985","4.04673","didier.cremades@univ-lyon2.fr","Il existait au XVe siècle, à Chandieu, un hôpital, lieu d'isolement, d'accueil pour les gens de passage ou les contagieux. Il était tombé en désuétude vers 1460.

Pierre de la Bâtie, seigneur, prieur de Chandieu, décida de créer un nouvel hôpital, qui se révéla être plus une maison de charité et d'humanité, mieux adapté aux besoins de l'époque.

A partir de 1484, il acquiert, afin de doter son hôpital de revenus lui permettant un fonctionnement en totale indépendance, prés, terres, bois, étangs, vignes, bétails, maisons, dîmes, cens, établis sur plusieurs paroisses des environs.

Face au puits d'Archimbaud, en janvier 1484, pour 7 livres tournois, il achète une maison sise au château de Chandieu, jouxtant l'enceinte de vent.
Cette dernière constitua la partie essentielle du futur hôpital.
	
Par une bulle du pape Innocent VIII, de février 1488, il obtient l'autorisation de ""fonder, doter et instituer un hôpital pour les pauvres, construit par lui dans l'enceinte de Chandieu"" auquel il assigne la somme de 1000 écus d'or à la couronne.

L'acte de fondation date du 30 août 1500. Il fut rédigé en latin par les notaires ecclésiastiques, dicté par Pierre de la Bâtie et placé sous le vocable de Saint Sébastien.

Pierre de la Bâtie est un visionnaire. Non seulement il acquiert des biens pour son établissement avant que celui-ci n'existe juridiquement mais, de plus, il prévoit des sommes d'argent pour que l'hôpital puisse acquérir, lorsque cela sera nécessaire dans l'Histoire, d'autres biens et revenus.

En 1505, Dom Pierre nomme comme collateurs de l'hôpital :

Gabriel de Lévis, seigneur de Couzan pour 3 pauvres.
Gaspard de Talaru, seigneur de Chalmazel pour 3 pauvres.
la famille de la Bâtie pour 2 pauvres.
le prieuré pour 2 pauvres.
le curé de Pralong pour 1 pauvre.
la cure de Chandieu pour 1.
L'hôpital reçoit donc 12 pauvres, hommes et femmes, 8 de la paroisse de Chandieu et 4 de la paroisse d'Essertines, ayant atteint l'âge de soixante ans.

Chaque pauvre doit porter une flèche, en étoffe rouge d'un demi-pied (16 centimètres environ), cousue sur le devant droit de sa tunique.

Ce signe distinctif fait référence à Saint-Sébastien (IIIe siècle). Ce dernier a été un martyr romain.
Selon la légende, il aurait été capitaine de la garde prétorienne mais, en secret, fut également un chrétien qui fit de nombreuses conversions.
Lorsque l'empereur romain Dioclétien eut connaissance de sa foi, il ordonna que Sébastien soit condamné à mort et livré aux archers.
Il survécut aux flèches. Il est souvent dépeint avec un arc ou la poitrine transpercée par une flèche.
Son aide est invoquée en cas de peste.
Dans l'église de Champdieu, un vitrail le représente.

	
""Comme l'oisiveté est l'ennemie de l'âme,
les pauvres dudit hôpital travaillerons tous
selon leurs possibilités,
sous les ordres d'un recteur,
les hommes dans les vignes, terres et fonds de l'hôpital,
les femmes au jardin et dans la maison
à faire les lits et autres choses
qu'ont coutume de faire les personnes de leur siècle"".
Extrait de l'acte de 1500.

En plus des pauvres qui oeuvrent sur les propriétés de l'établissement, le recteur embauche des travailleurs saisonniers pour certaines taches.

A l'origine, l'hôpital était donc administré par un recteur bénévole dont le pouvoir s'exerçait sur le personnel, économe, religieuses et sur les pensionnaires.
En 1825, la fonction de recteur fut remplacé par celle d'ordonnateur.
Le dernier ordonnateur, lui aussi bénévole, a quitté son poste en janvier 1984 pour être remplacé par un directeur.

A la fête de la Saint-Innocents, le Recteur présente l'état de sa gérance et les comptes en présence de deux pauvres et de ceux qui les nomment.

Il est intéressant de constater que non seulement, les pauvres participent à la gestion de leur hôpital, mais ils bénéficient également, d'avantages.
Par exemple dans la seconde partie du XVIIe siècle, l'hôpital leur fournit le tabac (Archives paroissiales de Champdieu, liasse n°235).

Ce qui est plus surprenant encore c'est qu'il a été constaté, à plusieurs reprises, que des pauvres, dépendant de l'hôpital, vivent hors des locaux de ce dernier.
Le recteur leur fait même parvenir régulièrement un peu d'argent.


La façon de vivre à l'hôpital de Champdieu, n'est peut-être pas unique mais elle est singulière.
Dès la fin du Moyen-Age, partout en France, les pauvres dépendent le plus souvent d'établissements ""enfermants"" avec des règles de vie strictes.

L'hôpital de Chandieu pouvait accueillir, pour une nuit, les pauvres et les voyageurs de passage non contagieux.
Une petite somme d'argent, ""la passade"", était remise par l'hôpital, à ces gens.
Cette fondation, singulière et moderne dans son esprit, devenue une maison de retraite, recevait encore en 1980 des pauvres des paroisses de Champdieu et d'Essertines.
Le dernier hospitalisé au titre des fondations est décédé le 24 novembre 1980.


