Hôtel-Dieu Saint-Antoine

Type d'Etablissement : Hôpital
Département : Oise (60)
Adresse postale : 3, rue Sadi Carnot
Code postal : 60240
Ville : Chaumont-en-Vexin
Ancien diocèse : Rouen
Doyenné : Chaumont-en-Vexin
Ancienne paroisse : Laillerie
Date de première mention : 27.08.1204
Certitude des dates de 1ère mention : Année confirmée, Jour et mois confirmés
Certitude des dates de dernière mention : Non renseignée
Localisation sur le terrain : Faubourg de Laillerie, le long de la route de Paris
Description des vestiges : Détruit première moitié du XIXème siècle
Première reconnaissance ecclésiastique : Acte de Gautier, archevêque de Rouen le 27/08/1204
Etat du bâti : Inexistant
Bibliographie : Dinet-Lecomte Marie-Claude et Montaubin Pascal Les hôpitaux de Picardie du Moyen Âge à la Révolution, Amiens, Encrage, 2014.
Commentaires : L'hôpital historique de Chaumont se trouvait dans le un faubourg de Laillerie, le long de de Rouen la route de Paris Attesté dans un acte le 27/08/1204 qui tranche un litige entre le prieur de Laillerie et le chapelain art et les frères de l'hôpital d'autre part au sujet de la chapelle hospitalière. Il fut décidé que l'hôpital avait le droit de posséder une chapelle (qui fut dédiée patron de la paroisse, et devait respecter les droits de la paroisse.

Cette chapelle n'avait ni cloche, ni cimetière et on devait pas en sortir pour organiser des procession; en revanche, les frères de l'hôpital en choisissaient le chapelain ; la chapelle percevait intégralement ses oblations et les legs en sa faveur et demeurait immune face à toute pension. Toutefois, le curé de la paroisse visitait les malades, écoutait leurs confessions et donnait le viatique si nécessaire. Lors d'un décès à l'hôpital, le chapelain de l'hôpital y célébrait la messe la pour les défunts, puis les frères transportaient le corps jusqu'à l'église de Laillerie, où le curé disait à son tour la messe pour le défunt et lui donnait une sépulture. La sonnerie des cloches des moines à cette occasion était réalisée gratuitement.
L'archevêque de Rouen conserva sa juridiction sur l'Hôtel-Dieu mais il dut la défendre à plusieurs reprises face entre autres au Grand Aumônier de France en 1544 (car le roi était comte de Chaumont). Les visites pastorales étaient réalisées par l'archidiacre au nom de l'archevêque, ainsi le 16 septembre et le 20 novembre 1254. Son rapport précise à cette époque que le prêtre-chapelain n'avait pas la cure des frères de l'hôpital ; il partageait en revanche leurs repas et les frères lui fournissaient le nécessaire pour vivre. L'établissement disposait de moyens modestes : il possédait 80 jugères de terres, 9 vaches, 140 moutons, 240 béliers, 6 chevaux, 20 porcs. Ses revenus s'élevaient à 50 sous parisis, mais il avait 12 livres parisis de dettes. La laine de ses moutons lui rapportait 35 livres parisis par an.Il percevait 2 muids de blé chaque année sur un moulin sis Chaumont.
L'archevêque avait donné ordre à Guillaume, prêtre de cette maison, de rendre compte aux frères des dépenses et recettes et des biens de l'établissement, en présence du curé et du maire de Chaumont, afin qu'il n'oublie pas. L'hôpital entretenait 3 à 4 lits pour les pauvres passants en 1513-1550 et il semble que 3 frères hospitaliers y résidaient.