Hôtel-Dieu de Bruyères

Type d'Etablissement : Hôpital
Département : Aisne (02)
Adresse postale : Rue des Etuves
Code postal : 02860
Ville : Bruyères-et-Montbérault
Ancien diocèse : Laon
Doyenné : Notre-Dame de Bruyères
Ancienne paroisse : Notre-Dame de Bruyères
Date de première mention : 01.01.1195
Certitude des dates de 1ère mention : Année confirmée, Jour et mois approximatifs
Date de dernière mention : 01.01.1894
Certitude des dates de dernière mention : Année confirmé, Jour et mois approximatifs
Localisation sur le terrain : A l'angle de la rue de la porte-de-Reims et de la rue des Etuves (emplacement de l'actuelle pharmacie)
Description des vestiges : Aucun vestige.
Population de l'établissement : Pestiférés
Etat du bâti : Inexistant
Bibliographie : Dinet-Lecomte Marie-Claude et Montaubin Pascal Les hôpitaux de Picardie du Moyen Âge à la Révolution, Amiens, Encrage, 2014.
Commentaires : Fondation sur l'initiative des notables locaux à la fin du XIIème siècle. Une commission fut créée pour récolter les dons. Elle se composait de Clarembaud II, maire de la commune, de Jean Noveschère son adjoint ou lieutenant, du doyen de la paroisse, d'Arnoud des Montagnes, religieux du monastère du Colinet, d'Evenimard de Chevregny et le Soissonnais, et rassemblèrent les sommes nécessaires en quelques mois. Inauguration en 1195 sous les hospices de l'évêque de Laon, Roger de Rozoy, avec la participation du chapitre de Laon, du clergé de la paroisse et des environs. Le marie de Bruyères, les seigneurs de Monchâlons, de Parfondru, de Monampteuil, de Laval, de Chevregny, d'Urcel et de Chaillevois,... étaient présents.
Construit en dehors des fortifications, il se composait d'un rez de chaussée avec une chapelle éclairée par deux fenêtres en ogive, l'une donnant sur la rue des étuves, l'autre sur la rue Porte-de-Reims, et une salle pour les malades. Des cellules furent ajoutées par la suite pour accueillir les personnes atteintes de la peste. A l'étage deux salles, l'une pour les religieuses et l'autre pour les convalescents et au dessus, sur toute la surface, un grenier. De chaque côté du portail, deux statues détruites, détruites à la révolution. A l'arrière du bâtiment, une cour communiquait avec les Hauts-Monts, les vastes jardins dits des Normands et la prairie des Chanteraines.