		"
29/07/2020 15:30:15,29/07/2020 15:30:15,"Hôpital de Roanne","","Hôpital","Loire (42)","Mairie","","","42300","Roanne","","","","1317-01-01","Année confirmée, Jour et mois approximatifs","","Non renseignée","","","","","Toujours en activité","","","","Pauvres, pour les prêtres et religieux de passage et pour les malades.","","","","","","","","","","","Hôpital actuel","","","",,"Changement de destination","","","45.8190459","4.1832613","didier.cremades@univ-lyon2.fr","D’après les archives départementales de la Loire, les premières traces d’un établissement d’accueil et de soins à Roanne remontent à 1317. Une petite maison, dénommée « la Frarie », fait alors office de lieu d’accueil pour les pauvres, pour les prêtres et religieux de passage et pour les malades. Cette maison, composée de trois chambres – une pour les personnes chargées de la garde et des soins, une pour les pauvres et les visiteurs de passage, une pour les malades -, était administrée par deux recteurs nommés par une assemblée de notables. Les moyens sont particulièrement limités, et la précarité de cette situation nécessite un appel permanent à la charité."
31/05/2020 14:22:16,29/07/2020 15:52:10,"Hôpital Saint-Antoine - Lyon","","Hôpital","Rhône (69)","Mairie","","69123","69000","Lyon","Diocèse de Vienne (38)","","Abbaye de Saint-Antoine","1361-03-04","Année confirmée, Jour et mois confirmés","1718-11-23","Année confirmé, Jour et mois confirmés","","","","","","","","","","","","","","","","","","","","","","","",,"Bâtiment en ruines","https://fr.wikisource.org/wiki/Histoire_des_%C3%A9glises_et_chapelles_de_Lyon/Antonins","https://patrimoine.auvergnerhonealpes.fr/dossier/couvent-d-hospitaliers-puis-preceptorie-de-saint-antoine-dite-commanderie-d-antonins-puis-couvent-d-hospitaliers-de-saint-jean-de-jerusalem-actuellement-theatre-de-l-atelier-et-immeuble/153634a3-7b9f-49d1-a8f7-e4038f853afa","45.5363673","4.8580408","didier.cremades@univ-lyon2.fr","Un acte conservé aux Archives départementales du Rhône, fait connaître d’une manière certaine l’origine de la commanderie des Antonins. En voici le contenu succinct : « La maison de Saint-Antoine de Lyon est une annexe de l’abbaye de Saint-Antoine, située au diocèse de Vienne. Cette vérité est établie par un titre très ancien et très authentique, une sentence rendue, le 4 mars 1361, par l’official de Lyon, commis par monseigneur l’évêque du Puy, délégué par Sa Sainteté, sur une contestation entre l’abbé de Saint-Antoine et frère Armand de Rochebaron, commandeur de Bourbonne. Cette sentence a été rendue avec une entière connaissance de cause. Après avoir examiné plusieurs titres, et avoir ouï témoins et parties, elle a jugé que la maison de Saint-Antoine de Lyon a été d’ancienneté, et est de la mense de l’abbaye de Saint-Antoine, qui l’avait fondée par le démembrement d’une partie de son ancien patrimoine dont elle a donné les revenus à ladite maison de Lyon. C’est par cette raison qu’elle n’a pas été comprise dans les rôles des décimes ordinaires et extraordinaires de ce diocèse, ou quand on a voulu les y comprendre Mgr Camille de Neuville, connaissant l’injustice et l’irrégularité de cette imposition, en a arrêté l’effet par deux ordonnances, l’une du 28 février 1672, et l’autre du 18 septembre 1676, parce que les abbayes payent dans les diocèses où elles sont situées pour leurs membres et annexes y unies. » Une ordonnance rendue par François-Paul de Neuville de Villeroi, archevêque de Lyon, ajoutée au bas du mémoire précédent, porte : « Vu ladite requête, la sentence de l’official de ce diocèse du 4 mars 1361, les deux ordonnances de Mgr Camille de Neuville du 28 février 1672 et du 18 septembre 1676, nous avons déclaré la maison de Saint-Antoine de cette ville être véritablement annexe de l’abbaye de Saint-Antoine. Fait à Lyon le 23 novembre 1718. »

On le voit, la Commanderie de Lyon était bien une fille directe de la célèbre abbaye dauphinoise. Cherchons maintenant à quelle époque appartient le monastère lyonnais.

Dès 1246, la Commanderie Saint-Antoine était fixée à Lyon, car une bulle d’Innocent IV, datée du 8 janvier de cette année, confirme les dons faits à l’hôpital lyonnais de la Commanderie. Cette bulle exempte les religieux de tout droit de dîmes, tant à cause de leur hôpital situé à Lyon, que de deux granges l’une appelée Chaussagnon et l’autre Salomon, et du droit appelé vingtain ou carthelage prélevé par cet hôpital sur les grains qui se vendent à la Grenette de Lyon. Ces biens avaient été accordés à l’hôpital par Renaud de Forez, archevêque de notre ville, avec d’autres privilèges et libertés mentionnés dans cette bulle.

Les archevêques de Lyon continuèrent à se montrer généreux à l’égard de ce nouvel essaim de l’abbaye-mère du Dauphiné. On trouve encore aux Archives départementales une donation faite aux religieux Antonins en 1279, et qui indique le but et les œuvres de la Commanderie lyonnaise. En voici des extraits :

« Messire Aymard, archevêque de Lyon, du consentement de monsieur le doyen et du chapitre de l’église de Lyon, fit donation, au profit du grand maître de l’hôpital de Saint-Antoine de Viennois : savoir, de l’église dédiée à Saint-André avec son cimetière et de l’hôpital et les maisons en dépendantes appelées la Contracterie, situées à Lyon, que le seigneur archevêque dit lui appartenir de plein droit, pour le tout, jouir et posséder à l’avenir paisiblement par le grand maître et ses successeurs, avec pouvoir au grand maître, pour faire desservir l’église et l’hôpital de Saint-André, d’y mettre le commandeur et les religieux qu’il jugera à propos. » Cette donation fut faite aux conditions suivantes : « 1° le recteur et les religieux établis pour la direction de l’église et de l’hôpital, seront tenus d’y observer l’hospitalité et de recevoir à l’hôpital les pauvres et infirmes de Lyon et du diocèse, tant ceux qui sont atteints du mal appelé le feu de Saint-Antoine, qu’ils seront obligés de nourrir selon leur pouvoir, comme il se pratique dans les autres hôpitaux dépendant de l’ordre, que ceux qui sont aussi atteints du mal nommé de Saint-André, pourvu qu’ils soient de Lyon ou du diocèse, avec cette différence que, pour ces derniers, le recteur et les religieux ne seront obligés que de les nourrir pendant neuf jours et non au-delà. Quant aux autres pauvres, quelque maladie ou infirmité qu’ils aient, excepté dans les deux cas susdits, on ne sera point obligé de les recevoir dans l’hôpital ; 2° le recteur et les religieux seront tenus d’accepter les domestiques de messieurs les chanoines de Saint-Jean, et des autres qui sont du corps de ladite église, lorsqu’ils seront infirmes pour quelque accident et hors d’étal d’agir, exceptant toutefois ceux qui auront été blessés, lesquels seront nourris et habillés par le recteur et les religieux de l’hôpital pendant le temps qu’ils y demeureront, pourvu qu’ils gardent et observent les règles de l’hôpital. » Comment se procurer les ressources ? La suite du document va l’indiquer : « Permet le seigneur archevêque de quêter dans la ville de Lyon et dans le diocèse, pour subvenir à l’entretien des pauvres, et d’enterrer en leur église et cimetière tous ceux qui y auront choisi leur sépulture, sans préjudicier aux droits de l’église paroissiale. »


Les Antonins, en 1550.
En 1303, on voit la Commanderie Saint-Antoine installée rue Écorche-bœuf, où l’on établit, en 1320, une place entre les bâtiments du monastère et la maison d’un nommé Anziacs. L’ordre Saint-Antoine de Viennois fut autorisé, en janvier 1502, à placer dans ses armoiries un écusson d’or, à l’aigle de sable, au vol éployé. En septembre 1697 seulement, la Commanderie de Lyon vit son blason enregistré à l’armoriai Lyonnais ; il portait : « Un aigle à deux têtes, au vol éployé, diadème et couronné d’or, chargé d’un écusson d’or, attaché à un collier de gueules, au taf d’azur. »

En 1562 le monastère fut pillé par les protestants et privé de tous ses biens ; toutefois, en juillet 1563, « suivant l’édit de paix, le lieutenant général du roi en Lyonnais, Dauphiné, Provence et Languedoc, M. de Vieilleville, enjoint à Barthélémy, Gabiano et autres détenteurs de la Commanderie de restituer au procureur tous ses biens, granges, maisons, et lui rendre ensemble les reliquaires, meubles, titres, par eux pris. »

Au milieu du xviie siècle, on dut démolir une partie des bâtiments qui tombaient en ruine ; on construisit alors un nouvel édifice et on répara les maisons et magasins attenant au monastère. Il importe d’entrer, à ce sujet, dans quelques détails tirés des documents provenant des archives du couvent.

Le 27 août 1611, le grand conseil rendait un arrêt décisif ordonnant « que par le prévôt des marchands de Lyon, alignement sera donné aux religieux de Saint-Antoine pour la construction des bâtiments de la Commanderie sur la rue Mercière, à la charge de laisser par les religieux sur ladite rue une portée et entrée principale, sur laquelle seront les marques de la Commanderie ou hôpital, et de satisfaire par eux aux charges de leur fondation pour la retraite et nourriture des pauvres malades. »

Les réparations et constructions furent importantes comme on en peut juger par les prix-faits et factures datés de 1645 et années suivantes. On reconstruisit aussi l’église avec six chapelles, la sacristie, l’arrière-sacristie, enfin les marches d’entrée de l’église. La nef fut éclairée par dix fenêtres, les chapelles par six et les deux grandes portes surmontées chacune d’un dorman, le tout pour le prix de 800 livres. Les balustres de fer du chœur et des chapelles, coûtèrent 1900 livres tournois. Le beffroi fut construit en 1654 ; les jougs étaient en bois de noyer, le beffroi lui-même, la charpente et les montants en bois de chêne. La même année, le père Basile Graillat, supérieur et procureur de la commanderie, à qui est due la majeure partie de ces réparations, commanda à Pierre Livet, fondeur à Lyon, huit cloches formant accord musical, au prix de 75 livres le quintal de bronze. La première serait du poids de 55 à 60 livres, les sept autres à proportion en augmentant de poids ; les cloches devaient donner respectivement les notes ré, mi, fa, sol, ré, mi, fa. Deux ans plus tard, le même religieux commandait aux sieurs Marchai et de Taux, fondeurs de cloches, demeurant à Martini en Lorraine, pour la vieille église du monastère, six cloches de bon métal, la plus grosse de 6 quintaux et les autres à proportion, en sorte que toutes ensemble atteignissent le poids de deux milliers et deux quintaux. L’accord serait parfait et offrirait les six tons : ut, ré, mi, fa, sol, la.

Dès 1642, le père Graillai, avait commandé à Innocent Madin, peintre de Lyon, six grands tableaux à l’huile avec leurs ornements, moyennant la somme de 565 livres tournois. Le couvent se chargeait de fournir les châssis, molières et toiles. Plus tard, en 1697, on donnait 90 livres au sieur Bernard pour un tableau : Joseph vendu par ses frères ; tableau qui fut posé sur la galerie.

Pour faciliter le passage des chapelles situées « du côté de vent » au chœur de l’église, le père Graillat acheta, au prix de 100 livres tournois, à Claude Fayolle, maître forgeur à Lyon, « l’étendue de 18 pouces d’enfoncement dans la muraille de sa maison, outre le gros de mur et de 6 pieds 8 pouces de hauteur, pour le posage de deux portes en l’angle de muraille mitoyenne séparant la maison de Fayolle sise en la rue Saint-Antoine de Lyon, d’avec les fonds de la commanderie des côtés de bise et du soir ».

Un état des dépenses faites pour la reconstruction du couvent, en 1695, se monte à la somme de 18.731 livres 15 sous. Pour subvenir à cette dépense on emprunta 17.510 livres. La construction de l’église achevée, on songea à procéder à la consécration solennelle. Une difficulté se présentait : la chapelle était contiguë à des maisons particulières, en sorte qu’on ne pouvait en faire le tour comme le réclame le cérémonial. On consulta la Congrégation des rites, qui, par rescrit du 22 août 1655, signé du cardinal de Médicis, évêque d’Ostie, accorda toute dispense, pourvu que dans la cérémonie du sacre on gardât les règles du pontifical Romain.

L’église Saint-Antoine de Lyon possédait de nombreuses reliques, qu’elle conservait avec un soin jaloux. Citons-en quelques-unes. Le 4 février 1650, « Antoine Panotus de Velletri, auditeur de son Éminence Mgr Martius Ginet, cardinal prêtre du titre de Saint-Pierre-aux-Liens et vicaire général de notre Saint Père le pape et de la ville de Rome, en conséquence de l’ordre du cardinal-vicaire », donne au Père Graillat » des ossements de saint René, saint Maxime, saint Simple, saint Aurélian, saint Félix et saint Germain, martyrs ; lesquelles reliques ont été tirées, par commandement d’Innocent X, des cimetières de Rome, et ont été enveloppées séparément de papier blanc, avec au-dessus écrits les noms desdits saints ; les dites reliques mises dans une petite châsse carrée de bois, longue de huit doigts et large de six et trois doigts de haut, couverte d’un tafetas attaché avec trois filets de chanvre, en forme de croix, scellé au-dessus et au-dessous de cire d’Espagne aux armes dudit seigneur cardinal-vicaire. » Le 19 mars 1650, le même cardinal avait donné des reliques de sainte Agathe et de saint Honoré, martyrs, à messire Henri Othenin, chanoine de Besançon, reliques tirées aussi des cimetières de Rome. Elles furent remises, le 8 juin 1603, au P. Graillat par le pieux chanoine.


Antoine de Neuville, abbé de Saint-Just et vicaire général de Lyon.
Le digne supérieur de Saint-Antoine savait reconnaître les services rendus et être généreux à l’occasion. Le 14 janvier 1653, la Compagnie des Pénitents blancs de Lyon, avait assisté processionnellement à la translation des reliques des saints martyrs Marcel, Benoît, Basile, Clément, Denis et Théodore, translation faite de l’ancienne église de la commanderie, dans celle qui venait d’être nouvellement construite. Le Père Graillat, pour donner une marque de la reconnaissance et de l’estime que sa communauté et lui avaient de la piété des confrères, remit, le 31 janvier, aux recteur, vice-recteur et conseillers de celle compagnie, six parcelles de ces corps saints. Le 21 mai 1657, les Pénitents blancs de Notre-Dame du Confalon à Lyon, portèrent processionnellement deux châsses apportées de Rome par Antoine de Neuville, abbé de Saint-Just au diocèse de Beauvais et vicaire général de Lyon. Elles contenaient des reliques de sainte Barbe et de sainte Périgrine, vierges et martyres. En reconnaissance, le père Graillat donna aux confrères quelques parcelles de ces reliques. Le digne supérieur obtint, le 21 mars 1658, de l’abbaye Saint-Antoine de Viennois une relique insigne, conservée dans la sacristie du monastère dauphinois : une dent de sainte Apollonie, vierge et martyre, qui, ayant eu la mâchoire brisée par le bourreau, était particulièrement invoquée par ceux qui souffrent des dents. Cette précieuse relique fut placée, avec honneur, dans la chapelle de la Sainte-Trinité, de l’église des Antonins.

Puisque nous parlons des chapelles de l’église, mentionnons qu’elles furent souvent choisies par des familles de Lyon comme lieu de sépulture. Le 6 mai 1667, noble François Dufaure, conseiller du roi et trésorier des ponts et chaussées en la généralité de Lyon, du consentement du Père Antoine Garrot, supérieur de la commanderie, fonde une messe annuelle dans la chapelle Notre-Dame, située à droite, la plus proche du maître-autel, à condition d’avoir l’usage de cette chapelle et le droit exclusif de sépulture pour lui et sa famille à perpétuité. Il promet d’entretenir la chapelle à ses frais, et établit pour cela une rente annuelle de 150 livres. Les religieux lui permettent de placer en tel endroit de la chapelle que bon lui semble, son écusson, et de mettre sur la voûte du caveau une grande pierre avec ses armes et son épitaphe.

Le 7 octobre 1693, le Père Alexis Dufresne, supérieur de la Commanderie, accorde à Gaspard Fayard, bourgeois de Lyon, le droit de sépulture pour lui, Marguerite Lalive, sa femme, leurs enfants, gendres et descendants, à perpétuité, dans le caveau situé sous la chapelle Saint-Joseph, sans qu’aucune autre personne y puisse être ensevelie. Fayard fonde une messe quotidienne, et pour cela crée une rente annuelle de 200 livres au capital de 4.000 livres. On permet à Fayard de faire graver ses armes sur la pierre qui ferme l’ouverture et de placer contre le mur une pierre où seront transcrites les conditions de la fondation.

Au début du xviiie siècle, de nouvelles réparations furent faites à l’église des Antonins. Les religieux s’adressèrent pour cela à Marc Chabry, peintre et sculpteur de Lyon. Cet artiste de mérite orna l’intérieur de l’édifice de remarquables embellissements. On en trouve le détail dans un acte du 30 janvier 1704, passé entre le supérieur et Marie Andrée Blampignon, femme de Chabry. Cette dernière s’engage à faire terminer les travaux commencés, moyennant la somme de 15.000 livres. « En premier lieu de finir la corniche de marbre et la table d’autel conformément au dessin ; de faire deux aigles jetés en bronze, et dorés ; de faire un cadre de bronze doré autour du bas-relief de marbre blanc qui sert de devant d’autel et de lustrer ce bas-relief ; de dorer les fleurons de cuivre, au nombre de 34, qui doivent orner la bordure du tableau et de fournir les fleurons ; de faire en stuc les deux grandes figures représentant saint Athanase et saint Augustin qui doivent être posées sur les piédestaux avec les génies qui les accompagnent, aussi de stuc, le tout couleur de marbre ; d’achever toute la gloire et ornement en bois avec les anges et génies, suivant le dessin avec les palmiers des côtés, et tout le couronnement qui sera aussi de bois et lequel est dessus le soc posé sur la grande corniche de marbre blanc, ainsi que les consoles des deux chapiteaux des deux pilastres ; de dorer tout ce qui est ornement en bois, les figures et génies blanches de blanc de marbre ; de faire le ruban qui entoure la baguette qui est au-dessus de la face de la grande corniche de cuivre doré de même que tout le reste ; de fournir de plus tous les matériaux et l’échafaud pour l’achèvement du corps d’architecture en marbre, suivant qu’il a été commencé, le tout conformément au dessin ; de peindre le fond de l’autel autour de l’architecture et retable en grisaille, selon qu’il conviendra, et à cet effet de plâtrer le fond d’autel ; d’achever le tableau du maître-autel, et celui qui est inachevé d’un des côtés de cet autel avec les corniches ; de repasser la corniche de pierre blanche de l’église, depuis l’arc-doubleau qui joint la porte de la sacristie jusqu’à l’autel, et de même de l’autre côté ; de faire toutes les baguettes de bois doré, qui doivent faire comme une petite bordure à tous les panneaux de marbre jaspé, au nombre de douze, et aux pilastres, pour séparer le marbre blanc d’avec celui de couleur et de rendre le tout fait et parfait suivant le dessin, pour la fête de saint Antoine 1705. Outre cela, de faire lever les encombres qui seront en l’église à ses frais ; de délaisser à la maison de saint Antoine les deux blocs de marbre blanc qui sont destinés pour les deux grandes figures de saint Athanase et de saint Augustin, avec le marbre des deux génies, et enfin de faire un fond dais de sapin au tableau de l’autel pour le garantir de l’humidité. » Les religieux se réservent le tableau qui servait auparavant au grand autel avec sa bordure et le devant d’autel de bois doré avec ses aigles. Le 30 janvier 1704, mademoiselle Blampignon et Louis Pérille, marchands de Lyon, s’obligent à faire faire par le sieur Chabry, six marches pour l’autel, depuis la porte de la sacristie jusqu’à l’autel, les plafonds et compartiments différenciés de marbre blanc et de pierre. Enfin, le 26 mai 1701, les religieux payent 2.449 livres à Louis Pérille pour l’achat et le transport des marbres destinés à la construction du maître-autel.

Telle est l’histoire de la chapelle des Antonins de Lyon ; cet ordre religieux n’arriva même pas jusqu’à l’époque révolutionnaire. Il fut dissous par décret de Louis XVI, sanctionné par le souverain pontife, et ses biens réunis à l’ordre des chevaliers de Malte dont le futur Louis XVIII était un des principaux membres. Ce qui lit dire aux mauvaises langues que le roi de France avait par ce décret, trouvé un apanage pour son frère.

La commanderie des Antonins de Lyon n’a pas disparu complètement. Sur le quai Saint-Antoine se dresse encore une belle maison dont la façade transformée et l’intérieur aménagé pour des habitations familiales, ont bien un peu changé l’aspect, mais où l’œil exercé n’a pas de peine à reconnaître les restes de l’ancienne commanderie.

Lorsqu’on entre dans la maison du n° 30, quai Saint-Antoine, et que l’on prend à gauche le petit escalier d’une dizaine de marches, on se trouve aussitôt sur un large promenoir en pierre qui devait jadis contourner les bâtiments des religieux. De nos jours ce promenoir n’existe que de trois côtés : de l’autre, il a été remplacé par une installation de bains toute moderne. Ce promenoir se développe sur un vaste rectangle, adossé aux maisons avoisinantes, qui, peut-être, possèdent des pans de murailles du monastère, et il surplombe la cour, de plus d’un mètre.

On accède à la cour par un escalier qui rejoint le promenoir sur l’un des petits côtés du vaste rectangle. Près de l’escalier aux pierres vieilles et usées par plusieurs générations, se trouve une fontaine en pierre datant du temps des religieux : elle manque de style architectural : c’est une masse rectangulaire et haute de près de 1m50. Elle est placée en avant du promenoir sur une petite tour en maçonnerie tronquée dans sa hauteur. Au bas de la tour se voit une gargouille ancienne.

En face de la fontaine et de la tour, le petit côté du rectangle ne possède pas d’escalier, mais le promenoir est percé d’ouvertures dans lequel se trouve quelques marches qui permettent de passer de cette cour dans celle de la maison voisine, avec sortie sur la rue Mercière. Les maisons voisines sont modernes. Pourtant le corps de bâtiments de droite contient des arcs-boutants reliant une maison basse à un bâtiment plus élevé, et, dans un des angles, une vieille tour carrée."
29/07/2020 16:47:40,29/07/2020 16:47:40,"Hôtel Dieu de la Croix","","Hôpital","Rhône (69)","Rue de l'Hôpital","","26146","26230","Grignan","","","","1106-01-01","Année confirmée, Jour et mois approximatifs","","Non renseignée","","","","","","","","","","","","","","1106","","","","","","Actuellement, une partie du bâtiment est occupée par la bibliothèque municipale.","","","",,"Changement de destination","https://patrimoine.auvergnerhonealpes.fr/dossier/hotel-dieu-de-la-croix-hopital-salle-d-asile-et-pensionnat-puis-ecole-primaire-de-filles-actuellement-poste-et-bibliotheque/f7b389db-7b36-4765-8728-8a8ae5c73ef5","","44.420087976053836","4.909965859050246","didier.cremades@univ-lyon2.fr","La bulle papale de 1106 mentionne à Grignan une maison de charité, appelée l'Aumône. Etablie hors de l'agglomération près du cimetière, et tôt disparue, elle aurait été fondée par un des Adhémar, de la famille des seigneurs de Grignan, à son retour de Terre sainte et aurait précédé la construction de la chapelle Notre-Dame-de-Beaulieu. La fondation d'un hôpital intra-muros en 1444 est due au legs d'une maison que dame Alix Auriole, veuve de Bertrand de Vesc, avait fait aménager pour cet usage. Ce premier hôpital, situé dans l'étroite rue d'Or, fonctionna jusqu'à la fin du 16e siècle. Le linteau de sa porte d'entrée conserve un écu gravé des monogrammes du Christ et de la Vierge : IHS/AM. En 1588, le recteur et les consuls décident de déplacer l'hôpital devenu insuffisant et probablement insalubre pour le village. Ils achètent à Jean Faure une maison hors les murs, avec jardin attenant, près de la porte de la Croix Blanche, qu'ils transforment pour en faire le nouvel hôpital : l'hôtel-Dieu de la Croix entre en fonction le 1er novembre 1588. Au début du 17e siècle, le bâtiment comprenait deux petits corps reliés par une galerie. En 1630, le recteur en était Louis Gaucher de Castellane-Adhémar, comte de Grignan, dont le fils François fit édifier à l'hôtel-Dieu une chapelle dédiée à saint Roch. L'établissement, qui recevait beaucoup de dons et legs, surtout de la part du seigneur et du chapitre, disposait d'importants revenus. En 1676, une réforme s'opère : un bureau y est créé, l'édifice est réaménagé et le mobilier renouvelé. Un grand bienfaiteur de l'hôtel-Dieu, le marquis du Muy, devenu comte de Grignan en 1759, y établit deux soeurs hospitalières. Au 19e siècle, l'hôtel-Dieu, appelé l'hôpital ou l'hospice, prend un nouvel essor sous l'administration du maire François Auguste Ducros, soucieux du bien public et actif bâtisseur. Les travaux d'adduction d'eau et de sa distribution à la ville, entrepris en 1840, font bénéficier l'hôpital d'une fontaine et d'un lavoir en 1842. En 1844, le maire décide de construire, au dessus d'une remise attenante à l'hospice, une salle d'asile, ouverte en 1847, et un réfectoire. Puis ce projet s'étend à la construction d'un pensionnat de jeunes filles dépendant de l'école des filles, et de 1847 à 1852, le bâtiment est complètement remanié et agrandi. La comparaison des plans cadastraux napoléonien et actuel montre les transformations : au sud-est, à la place d'une cour et annexe, un grand corps est bâti pour les locaux scolaires, au centre, un corps parallèle à la rue est démoli, faisant place à une cour plus grande, et le corps principal de l'hôpital, à l'angle nord-ouest, voit sa façade avancée, alignée au niveau du bâtiment neuf. Ces travaux sont datés et signés sur une pierre encastrée dans cette nouvelle façade : Ducros Maire 1852. Quelques marques du bâtiment antérieur subsistent dans l'élévation postérieure du corps central. L'hôpital, auquel sont attachées deux soeurs du Saint-Sacrement, est complètement séparé de l'établissement scolaire où quatre religieuses, dirigées par une supérieure, dispensent l'enseignement. En 1899, la municipalité décide de récupérer les locaux de l'hôpital pour l'école de filles, alors laïcisée, et d'en construire un nouveau plus moderne, à l'entrée ouest de l'agglomération (maison de retraite actuelle). Trois classes de filles sont aménagées dans l'hôpital, ainsi que le logement des institutrices. L'école prend fin avec la nouvelle affectation de l'édifice, projetée en 1929 ; le bureau de poste y est transféré en 1930, après des travaux effectués par Durand, architecte. L'ancienne chapelle Saint-Roch est transformée en central téléphonique. La rénovation touche probablement aussi le corps central en retrait sur la cour (balustrades en ciment). Ce corps et l'aile droite (ancienne salle d'asile et pensionnat) ont accueilli plus tard la Maison des Associations ; la bibliothèque municipale en occupe une partie depuis 1980."
04/08/2020 11:21:23,04/08/2020 11:21:23,"Hôpital Sainte-Marguerite","","Hôpital","Ille et Vilaine (35)","mairie","","35238","35000","Rennes","","","","1412-01-01","Année confirmée, Jour et mois approximatifs","","Non renseignée","","","","","","","","","Pauvres voyageurs","","","","Pouillé historique de l'archevêché de Rennes","","","","","","","","","","",,"Autres","","","48.11136175","-1.680095690915635","didier.cremades@univ-lyon2.fr","En 1412, Guillaume de la Motte, sieur de Pocé et du Maifay, fonda la chapellenie de Sainte-Marguerite et la dota de
30 liv. de rente en fiefs nobles, « ès paroisses de Saint-Mëdard, Saint-Germain-sur-îtte et de Melesse. a Le chapelain,
présente par les seigneurs du Maffay, était tenu d'abord à l'assistance perpétuelle et personnelle à toutes les heures
canoniales, diurnes et nocturnes, et même aux petites heures de la Sainte Vierge dites par le Chapitre dans la cathédrale
de Hennés; il devait, de plus, dire ou faire dire trois messes par semaine « en la chapelle du Pont-Saint-Martin, » dédiée
a sainte Marguerite. Le père du fondateur ayant ensuite augmente la fondation de son fils, ce chapelain devait en outre
dire deux autres messes chaque mois. Il jouissait d'une maison située près t'hâte! de la Trésorerie et d'une « belle juridiction
seigneuriale dans les paroisses précitées'. fi La Réformation du domaine ducal en 1455 mentionne cet
établissement sous le nom d' « hospital Sainte-Marguerite, mais il ne parait pas qu'il ait jamais eu beaucoup d'importance
ni qu'il ait eu une bien longue durée. Construit à la porte de la ville, sur le bord du chemin de Saint-Malo, ce devait être un hospice créé pour recueillir les pauvres voyageurs."""
04/08/2020 11:39:09,04/08/2020 11:39:09,"Hôpital Béchet","","Hôpital","Ille et Vilaine (35)","mairie","","35093","35800","Dinard","","","Saint-Enogat","1324-01-01","Année approximative, Jour et mois approximatifs","","Non renseignée","","","","","","","","","Pauvres voyageurs","","","","Pouillé de l'archevêché de Rennes","","","","","","","","","","",,"Autres","","","48.631634649999995","-2.054951892186634","didier.cremades@univ-lyon2.fr","Au XIIIème siècle existait à Dinart, alors simple village de la paroisse do Saint-Ënogat, un hospice connu sous le nom
d'hôpital Béchot, et destiné à recevoir les voyageurs pauvres qui passaient la Rance en cet endroit. Vers 1324, Olivier et
Geffroy de Montfort confièrent cet établissement a des religieux trinitaires."
04/08/2020 11:50:33,04/08/2020 11:50:33,"Léproserie de Saint-Lazare","","Léproserie","Ille et Vilaine (35)","mairie","","35095","35120","Dol-de-Bretagne","","","","1137-01-01","Année confirmée, Jour et mois approximatifs","","Non renseignée","","","","","","","","","Lépreux","","","","Pouillé de l'archevêché de Rennes","","","","","","","","","","",,"Autres","","","48.5489772","-1.7521005","didier.cremades@univ-lyon2.fr","Il est fait mention plusieurs fois au XIIème siècle, notamment en 1137, de la maison des lépreux de Dol. Cette léproserie
était placée sous le patronage de saint Lazare et avait dû être fondée par les évêques de Dol. Le Chapitre de cette ville se
rendait jadis processionnellement le jour Saint-Lazare à sa chapelle.
Il est probable que cette maladrerie cessa d'être nécessaire au XIVème siècle, par suite de la disparition de la lèpre à Dol,
car en 1310 l'évêque Thibaud de Moréac afféagea la maison de Saint-Lazare, « domum Sancti Lazari"" à Pierre d'Acigné,
trésorier de Dol. Dans les derniers siècles, il ne restait plus guère que le souvenir de la léproserie de Dot, la chapelle de
Saint-Lazare, dont l'évêque présentait le chapelain, et un nef appelé aussi Saint-Lazare et appartenant à la fabrique de la
cathédrale. Ce fief s'étendait dans la paroisse de Notre-Dame de Dol, au faubourg de la Chaussée, car c'était en ce quartier
que se trouvait l'établissement.
La chapelle Saint-Lazare y existe encore, quoi qu'abandonnée; c'est un rectangle reconstruit en partie au XVIIème siècle,
mais offrant quelques portions plus anciennes, notamment une jolie porte ogivale dont les voussures reposent sur d'élégantes
colonnettes. C'est à côté de cette chapelle que se trouvaient, au moyen âge, les vignes possédées à Dol par l'abbaye de la Vieuville; ce monastère partageait avec la léproserie de Saint.Lazare les terres de la Bigotiere."
04/08/2020 13:27:31,04/08/2020 13:27:31,"Maladerie de l'Abbaye","","Léproserie","Ille et Vilaine (35)","mairie","","35095","35120","Dol-de-Bretagne","","","","","Non renseignée","","Non renseignée","","","","","","","","","Lépreux","","","","Pouillé de l'archevêché de Rennes","","","","","","","","","","",,"Autres","","","48.5489772","-1.7521005","didier.cremades@univ-lyon2.fr","A l'autre extrémité do Dot, sur la route do Dinan et au-delà du faubourg do t'Abbaye-sous-Dot, se trouvent deux villages contigus appelés la Grande et la Petite- Maladrerie.
M. Gaultier-Bidan ne semble pas croire que c'eût été jamais un hôpital proprement dit; mais ce dut cependant être la
demeure de quelques lépreux. Nous en avons la preuve dans une charte du XIIIème siècle, qui mentionne une certaine lépreuse
nommée Brunette, ""Brunetta leprosa"" comme habitant alors aux environs de l'abbaye Il est d'ailleurs très vraisemblable
que le prieur de l'Abbaye-sous-Dol, indépendant du Chapitre de Dol, ait établi pour les hommes de ses fiefs une maladrerie
distincte de la léproserie de Saint-Lazare."
04/08/2020 13:34:43,04/08/2020 13:34:43,"Hôtel-Dieu de Fougères","","Hôpital","Ille et Vilaine (35)","mairie","","35115","35300","Fougères","","","","","Non renseignée","1166-01-01","Année confirmé, Jour et mois approximatifs","","","","","","","","","","","","","Pouillé de l'archevêché de Rennes","","","","","","","","","","",,"Autres","","","48.1673296","-1.3017699","didier.cremades@univ-lyon2.fr","Le premier hôpital de Fougères fut fondé au commencement du XIIème siècle par le seigneur du lieu, hors de la ville
et là où se trouvent encore les villages de l'Aumônerie et de l'Abbayette; ce dernier (abbatiola) semble occuper la place du
logement des clercs chargés de desservir tlAumôMorie.
Cet établissement parait avoir été détruit pendant la guerre de 1166, en même temps que le château et la ville de Fougères
lorsque le baron Raoul II les releva, il transféra l'hôpital dans l'enceinte même de sa nouvelle ville, près de régime
Saint-Nicolas, qui fut depuis lors afféctée à l'usage des malades."
04/08/2020 13:59:15,04/08/2020 13:59:15,"Maladrerie de la Magdeleine","","Léproserie","Ille et Vilaine (35)","mairie","","35115","35300","Fougères","","","","","Non renseignée","","Non renseignée","","","","","","","","","Lèpreux","","","","Pouillé de l'archevêché de Rennes","","","","","","","","","","",,"Autres","","","48.1673296","-1.3017699","didier.cremades@univ-lyon2.fr","La maladrerie de Fougères, destinée à recevoir les malheureux atteints de la lèpre, fut fondée par le baron Raoul II vers la fin du XIIème siècle; il l'établit à une petite distance de la ville, sur le chemin d'Igné, au lieu qui porte encore aujourd'hui le nom de la Magdeleine.
La terre do la Magdeleine, sur laquelle est bâtie la chapelle actuelle de ce nom, fut affectée à la dotation et la l'entretien
de cet asile, auquel les seigneurs de Fougères donneront aussi le devoir de coutume ainsi que le droit de foire au jour de
Sainte Magdeleine, et enfin un droit d'usage dans leur foret, consistant en 40 charretées do bois de chauffage chaque
année.
Cette léproserie fut d'abord desservie, semble-t-il, par les Chevaliers Hospitaliers de Saint-Lazare, mais ceux-ci l'abandonnèrent de bonne heure. Ils furent remplacés par un prêtre, qui prit !a nom je gouverneur et plus tard celui d'administrateur.
Ce dernier était depuis le milieu du XIVème siècle nommé alternativement par le seigneur do Fougères et par les bourgeois de cette ville. Le premier de ces administrateurs dont le nom nous est parvenu fut Martin de la Couarde, qui vivait
en 1346; le dernier fut Marc Girault, qui construisit !a chapelle actuelle de la Magdeleine en 1541."
04/08/2020 14:18:02,04/08/2020 14:18:02,"Léproserie de Saint-Lazare","","Léproserie","Ille et Vilaine (35)","mairie","","35235","35130","Rannée","","","","","Non renseignée","","Non renseignée","","","","","","","","","Lèpreux","","","","Pouillé de l'archevêché de Rennes","","","","","","","","","","",,"Autres","","","47.924362","-1.240552","didier.cremades@univ-lyon2.fr","La léproserie de Saint-Lazare, située à l'entrée du bourg de Rannée, devait remonter au temps des Croisades, et il est
probable qu'elle dut son origine à la piété charitable des barons de la Guerche. Au XVème siècte, ce n'était plus qu'un
simple bénéfice possédé par un prêtre séculier. Le 4 mars 1482, le titulaire, Olivier Guichart, rendit aveu au seigneur
de la Guerche « pour son prieuré et chapelle Saint-Lazare proche l'église de Rasnée. » On voit dans cet acte que ce
bénéfice se composait alors de la chapelle Saint-Lazare, d'une maison voisine avec son jardin, –d'une pièce de terre
appelée la pièce de Devant-la-Chapelle, – d'autres pièces de terre dites de Goupillel, d'un petit fief nommé Saint-Vincent, etc. Il était dû sur toutes ces terres 14 sols de rente féodale au baron de la Guerche.
Aujourd'hui il ne reste de l'antique léproserie de la Guerche que le nom de Saint-Lazareconservé à la maison dont nous
venons de parler, située sur la route de la Guerche."
04/08/2020 14:24:53,04/08/2020 14:24:53,"Léproserie de Hédé","","Léproserie","Ille et Vilaine (35)","mairie","","35130","35630","Hédé-Bazouges","","","","1085-01-01","Année confirmée, Jour et mois approximatifs","","Non renseignée","","","","","","","","","Lèpreux","","","","Pouillés de l'archevêché de Rennes","","","","","","","","","","",,"Autres","","","48.295382950000004","-1.8022127188968096","didier.cremades@univ-lyon2.fr","Comme tous tes seigneurs du moyen-âge, ceux de Hédé construisirent une léproserie près de leur château; elle était
située au bout de la chaussée conduisant à la forteresse de Hédé; c'est ce que nous apprend une vieille charte de l'an
1085, datée de cet endroit ""Ad caput calcedie castelli Hatduci, secus Domum leprosorum""
"
05/08/2020 11:30:24,05/08/2020 11:30:24,"Hôpital de Jouvente","","Hôpital","Ille et Vilaine (35)","mairie","","35228","35730","Pleurtuit","","","","1497-01-01","Année confirmée, Jour et mois approximatifs","","Non renseignée","","","","","","","","","","","","","Pouillé de l'archevêché de Rennes","","","","","","","","","","",,"Autres","","","48.5815","-2.05912","didier.cremades@univ-lyon2.fr","Le village de Jouvente, situé sur la rive gauche de la Rance, était au XVème siècle un port d'aumône, c'est-à-dire qu'on y passait gratuitement les voyageurs indigents, Il est même vraisemblable qu'on les y logeait pendant quelques jours, comme à Dinart et a Stablon (nunc Port-Saint-Jean).
Si la tradition locale prétendant que les Templiers ont habite jadis la paroisse de Pleurtuit est fondée, nous penserions
volontiers que leur établissement eut été à Jouvente plutôt qu'au bourg de Pleurtuit; mais nous ne pouvons rien affirmer
à cet égard. Toujours est-il qu'en 1497, Olivier de Saint-Denoual laissa par testament« S deniers au port d'aumosne de Jouvente.""
D'après quelques archéologues, la voie romaine de Corseul à Aleth traversait la Rance à Jouvente; cette voie, devenue
un grand chemin au moyen âge, avait naturellement donné naissance au petit port de Jouvente et à son établissement
hospitalier."
05/08/2020 12:02:02,05/08/2020 12:02:02,"Hôpital de Redon","","Hôpital","Ille et Vilaine (35)","mairie","","35236","35600","Redon","","","","1438-01-01","Année confirmée, Jour et mois approximatifs","","Non renseignée","","","","","","","","","","","","","","","","","","","","","","","",,"Autres","","","47.11499982620772","-1.233320658185848","didier.cremades@univ-lyon2.fr","Les religieux bénédictins de l'abbaye de Saint-Sauveur de Redon fondèrent en cette ville un hôpital dont il est fait
mention pour la première fois en 1438. A cette époque l'abhe Guillaume Chevret autorisa en cette maison l'érection
d'une chapelle dédiée à la Sainte Vierge et saint Julien; voici comment s'exprime la charte de fondation
« A la supplication et requeste des bourgeois et habitans de nostre ville et forsbourgs de Redon, disant que en nostre
ville a ung hospital et meson Dieu comancés en honneur et révérence de Nostre Seigneur et de la henoiste Vierge Marie
et de Monseigneur sainct Julian, pour loger et soutenir les povres chrétiens, quels y viennent et affluent chacun jour en
grande muttitude, auquel hospital n'a aucunes rentes ne revenus de quoi soubstenir iceux povres et faire réparations,
sinon des aumosnes d'iceux bourgeois et habitans de nostre dicto ville et forsbourgs principalement, et autres bientaicteurs
dudict hospital; et mesmes qu'il avient souventes fois que plusieurs povres malades au dict bospital y trépassent miserablemont par longues pestilances de maladies et autrement, sans ouir messes ne voir leur Saulveur le nostre Jhesuscrist,
dont est pitié; Nous qui suimes fondeur, patron et gouverneur général de ladicte meson Dieu, desirans le bien et augmentation dudict hospital et faire accomplir les oeuvres de miséricorde, aussi avec l'assentement de nosire segretain (sacristain) de nostre diet moustier et du vicaire de l'église parochiale de Nostre-Dame près Redon, aussi de la plus grande et plus saine partie des bourgeois et habitans desdictes ville et forsbonrgs, en tant que mestier en est et leur peut appartenir; Avons octroyé et par les présentes voulons et octroyons que lesdicts bourgeois et habitans de nostredicte ville et forsbourgs puissent faire ériger une chapelle de quatorze pieds de franc et un aultier (autel) seulement dedans ladicto meson Dieu, au nom de Nostre-Dame et de Monseigneur sainct Julian, afin de y faire dire et célébrer messes en faveur d'iceux povres et autres chrestiens qui auront devocion de visiter ledict hospital.
D'après D. Jausions, l'hôpital de Redon existait déjà depuis longtemps lorsque l'abbé Guillaume Chèvrel permit ainsi aux
bourgeois d'y construire une chapelle. La cause qui s'était opposée jusqu'alors fit l'érection de ce sanctuaire était, dit cet
autour, dit cet auteur, de savoir a qui appartiendraient les oblations qu'on y ferait renviendraient-elles au vicaire perpétuel
de Notre-Dame comme faites dans une chapelle bâtie sur cette paroisse, ou au sacristain de l'abbaye, représentant les religieux, recteurs primitifs du territoire? « Des prétentions s'élevaient des deux côtés. L'abbé Guillaume, comme on le voit
par la teneur de l'acte dont nous venons de citer un fragment, tranche la question pendante entre le sacristain et le
vicaire. Agissant comme seigneur spirituel et temporel de Redon, il autorise l'érection de la chapelle; et se portant,
avec tout le couvent de l'abbaye, comme fondateur de l'hospice, il décide que tes oblations faites dans cette chapelle
profiteront aux pauvres eux-mêmes, dans une certaine limite, au delà de laquelle il fait ses réserves, comme tout donateur
a le droit de les faire en octroyant un don. C'est ce que nous apprend la suite de la charte précitée 
Et, en oultre, pour les charges y appartenante seoustenir, avons ordonne et ordonnons, assemblament et d'assentement, que toutes les oblations par deniers, au cas que ne excéderont 10 liv. monnoye par an, avec toutes autres revenues données ou à donner audict hospital, en faveur desdieta povres; et au cas que lesdictes oblations par deniers excedera ront plus de 10 liv. monnoye par au, Nous en pourous du surplus, nous et nos successeurs, disposer et ordonner ainsi que bon nous semblera. Et icellos oblations par deniers seront mises en troncs, bouestes ou en l'aultier; on aura trois clefs, dont Nous et nosdicts successeurs auront l'une, le garde et gouverneur dudict hospital l'autre, et un des bourgeois de nostre ville la tierce, par nostre ordonnance; lequel gouverneur sera tenu de compter par chacun an de toutes les revenues dudict hospital devant Nous et nos successeurs commis et députez.
Outre le bienfait de la fondation première, qui avait consiste sans doute dans la concession des terrains et bâtiments de
l'hospice, construit près l'une des portes de l'abbaye, dans la ruelle des Chambots; outre la nouvelle source de revenus
qu'ils ouvraient en permettant l'érection d'une chapelle où se feraient des oblations, les religieux de l'abbaye contribuaient
directement chaque année à l'approvisionnement de l'hopital.
On lit dans les Aveux rendus par les administrateurs de l'hospice, qui fournissent la déclaration des biens et rentes
de cet établissement, que « lesdits religieux doivent, chacun « an, audit hospital, douze tonneaux de bled seigle et un
cochon gras aux termes ordinaires"", c'est à dire aux approches du carnaval.  L'aumonier do l'abbaye devait aussi soixante mines de seigle, a par an, à l'hospice, à prendre sur les prieurés de Marsac et de Macerac, et ce « la raison de la cérémonie du lavement des pieds du Jeudy Saint.
De plus, les religieux devaient donner tous les jours les reliefs de leur table et la portion des absents à la porte du
monastère ou bien à l'hôpital. Comme le nombre des moine de Redon fut longtemps très considérable, ce genre d'aumone
fut. d'une certaine importance pour l'hospice, en sorte que les administrateurs exigèrent plusieurs fois la continuation de
cette forme de secours."
08/08/2020 18:00:46,08/08/2020 18:00:46,"hôpital ","Hôpital de la Charité","Hôpital","Aude (11)","rue de la République","","","11160","Rieux-Minervois","","","","","","","","","","","","","","","oui","","","oui","","","","","","","","oui","habitation privée","","","",,"Changement de destination","","","43.2824427","2.5869734","didier.cremades@univ-lyon2.fr","mentions 1391-1793"
08/08/2020 18:11:18,08/08/2020 18:11:18,"Chapelle Saint-Michel","","Hôpital","Aude (11)","route de Carcassonne","","","11200","Homps","","","","","","","","","","","","","","","oui","","","","","","","","","","","","","","","",,"Classement Monuments Historiques","","","43.26670632323062","2.7201241012168165","didier.cremades@univ-lyon2.fr","la chapelle du XI ième siècle,bâtie par  l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem servait d'hôpital aux pèlerins"
19/08/2020 15:06:57,19/08/2020 15:06:57,"Hôpital Saint-Marcoul","","Hôpital","Aisne (02)","Rue de la Chaussée","","","02820","Corbény","Laon","Neufchâtel-sur-Aisne","Saint Quentin de Corbény","898-01-01","Année approximative, Jour et mois approximatifs","","Non renseignée","","","","","Aucun vestige","","","","Pauvres et pélerins","","","","","","","","","","","","","","",,"Inexistant","","D. (2015). Les Hopitaux de Picardie : Du Moyen-Age a la Révolution (French Edition) (1re éd.). ENCRAGE DISTRIB.","49.4633348","3.8212485","didier.cremades@univ-lyon2.fr","L'hôpital de Corbény fut d'abord un service du prieuré bénédictin Saint-Marcoul. Ce dernier fut fondé comme monastère en 898-907 dans la chapelle du palais du roi Charles le Simple par les moines de Nanteuil en Contentin (actuel Saint-Marcoul) qui fuyaient les Vikings et avaient transporté les reliques de saint Marcoul avec eux. En 918, le roi donna ce monastère au monastère Saint-Rémi de Reims qui en fit un prieuré dans sa dépendance jusqu'à la Révolution."
21/09/2020 13:32:59,21/09/2020 13:32:59,"Abbaye de Mormant","","Hôpital","Haute-Marne (52)","mairie","","","52210","Leffonds","","","","","","","","","","","","","","","","","","","","","","","","","","","","","","",,"Bâtiment en ruines","","","47.9706977","5.1657591","didier.cremades@univ-lyon2.fr","Située le long de la voie romaine menant de Langres à Reims, la maison-Dieu de Mormant reçoit dès son origine une vocation de maison hospitalière, assurant le relais indispensable aux ""passants"" sur une route très fréquentée.

On ignore la date de fondation de la Maison-Dieu ; les deux premières mentions datent de 1121 : dans un premier acte l’évêque de Langres confirme les possessions de l’hôpital de Grosse-Sauve, il indique parmi les témoins "" Hubertus fundator Mormenti "" ; dans un second acte, établi également par l’évêque de Langres, ce dernier notifie la donation faite à la Maison-Dieu de Mormant par Simon 1er, seigneur de Broyes et de Châteauvillain, pour compléter celle de son père Hugues à Herbert, fondateur de cet hôpital.

Gérée à l’origine par des frères obéissant à la règle de St Augustin, et assistés de convers, Mormant reçoit de nombreuses donations de seigneurs laïques et s’agrandit par acquisition.
Vers 1200-1225 l’évêque de Langres cède aux Hospitaliers de St-Jean de Jérusalem l’hôpital. Devant l’opposition du chapitre de Langres et le maître de la Maison-Dieu ayant porté l ‘affaire en cour de Rome, la cession fut annulée le 16 septembre 1227 par le pape Grégoire IX. L’établissement reprend sa règle antérieure sous la dénomination "" Hôpital Saint-Nicolas "".
En 1300, dans un esprit de réforme, le pape Boniface VIII donne aux Templiers, l’abbaye "" ruinée par la négligence et l’incurie de ses abbés et chanoines "". Ces derniers conserveront Mormant jusqu’à la dissolution de l’ordre en 1314.
Les Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem recueillent les biens des Templiers ; résidant dans un premier temps à Leffonds-le-Haut, ils regagnent Mormant au XVI°s et font des aménagements : construction des cellules, fresque, enceinte extérieure, maison-forte, canonnières percées dans un mur de l’hôpital…
En 1772-1775 l’Ordre de Malte divise les biens de la commanderie, et en 1796 le domaine est vendu en plusieurs lots."
04/11/2020 15:35:08,04/11/2020 15:35:08,"Hôpital Saint Martin - Gap","","Hôpital","Hautes-Alpes (05)","mairie","","","05000","Gap","","","","","Non renseignée","","Non renseignée","","","","","","","","","","","","","","","","","","","","","","","",,"Autres","","Origine des Chevaliers de Malte et rôle des donations de la Commanderie de Gap (XI-XIIe siècles) / par l'abbé P. Guillaume","","","didier.cremades@univ-lyon2.fr","Etudes à réaliser suite à cette mention."
25/11/2020 10:39:50,25/11/2020 10:39:50,"Maison de l'Aumône - Vienne","Deviendra Hôpital Saint-Paul et Grand Hôtel-Dieu","Hôpital","Isère (38)","Rue Henri Jacquier","","38544","38200","Vienne","","","","","","","","Intramuros de l'enceinte médiévale à l'Est de la Cathédrale Saint-Maurice","","Jardin Archéologique communal","","","","","","","","","","","","","","","","","","","","","MaisonDeLAumoneVienne_img_20201125_0002.jpg","Autres","","","45.523924","4.875794","didier.cremades@univ-lyon2.fr","Fondé par l'Archevêque Léger au XI ème siècle, cet établissement fut le premier hôpital de la commune de Vienne. Il deviendra Hôpital Saint-Paul et le Grand Hôtel-Dieu."
25/11/2020 10:57:12,25/11/2020 10:57:12,"Hôpital du Pont du Rhône","","Hôpital","Isère (38)","Rue de Bourgogne","","38544","38200","Vienne","","","","","","","","Entre le Rhône et la Cathédrale Saint-Maurice","","","","","","","","","","","","","","","","","","","","","","","HopitalDuPontDuRhone_img_20201125_0002.jpg","Autres","","","45.52457023152074","4.872350844661746","didier.cremades@univ-lyon2.fr","Fondé au XIII ème par Jean de Bernin, appelé aussi Jehan de Bernin, est archevêque de Vienne et légat du pape."

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